KERI HILSON A BABI

Vrai vrai là, avant que les gens aient tickets gratos pour aller voir concert de Keri Hilson le 26 nov dernier, combien de personnes en Côte d’ivoire savaient ce qu’elle chantait??????
Ou bien c’est parce que c’est une « Américaine »?????
Tchê moi je la vois en yougouyougou de chanteurs amerlocs dè!!! Mais comme on aime la fripe ici, ça se comprend! Loool!
Ivoiriens vraiment V.I. va vous kill un jour!!!
En tout cas moi je fais RIEN avec KERI HILSON!! Je ne vais jamais acheter son CD (est-ce qu’elle a CD même??? Loool!), ni télécharger sa chanson pour écouter!!
On a vu les promoteurs ici avec Aboutou Roots, c’est pas leur cachet en FCFA là qu’ils ne pouvaient pas assumer, pourtant…tchrrrooooooouuu!

Moi j’attends les concerts de Manu Gallo, Dobet Gnahoret ou du groupe Yakomin (cet extraordinaire groupe de musiciens sortis de l’INSAAC qui méritent largement une promo à la miss Keri!!).

NB: En toute franchise, je trouve quand même intéressant qu’il y ait de plus en plus de concerts de « stars » étrangères dans ce pays, mais fiers ivoiriens, pensez aussi à promouvoir le meilleur de votre culture musical…

LA FILLE FACILE

A trente ans plus que révolus, les gens disaient d’elle qu’elle était une fille bien, sérieuse, intelligente, à la beauté certaine mais discrète, un job épanouissant… Mais pour l’heure, la seule chose qui manquait à sa vie c’était un homme, un vrai, pas un de ces éphémères, qui n’hésiterait pas à prouver sa lâcheté le moment venu.

Pourtant, elle en avait fait des rencontres, toutes s’étant soldées par une séparation brutale ! Même les fois où elle y avait cru de toutes ses forces, la chance lui avait fait un grand pied de nez par surprise et cela s’était généralement terminé par cette phrase de rupture universellement masculine :

Tu es une femme bien, mais tu mérites mieux que moi…

Eh merde !!! De quel mérite parlaient-ils tous ??? Du plouc, à qui elle avait quand même donné sa chance, au gendre idéal, tous lui avaient sorti, à un moment donné, ce refrain aux effets de tsunami.

Il est vrai que son fort tempérament et son côté « femme indépendante » lui étaient parfois préjudiciables et faisaient hésiter les hommes à s’approcher d’elle. Mais elle faisait un effort immense pour mettre beaucoup d’eau dans mon vin lorsqu’elle vivait sa relation d’amour, celle qu’elle croyait, à chaque fois, être la bonne et qui finissait comme les précédentes par se solder en cuisants échecs !

Personne dans son entourage ne comprenait pourquoi, à son âge, une fille comme elle, avec autant de qualités, n’était pas encore casée. D’aucuns murmuraient quelle devait certainement être trop compliquée, peut-être un peu trop exigeante, trop à la recherche de ce prince charmant qui n’avait existé que dans les vieux contes de fées ; trop trop…

Ces jugements qu’elle ne prenait pas au départ au sérieux l’horripilaient de plus en plus ! Qu’est-ce qu’ils en savaient eux de sa vie ??

Parfois elle se demandait ce que voulaient vraiment les hommes… Et dans ces moments là c’est à Ophélie son amie d’enfance qu’elle pensait. Une vraie fille facile ! Déjà à la grande section de la maternelle elle vendait ses charmes au plus offrant pour des bonbons ou des gâteaux et tous les garçonnets de la classe étaient prêts à se damner pour elle, tout simplement pour être à ses côtés l’heure de la récréation venue.

Ophélie Djandjou, comme elle l’avait surnommée, avait aujourd’hui des tas de magasins de prêt-à-porter à travers la ville et habitait une des ses châteaux-villas, destinées aux nouveaux riches et qui poussaient de plus en plus sur la Riviera. Grâce à ses nombreux prétendants et amants, tous prêts à l’épouser si elle le désirait ou à divorcer pour ne se consacrer qu’à elle, Ophélie faisait le tour du monde en première classe, telle une véritable businesswoman. En réalité, elle n’avait rien à envier à ses copines qui avaient fait des études supérieures et qui s’échinaient à la tâche à coup de réunions et autres bilans de performances mensuelles, elles qui ne pouvaient s’accorder un répit que 30 jours dans l’année…

Elle n’était pas jalouse d’Ophélie Djandjou, et reconnaissait même que la nature lui avait tout donné : une beauté envoutante, les traits fins, la silhouette parfaite, le mètre mannequin, le sourire magnétiseur… Dès son plus jeune âge, elle avait compris qu’il ne lui servirait à rien de faire des longues études pour réussir. Sa réussite à elle passerait par les hommes. Et aujourd’hui, on ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas atteint son objectif ! Ophélie n’avait pas d’égale pour faire plier le plus coriace des radins ou pour ramollir n’importe quel cœur de pierre.

Malgré toutes les mises en garde qu’elle lui avait faites sur sa vie débridée et sa manière de se comporter avec les hommes, Ophélie lui avait toujours répondu que ce n’était ni sa beauté, ni sa taille de guêpe, ni ses tenues affriolantes qui retenaient autant d’hommes sous son emprise. Son secret, lui répétait-elle, c’était le mystère. Pour elle, une femme ne devait au grand jamais s’ouvrir à un homme tant qu’elle n’avait pas obtenu ce qu’elle voulait, au risque qu’il lui échappe et prenne la tangente.

Elle n’était pas d’accord avec son amie et avait la ferme conviction que si celle-ci parvenait à tourner la tête à autant d’hommes, c’était simplement parce que la gente masculine en général se contentait bien souvent de la carrosserie, sans se préoccuper de l’intérieur. En gros une soit belle et tais toi avait plus de chance de faire chavirer le cœur d’un homme.

Or, elle avait toujours privilégié la franchise dans ses relations. Cultiver le mystère serait une manière de mentir à l’autre et ça elle ne pouvait le tolérer.

C’est de cette manière qu’elle s’était investie dans ses relations avec Pierre, Paul, Jacques et autres : en étant entière et en ne recherchant que l’amour et la confiance mutuelle…Mais c’est aussi dans ces conditions que tous ces hommes l’avaient larguée.

(…)

Ce matin Malika s’était rendue chez son « gynépsy préféré », elle appelait son gynécologue ainsi parce qu’il n’hésitait jamais à prendre le masque du psychologue quand elle en avait besoin.

Encore une fois, elle lui avait parlé de ses déboires amoureux, de cet autre mec qui se défilait alors que tout semblait bien se passer, des appels qu’il ne décrochait plus, des sms sans réponses, de sa voix insensiblement froide et de son regard absent quand il daignait lui accorder quelques secondes de son précieux temps d’homme d’affaires toujours en mouvement.

Son gynéco la regardait alors avec la tendresse d’un père en se disant en son for intérieur : –La pauvre bichette, des hommes différents mais toujours les mêmes problèmes…

Il la fixa droit dans les yeux et lui lança :

Ma chère Malika, tu es belle et intelligente, mais c’est triste à dire : tu n’as vraiment rien compris à la psychologie masculine !!!

Ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait un discours sur la mentalité des hommes, au demeurant à l’opposé de celle des femmes, sur le blablabla au sujet de l’homme qui venait de Mars et la femme de Venus, mais cette fois elle l’avait reçu cette réflexion comme une claque violente en plein visage !

Le médecin continua :

Tu es trop sensible, tu te donnes trop et les hommes le comprennent assez vite, et alors tu ne deviens plus un enjeu pour eux. Cultive le mystère, fais-toi désirer. Désormais, même si tu brûles d’envie de voir ton mec, rejette de temps en temps ses invitations, fais toi distante, fais lui comprendre que même sans lui tu as une vie… Tu verras le résultat, tous les hommes sont pareils ! Nous n’aimons pas la facilité…et on revient toujours à la charge lorsqu’il y a un obstacle devant nous !

Malika ne l’écoutait plus. Elle était désemparée ! Comment changer sa nature, juste pour garder un homme ??? Plein de choses défilaient dans sa tête. Elle entendait Jérôme, un des ses ex, lui dire qu’une femme ne pourrait jamais le changer, c’était à prendre ou à laisser ! Elle voyait Marc se faire agneau quand il avait besoin d’argent et disparaitre ensuite dans la nature sans donner signe de vie, jusqu’à ce que son escarcelle se vide et qu’il se rappelle qu’il l’aimait de tout son cœur ; le même Marc qui lui chantait à tout-va que l’amour ne s’achetait pas…A quel jeu jouait-il ?? Elle voyait encore Eric et les fraîches « mistinguettes » avec qui il sortait parfois les soirs, et qui, comme par hasard, n’étaient justes que ses cousines. Elle constatait son impuissance à chaque tromperie, chaque mensonge, sa volonté de surmonter l’orage, quand de toute évidence l’autre lui avait déjà lâché la main…

Au final, elle s’était énormément sacrifiée pour les hommes sans rien recevoir en retour, même pas une once de sincérité ou d’amour… La réciprocité des sentiments, elle ne l’avait quasiment pas connue… Son véritable point faible se trouvait dans le fait que lorsqu’elle aimait elle baissait la garde, aveuglée par l’amour et là aucun signal d’alerte ne pouvait la détourner de sa vision idyllique…

Aujourd’hui, couchée dans ce divan, elle avait honte de sa facilité à aimer, sa facilité, à chaque fois s’investir dans une nouvelle relation. Même la passion, elle l’avait facile, ce qui l’emmenait à facilement s’inquiéter pour l’autre, facilement s’accrocher quand de toute évidence il n’y mettait plus du sien. Elle avait eu pour tous ces hommes une facilité à les aider, à tolérer leurs incartades, à pardonner, à même justifier leur mépris à son égard…

A la fin de chaque histoire, elle se promettait de ne pas tomber dans le même panneau, en faisant son possible pour ne pas rencontrer le même type d’hommes. Pourtant, jusqu’à présent, le résultat avait toujours été le même. Le fiasco total !

Qu’est-ce qui clochait autant chez elle ???

Aaah la vache !!! Elle venait à peine de réaliser que depuis ces longues années c’était bien elle la fille facile !

Elle remercia son médecin, et dès qu’elle franchit sa porte, lança un appel à Ophélie :

Ma chérie comment vas-tu ?? J’ai besoin de quelques conseils…

TELEPHONE PORTABLE

Hum taxi en commun, on entend tout dedans!
Ce matin, le mec assis devant moi, au téléphone: – j’espère que tu n’as pas porté le petit caleçon là hein…???
Hééé djah! Mais, nous on n’a qu’à faire quoi avec caleçon de son interlocuteur là??? Nos oreilles ooh!
Gros éclat de rire intérieur!

Quelle suite donner à cette conversation????
Jusqu’à destination, nous n’avons pas pu savoir le pourquoi du comment… Et moi dans la tête, je n’ai pas arrêté de faire le lien avec « Le Petit Chaperon Rouge »…Et si c’était un petit caleçon rouge??? Ptdrrrrrrr

Au final, il y a du bon d’avoir une voiture en panne, ça sert à faire des rencontres insolites…et surtout à entendre tout et n’importe quoi!!

E-CRIS de GUERRE…Entre humour et ironie…

Ce matin j’ai assisté aux obsèques de la femme d’un ami, qui était également de la même promotion de lycée que moi…Elle est partie, emportant dans ses entrailles le bébé que son époux et elle étaient impatients d’accueillir… A peine 2 ans qu’ils s’étaient mariés, leur union avait été consolidée par la naissance d’une jolie petite fille… Ce décès, personne ne s’y attendait… Si jeune!!! La mort ne prévient pas…
Que la vie nous parait courte dans ces moments là!

Durant la crise post-électorale, toutes les personnes qui se trouvaient sur le territoire ivoirien, ont pu davantage prendre conscience de la valeur de cette vie à laquelle, nous mortels, tentons de nous accrocher de toutes nos forces…

Le seul moyen de tenir face à l’incompréhensible était pour moi de continuer d’avoir ce regard certes ironique mais toujours teinté d’humour…Une vision impartiale, au delà de tout débat politique, de tout propos partisan… Juste un œil humain face à une situation particulière…
Ces écrits, ces cris, je les avais partagés, en temps réel, avec mes amis sur un des réseaux sociaux…
Personnellement sans l’internet, je n’aurai pas survécu à cette crise… ECRIRE POUR SUPPORTER, ECRIRE POUR OUBLIER!
La politique n’a jamais été ma tasse de thé…Le sarcasme parfois!! lol!

La crise est derrière… Je souhaite à tous les ivoiriens d’enfin dépasser les clivages ethniques et politiques (c’est pas gagné), de panser leurs blessures pour faire avancer ce beau pays & surtout pour que jamais pareille connerie ne se reproduise!!

YA PAS QUE LA POLITIQUE DANS LA VIE!! LA VIE EST COURTE!

No explain, no complain…Viva la res publica!!

Vendredi 25 février 2011, 20:32

Départ maison 16h30 : je vais chercher ma mère bloquée quelque part en bordure de lagune ébrié…

A peine ai-je fait 50 mètres, qu’un groupe de 4 personnes m’interpelle d’un ton autoritaire:
– Garez-vous! vous devez passer au scanner!!!
C’est quelle affaire de scanner encore ça?? Un peu surprise par l’injonction, je demande poliment :
– euh monsieur pourrais-je savoir qui vous êtes??
Effet de tonnerre immédiat: -Tu veux savoir qui nous sommes pour quoi??? On va casser ta voiture tu vas savoir qui on est!!! Nous ne sommes pas à abobo ici hein!!! Ne fais pas ta maligne et fais toi contrôler…
J’obtempère à contre-cœur en me disant intérieurement que c’est vraiment dommage que le mépris ait pris le dessus dans ce pays…

Quelques petits mètres plus loin: rebelote… Huuuuuum elle est pas belle la vie??

Plus loin: la même chose…
La remarque que je fais c’est qu’à chaque fois il y a un des jeunes qui me sort:
– ééééh la tantie choco (la vieille mère, maman etc…) on fait ça pour vous ooh… faut « sciencer » sur nous!!!
Quoi??? Scien… quoi??? Ooh les gars faut pas abuser là!!! Faites déjà ce que vous pouvez en outrepassant les règles minimales de bienséance, mais n’en rajoutez pas avec du racket!!
Du coup aucune « science » pour ma part…

Après le 6ème barrage, j’aperçois (au niveau de la clôture de la caisse nationale de prévoyance sociale) un corps humain en putréfaction…bien enflé (à la limite de l’explosion), que les badauds courent regarder de plus près… Avec la situation, on a tous fini par être nécrophiles… (A mon retour ce corps aura été déplacé en bordure de route… c’est pour mieux te voir mon cadavre!! Huuum, « codivoire » yako!)

Au 7ème barrage (j’ai les nerfs… suis au niveau du quartier Koweït), lasse de descendre à chaque fois, je lance:
– le coffre est ouvert!
Un des gars prend la mouche pour je ne sais quelle raison et me demande de descendre du véhicule:
– celle là même elle croit quoi!!??? Si tu fais tu vas passer 1 heure ici et puis ya rien!!! On va brûler ta voiture et puis ça va pas aller quelque part!!!
A quelques mètres je vois les débris d’un pare-brise… bah un avant moi a été servi on dirait…
Les mecs ont mis la voiture sens dessus-dessous, ont démonté tous mes sièges (sans les remettre en place ensuite…glurrpssss)…
Suis restée de marbre et ils m’ont laissée partir… C’est l’homme qui a peur sinon ya foye non??? Nous tous on est devenu cabri mort!!!

200 m plus tard 8ème barrage (j’ai plus que les boules là!!)… Un des jeunes « fouilleurs » me regarde d’un air compatissant (mouais…à ce moment là c’est lui le bon dieu qui te donne l’absolution) et crie à un de ses collègues plus loin:
– laisse passer la tantie choco, elle est ivoirienne, elle n’est pas RDR! (!!!???????).
Hein? Comment a t-il pu déduire tout ça?? En me scannant à vu d’oeil???

J’avance, mais je me fais quand même fouiller…Suis une habituée depuis les 7 premiers barrages…

Au 9ème barrage j’ai un fou rire! J’aperçois un jeune qui crie fermement à ses acolytes:
– Eééh vous là on ne prend pas d’argent aux gens hein!!!!
Mais le plus drôle c’est que sur le t-shirt vert qu’il porte fièrement, sont inscrits en lettres dorés: I NEED MORE MONEY AND MORE POWER! Mouais faut savoir ce qu’il veut le gars!! Looool!

10ème barrage: j’ai mon agrégation de personne fouillée… tout me glisse dessus…Mais je ne puis m’empêcher de lancer quelques piques à ceux qui à mes yeux ne représentent point l’ordre et la sécurité qu’ils prétendre préserver… (Ça n’engage que moi)…

J’arrive à retrouver ma chère mère et la préviens déjà que le retour sera super fun… Effectivement les mêmes ingrédients de l’aller nous attendent au retour… avec en plus un gbaka et une voiture brûlés rajoutés au décor…

A un des derniers barrages, un des gars nous dit de partir sans nous contrôler!! Aussitôt, un de ses amis lui crie:
– Ya femme rebelle aussi dè!!!!
OMG!! What’s that hell!???
Et puis faut avoir un peu de jugeote tchê!! Vous aussi, pourquoi quelqu’un mettrait des armes dans son véhicule, dans un contexte où il sait qu’il ya des fouilles systématiques!!??? Tssss! Même le plus con des kamikazes sait qu’il n’a pas intérêt à se trouver dans une situation pareille..
A ce moment là j’ai comme une envie d’imiter notre cher Momo B.!! Et si moi aussi je déclenchais la révolution??? Cap ou pas cap… malheureusement, en ce moment, le seul sacrifice que j’ai pu faire tout courage réuni, c’est celui de mes cheveux….
Allons enfants de la patrieeeeeeeeeeee…euhh… non, pour nous c’est plutôt salut ô terre de…oups… l »espérance est en souffrance là…

Arrivée à la maison: 18h45… Pour un trajet qui en temps normal ferait 45 min maxi A-R, ça m’en a fait un corps complètement ankylosé et une frustration extrême…

Ce que je retiens c’est que la chère « codivoire » va plus que mal, que n’importe qui fait la loi impunément, qu’on se méfie de tout le monde, qu’on s’entretue sans plus rien comprendre…

Et puis alors pourquoi les personnes à pied n’ont pas été fouillées?? La fête aurait été plus complète non???

Et vu qu’à aucun moment les chers fouilleurs n’ont osé décliner leur identité ou leur statut… Je ne sais toujours pas qui ils sont…

Je n’y comprends certainement pas grand chose à la politique de ce cher pays…mais un constat est flagrant: une grosse partie de notre jeunesse à faim!!! Aucun avenir à l’horizon, sont prêts à tout pour garantir leur plat de garba journalier… Même à mépriser leurs frères, leurs sœurs, leurs mères…

Nul guerre n’est juste, mais ayons à l’esprit qu’au delà de nos antagonismes politiques, nous sommes d’abord des frères!

Message à certains amis de la diaspora

Lundi 4 avril 2011, 10:40

Pour la plupart, quand vous quittiez le pays vous aller vous chercher derrière l’eau, les notions de lmp et rhdp n’existaient pas, ce n’était pas un problème pour vous d’avoir des amis fpi, rdr, pdci, côcôti ou que sais-je encore…
Alors qu’est-ce qui ne marche pas chez vous aujourd’hui?
Beaucoup d’entre vous ne sont pas revenus au pays depuis plusieurs années, 10, 15 ans parfois… pourtant c’est vous qui nous donnez des infos en temps plus que réel, ultra partisannes, souvent remplies de haine…
Nous qui subissons le problème en temps et en balles très réels, nous vous supplions d’avoir un peu de respect à notre égard!
J’aurai trouvé louable que de tous bords vous vous associez en « diaspori » là bas, pour réfléchir sur la paix dans ce pays que nous aimons tous…
Pendant que vous êtes à fond dans les stratégies d’attaque et autres prophéties, les problèmes humanitaires n’attendent pas!!
C’est vrai, les méchants blancs ont tout fait pour bloquer nos médicaments, l’air qu’on respire etc… Mais que faites-vous les gentils noirs qui vivez chez eux?
De grâce ayiez la décence de nous respecter un peu!
Vos opinions politiques je les respecte…mais du haut de mon esprit de sous-développée, je pense que de vos différents au-delà votre rôle devrait être plus positif que ce que je constate jusqu’alors…

J’en profite pour remercier tous ceux qui, sur place, coordonnent des chaines de soutien et d’entraide…apolitiques! Eux, sont sur terrain!!

TOUT CECI N’ENGAGE BIEN SÛR QUE MOI. PAIX EN CÔTE D’IVOIRE!

L’ennemi venait d’ailleurs, L’ennemi c’est nous!

Mercredi 6 avril 2011, 09:26

Désormais les fameux barrages sont déserts… L’ennemi vient d’ailleurs, L’ennemi est plus grand!
Mais au fond nous avons favorisé tout ce qui nous arrive… Nous étions ennemis les uns des autres, sans prendre garde à la charogne qui s’en délectait d’avance…
Or il n’était point besoin de prophétie…tout cela étant bien prévisible!
Comment allons-nous panser nos blessures? Redeviendrons-nous des frères unis un jour?
Côte d’ivoire ou comment l’égoïsme de 2 enfants du pays nous a menés au calvaire…
La reconstruction sera difficile mais je garde ESPOIR!

GG Vickey chantait que l’Afrique est un beau pays, le soleil y brille tous les jours… Il avait tort! Non pas parce que l’Afrique ne soit pas un seul pays (c’est pas nous qui avons inventé les frontières), mais parce que le soleil brille certes sur nos têtes à longueur de journée, mais dans nos coeurs germent souvent les ténèbres.
Or l’opportuniste profite toujours de la brèche salutaire… Nous l’avons appris à nos dépens!

Affaire de retour à la normale

Lundi 18 avril 2011, 10:34

Huum, c’est là là même que j’ai vu que les gens des quartiers dits « chics » sont mauvais, égoïsme va vous dja un jour! Même dans affaire de solidarité là ya eu beaucoup de « en chacunan » dè (mais bon ça là je critique pas trop, l’essentiel c’est que plusieurs personnes ont été aidées…).
Donc comme ça c’est le retour à la normale koi? C pas vous ooh! Sococé ouvre, salon de coiffure continue de taxer les gos chics (com quoi y en a qui ont encore le jeton), waren circule, certains écrasent même les tomates (prennent taxi compteur koi!)…
Quand je dis où se trouve ma casa, les chics me disent: faut venir dans la république, ya tout, tout est normal, dame de ta kazamance! Hum c pas vous, c la faute des obus qui vous ont ratés!
Hier j’ai marché de ma non-republica pour atteindre l’eldorado… Pff quel bon eldorado même!?
Mais je ne pense qu’à poy, la grande oubliée. Poy où les obus n’ont pas fini de siffler. Poy où c’est pas tous les habitants qui aiment palabre……………

Lundi 18 avril 2011, 10:59

…..Comme c’est pas tous les gars d’abobo qui voulaient la guerre (RIP Hamed chôcô! Si ça ne tenait qu’à toi « toutes les journées seraient bons! » lol). Histoire d’abobo la guerre, yopougon la bagarre là, Daouda a chanté ça quand on était petit, voilà que ça nous rattrape…
Pour moi, ce n’est pas encore la normal, mes courbatures dues au grattage d’hier (11 barré) me le rappelle! Si on veut parler de normal là, on n’a qu’à voir la situation de la capitale en global hein…ou bien poy compte pas dedans?
Bon, c’est vrai que nous aussi nous sommes têtus, mais c’est à cause de ça on va tous nous mitrailler? On sait même plus qui tire sur nous, chacun fait son show de bang bang et puis s’en va…
Pendant ce temps les chassés-croisés dus à la peur n’en finissent pas! Toi tu fuis pour aller en haut, d’autres vont en bas. Quand tu vas à gauche, d’autres vont à droite… Tchê, chacun se cherche com il peut. Si ya prochaim marathon, venez nous chercher à poy, on a fini avec marche………

Lundi 18 avril 2011, 11:22

…….A poy là, ya pa grand magasin ouvert, avant même yavait koi, les maures ont fraya, les p’tits voyous ont vidé toutes leurs boutiques. Ce n’est plus a wassakara seulement qu’on fait mort subite…Hum Billy Billy tu nous a bahi! C gros coeur on prend pour manger 2 fois par jour…
Et on nous parle de retour à la normal… Je me demande si les fonctionnaires de poy ce sont rendus à pied au taf…en souliers et talons coh cah coh cah! Lol! On souffre, mais on garde le smile 🙂
Poy tu me mank dè! Tes nombreux défauts ne cessent de m’horipiler, mais suis quand même mal fan de toi! T’inkiètes toi aussi tu retourneras à la normale, mais djo fais un effort aussi aaah!

Courage à tous les gens de poy city la joie, à ceux qui sont restés malgré tout…Je prie pour vous.
Un jour ça va aller ooh, parole de zouglou!!

PAIX DANS NOS COEURS!

RETOUR VERS LE PASSE

Dimanche 24 avril 2011, 19:25

Destination finale yop 1er pont ensuite faudra marcher les nouvelles forces régulières sont bien en poste l’un d’eux S Papin me demande comment vous zapelle je lui dis mon prénom lui fais un charabia et continue mon chemin à la station plus loin je reconnais un des célèbres commandants du moment entouré de gars armés je continue laissant derrière moi les gbakas je m’enfonce dans la commune suis étonnée de voir le marché de wassakara avec autant de vivres il a plu je patauge dans la boue j’aperçois après des amoureux entrain de se bécoter devant un shop fermé huuum love dans le chaos au niveau d’un quartier chaud une foule de jeunes en arme entrain de se saouler la gueule d’autres à côté vendent le fruit de leurs larcins au dos du t-shirt d’un est écrit WHO LAUGHS LAST pas envie de rire là les scènes se succèdent les corps calcinés les hommes armés dans les picks-up je constate que quelques filles se sont jointes aux nouvelles bandes de héros j’avance tel un fantôme jusqu’à la casa.

PRESI PARDON, UNE DOLEANCE…

lundi 2 mai 2011, 15:44

Cher Prési, j’ai une doléance à te faire…mais avant je vais t’expliquer quelque chose…

Depuis que tout est ok pour toi là, les gens constatent que affaire de séfon que tout le monde critiquait chez les autres là est entrain de s’implanter un peu un peu partout, mais sous une autre version… Journalistes, animateurs de télé, émissions, documentaires, postes ministériels stratégiques ooh, ça commence à sentir le séfon…Dans les rues il n’y a, pour le moment, plus de corps habillés guérés, wobé ou bété…

Même sergent deux togos a disparu, mais il a un collègue du nord plus direct qui l’a remplacé: sergent Crika! Huum je l’ai rencontré…il est gentil mais il ne badine pas avec son pièr dè!! Tu ris, tu ris pas tu vas donner son wari! Dans tous les cas on sait déjà que petit dioula connait mieux l’argent que tous les autres dans pays là, donc on fructifie…Tout ça moi même je sais que c’est pour accélérer le développement économique du pays! Lool!

Prési, je vais te dire autre chose que les gens pensent tout bas mais on peur de te dire en face (hiiiiiiii avec affaire de bombardements là qui a coeur de te sortir un mot de travers!): dans les bureaux les gens commencent à regarder leurs collèges du nord avec une suspicion mêlée de crainte en se demandant à quelle sauce, eux les non-au- pouvoir, vont être mangés par ces confrères qui parfois regardent leurs camarades d’un air de malicieuse victoire (comme si huuum!)…Quand on sait qu’avant même que tu n’arrives au trône, la plupart bénéficiait déjà d’un bon réseau ethnique!! Ah la badeya, la noble fraternité que les autres craignent…

Prési, moi je n’ai rien contre mes frères du nord, ni des autres points cardinaux d’ailleurs…mais pour notre bien à tous pardon faut pas faire comme les autres. C’est vrai que charité bien ordonnée commence par soi-même, mais pardon faut faire doucement pour ne pas frustrer les 60 et quelques autres ethnies de cette mosaïque qu’est la Côte d’Ivoire…

Personnellement, je ne crains pas la suite… J’ai dit aux gens que tu appliquerais la stratégie d’Obama et je prie fort pour que ce soit le cas… Quand le gars a été élu aux States, les noirs là croyaient que c’était pour eux seuls!! Pendant qu’ils pleuraient toutes les larmes de leurs corps en pensant aux siècles d’esclavages, ils oubliaient qu’ils faisaient partie d’un ensemble constitué de noirs, blancs, jaunes, rouges etc… Obama dans sa politique leur a vite montré qu’il était le président de toute l’Amérique et non d’une portion.

Donc prési, vois nous en global oooh, sinon les querelles ne cesseront jamais, car les frustrations se développeront encore et encore…

Vu que tu profites de mon anniversaire pour de faire investir, pardon fais moi le cadeau de la répartition équitable dans tous les domaines, parce que gbangban on a vu une fois là, on ne veut plus revoir ça…

Pour le moment, nous sommes encore dans le brouillard, mais je compte sur toi pour vite rétablir L’UNION, la DISCIPLINE et surtout le TRAVAIL pour tous les ivoiriens sans distinction de régions!!!

MERCI D’AVANCE!

PS: faut pas fâché hein Prési…je ne suis qu’une simple observatrice de la population, qui te dit juste ce que beaucoup de gens (même ceux qui ont voté pour toi) commencent à penser (certainement à tort) actuellement… Je te souhaite d’avoir de bons conseillers…