FATIGUE

 

J’ai la fatigue, de celles qu’on pourrait dire chroniques,

Avec des envies de plages et cocktails sous d’autres tropiques.

Pourtant ma tête trop pleine d’idées, toute hirsute,

Panique de ne pouvoir faire plus de choses à la minute.

 

J’ai cette fatigue dont on peine à trouver bon remède,

Entre vitamines trop faibles et cette syncope qui ne cède.

Et je m’écroule sans peine rajoutant à mes soucis,

Des symptômes pas commodes, une dose de narcolepsie.

 

Un ami vient de me dire: laisse un peu les sustenteurs,

Tout ce qu’ils te serviront à faire, quelques bonds en apesanteur,

Seul le repos naturel te redonnera de la vigueur.

Pour peu que je l’écoute mon corps retrouvera le bonheur…

 

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PERSONNE N’A LE DROIT D’ÊTRE HEUREUX TOUT SEUL

Ce matin 8h15, je quitte Abidjan. Direction: la ville d’Adzopé. Je n’y suis jamais allée, mais on m’a rassurée que c’était très facile d’accès: il suffit de suivre l’autoroute, à partir de la prison civile de Yopougon, et aller tout droit par la route d’Anyama, puis continuer, sans jamais tourner jusqu’à destination.
Rien que 89 kilomètres à parcourir!

Je suis agréablement surprise de constater que le bitume est en très bon état. C’est ainsi que, musique à fond, je traverse, plusieurs villages (Offoukoi, Bolobi, Yakasse Me, becedi Brignan, Abié, Annepé, Ayalo, Diapé,Miadzin) jusqu’à atteindre Adzopé aux environs de 9h45.

Le plus périlleux commence a ce moment là: passé le district sanitaire de la ville, une voie de 8 kilomètres non bitumés, parsemés de crevasses et de graviers rouges, à franchir.
J’ai peur pour mes amortisseurs, mais je m’y engage sans hésiter car la raison de mon voyage se trouve au bout du chemin.
Après 7 kilomètres parcourus, je me retrouve dans le « Village post cure de Duquesne Cremone ». A ce moment là je sais que j’ai encore 1 petit kilomètre à faire pour atteindre mon but: L’INSTITUT RAOUL FOLLEREAU.

L’infirmière qui m’accueille, est très sympathique. Je lui explique la raison de ma visite. Je suis là pour rencontrer les lépreux (et autres malades de la peau) et partager quelques heures avec eux. J’ai envie d’écouter leurs histoires, de voir dans quelles conditions ils vivent, de savoir leurs préoccupations…
En bref: je veux me mettre dans leur peau, comprendre leurs douleurs, voir à travers leurs yeux.

Je fais donc le tour de ce grand institut.
Premier constat: les ruelles sont propres. Normal pour moi…

Pourtant, je ne mets pas longtemps à constater que les bureaux de soins et les chambres des malades sont dans un état assez vétustes. Je découvre des lits cassés, avec comme sommiers de remplacement, quelques briques, des moustiquaires qui certainement ne jouent plus leur rôle depuis un moment…et surtout la triste voix des malades.

De mes discussions avec ces oubliés de tous, je me rends compte de leur grande détresse!

Le président des lépreux m’explique que:
– L’électricité fait défaut depuis un moment, ce qui est peu pratique la nuit vu que le groupe électrogène ne marche pas. J’imagine alors comment doivent se passer les interventions chirurgicales… Mon Dieu!
– Le seul car de l’institut est en piteux état, ce qui fait que souvent il est impossible de pouvoir ramener des médicaments de la ville.
– La pharmacie interne est peu fournie (et ça c’est un euphémisme)
– La plupart des malades ne bénéficient pas de prises en charge, et sont donc obligés de supporter seuls les frais médicaux. Quelques uns ont la chance d’avoir le soutien des prêtres catholiques capucins et bénéficient de quelques dons extérieurs…quoique de plus en plus rares!!!

Moi, je me dis qu’elle est très loin l’époque des années de grâces de l’Institut; Papy Raoul devrait se retourner dans sa tombe! Même les Sœurs, qui y résidaient, ont abandonné les lieux, laissant seul un prêtre pour dire les messes (de requiems?)

Je réalise vraiment la précarité des conditions de vie des malades et me demande ce que le Directeur de l’institut en pense…malheureusement il n’est pas là. Je ne pourrais donc pas lui poser la question.

Je constate, malgré tout, une réelle complicité entre le personnel soignant et les malades. Un bon point. C’est déjà ça

Je repars, avec la conviction que cette visite ne sera pas ma dernière. On aura du chemin à faire ensemble.
J’aime déjà ces nouveaux amis, soignants comme malades. Je me suis même fait adopter de force par maman Sally! Lol!
 
Mon message pour ceux qui me liront :
Ces personnes se sentent seules et abandonnées. Elles ont besoin du soutien de bénévoles pour les écouter et surtout faire des dons utiles!
C’est vrai que c’est financièrement dur pour tout le monde actuellement, mais faisons l’effort de penser à ceux, encore plus démunis que nous, un peu plus invisibles que les autres…

Mon espoir :
Que la (fameuse) prise en charge de l’état soit effective.
Que nos politiques se sentent un peu plus concernés par la souffrance de ces malades…

PERSONNE N’A LE DROIT D’ÊTRE HEUREUX TOUT SEUL (Raoul Follereau)

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Comme c’est une femme…

Aujourd’hui j’emprunte le waren. Face à la réticence de la personne qui conduit la voiture devant nous, à passer devant un bus, en pleine intersection, le chauffeur de notre taxi s’est mis à gueuler!
Le mec assis à côté de moi, alors de dire: ça là ça doit être une femme! C’est comme ça qu’elles conduisent.
Malheureusement pour lui, il s’agissait d’un homme au volant…

Je suis de plus en plus exaspérée par le machisme des hommes ivoiriens.
1, 2, 3 ça là ça doit être une femme!
4, 5, 6 comme c’est une femme là!
7, 8, 9 si c’est pas femme qui peut faire des choses comme ça…

Les ivoiriens ont-ils un problème avec les femmes?
Perso, je commence à croire que beaucoup de ces bonshommes ont un complexe (plutôt d’infériorité) envers les femmes, qui les poussent à les rabaisser pour se donner l’illusion que ce sont eux les « absolutely super powered men »!!!

Ils font comme s’ils ne font jamais d’erreur.

Je suis une femme et j’ai conscience de mes limites face aux hommes.
Concernant la maîtrise du volant, j’ai l’impression que beaucoup nous en veulent d’avoir abandonné les places de simples passagers.
Un geste simple ou une mauvaise manip de notre part, et on reçoit automatiquement le juron fétiche: « vraimeeeent c’est qu’une femme qui peut faire ça!!!! »
Être femme inclus donc de ne jamais être à la hauteur.

Pourtant ça m’étonne encore que les hommes ici soient obligés, au même titre que les femmes, de passer des épreuves du code et de la conduite. Ils ne devraient pas en avoir besoin « comme ce sont des hommes, eux!! »

Je suis une femme et j’en sais plus que certains hommes en matière de conduite et d’entretien auto. Je sais détecter les pannes et en cas de nécessité je pourrais changer un pneu crevé (chose d’ailleurs qui n’a rien de sorcier).

Je suis une femme et ne cherche pas à tout prix à toujours me comparer aux hommes…pourtant j’ai l’impression que quoiqu’on fasse ici, les hommes nous attendent toujours au tournant!

Bah ce n’est pas de notre faute si l’émancipation féminine est passée par là…
Moi ça m’aurait pas gêné d’être une bonne femelle cromagnonne à la disposition des mâles dominants de la tribus, à leur faire à bouffer après leur retour de chasse.
Malheureusement, je ne suis pas née à la bonne époque… Dommage pour nos chers hommes ivoiriens.

Amours interdits…

Il y a deux jours, lors de mes pérégrinations nocturnes sur le web, j’ai décidé de faire escale sur quelques sites de rencontres pour voir ce qui s’y racontait de beau en ce moment.

Non pas que j’ai eu envie de m’y inscrire, mais parce que ça m’amuse de lire les témoignages (fictifs ?) de ceux que cupidon auraient atteints à coup de clics.

Dans tous les cas, tout adulte normal utilisant l’internet a, au moins une fois dans sa vie, tapé sur un moteur de recherche ces 3 mots: Sites de rencontres!

Le bon vieux MEETIC étant « momentanément indisponible pour des raisons de maintenance technique », j’ai décidé d’affiné un peu ma recherche, en tapant « SITES DE RENCONTRES SÉRIEUX« .

Mon pote Google me proposa alors en premier un site aux sonorités de Casablanca, dont je n’avais jamais entendu parlé: Oulfa.fr

Je me décidai à explorer cet univers.

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A priori le contenu du site avait l’air tout ce qu’il y a de plus correct. Des tas de conseils et surtout un rappel du caractère « sérieux un peu partout…

Franchement, sérieux ou pas, je me méfie des sites de rencontres et de tous leurs prédateurs qui n’attendent que de faire leurs fêtes aux pauvres « chaperons rouges » qui se perdraient en forêt! Bref…

Une chose a attiré mon attention chez Oulfa.

Dans la rubrique « conseils utiles« , le premier article proposé portait ce titre: « Escroqueries en provenance de la Côte d’ivoire » …

Huuum ivoiriens!!!! Avec la vague de broutage et d’arnaque aux sentiments, tout le monde a peur de nous! On a versé notre figure par terre jusqu’àààààà fatigué! Même sur les sites de rencontre on est devenu persona non grata! Je fus sincèrement choquée de lire cette mise en garde: « Nous vous demandons de signaler tout membre venant de la Côte d’Ivoire…« !

Waooouuh!! la claque hein!!! Je commençai à me demander, si toute personne sérieuse , désireuse de trouver l’âme-sœur à partir de ce site, mais venant de Côte d’ivoire, serait d’office exclue??

Je n’ai pas tardé à avoir ma réponse, quand je réalisai que dans la liste déroulante des pays en option, l’Afrique noire n’était représentée que par le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon, le Mali, le Sénégal et le Togo. Est-ce à dire que la cybercriminalité (ce fléau) est inexistante dans ces pays?? Dans l’affirmative, eux auraient bien de la chance…

C’est vraiment peu marrant d’avoir une e-réputation aussi négative. Côte d’Ivoire yako!

Moi j’aimerais juste dire haut et fort à monsieur Oulfa là: ya pas que des brouteurs dans notre pays hein!!

Au final, ce sont toujours les innocents qui paient les pots cassés…

Et moi de quitter ce site avec une certaine amertume, en me disant qu’ils en existent de toutes sortes des amours interdits…

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MA JOIE

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c’est tout le contraire
La joie se trouve dans mon cœur
Cette joie n’est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?…
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J’accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu’il semble me délaisser,
Ma joie, c’est de rester dans l’ombre
De me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J’aime autant la nuit que le jour.

Ma joie, c’est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je Lui dis qu’Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresses
Lorsqu’Il se dérobe à ma foi.

Si parfois je verse des larmes
Ma joie, c’est de les bien cacher
Oh ! que la souffrance a de charmes
Quand de fleurs on sait la voiler !
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie, c’est de le voir sourire
Lorsque mon cœur est exilé…

Ma joie, c’est de lutter sans cesse
Afin d’enfanter des élus.
C’est le cœur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
Pour toi, mon Divin petit Frère
Je suis heureuse de souffrir
Ma seule joie sur cette terre
C’est de pouvoir te réjouir.

Longtemps encore je veux bien vivre
Seigneur, si c’est là ton désir
Dans le Ciel je voudrais te suivre
Si cela te faisait plaisir.
L’amour, ce feu de la Patrie
Ne cesse de me consumer
Que me font la mort ou la vie ?
Jésus, ma joie, c’est de t’aimer !

(Poème de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, le 21 janvier 1897)

Ce poème j’aurais pu l’écrire,
Mais encore aurait-il fallu que j’ai toute la force de le vivre.
Cette joie en mon coeur toutefois émerge, comme le bourgeon qui donnera bientôt la fleur… (Famchocolat)

Bien se conduire en hauts talons

Du haut de mon mètre pas tout à fait 60 je salue toutes ces femmes qui, à longueur de journée, sortent des démarches altières et très coordonnées, perchées sur leurs hauts talons!

J’en connais même qui pourraient faire du saut à l’élastique ou un marathon avec leurs excédents de centimètres en talons aiguilles…

Les femmes sont extraordinaires!! A les voir déambuler dans la ville, on n’oserait pas croire qu’elles pourraient avoir mal aux pieds! Pourtant si!!! Orteils, talons et chevilles crient à la douleur chaque jour mais nos bonnes dames résistent! Comme l’adage le dit: « il faut souffrir pour être belle« … A ce rythme là je préfère rester « laide », ça m’épargnera des claquages de chevilles et autres entorses!

Je n’ai pas la taille mannequin, mais je déteste les hauts talons! Seul le confort compte pour moi!

Mais, parfois les circonstances m’obligent à braver la hauteur et à me suspendre comme une poule qui réclamerait ces centimètres oubliés au bon Dieu!

Il m’arrive donc de tricher pour être belle parce qu’il y a des vêtements qui ne sont mis en valeur que lorsqu’on parait plus grande qu’on ne l’est…

Quand je porte des hauts talons, je ne suis jamais sereine. J’ai l’impression de participer à « Fear Factor » tellement j’en vois des obstacles partout!

Si, marcher avec ces « engins » est ardu, que dire de conduire????

J’en ai fait l’expérience il y a quelques jours! J’étais morte de rire toute seule, entre les talons qui se coinçaient au tapis, les pédales que je ne sentais pas du tout, les freinages brusques parce que je luttais comme un petit diable pour avancer à bonne vitesse… Je rigolais de la situation cocasse, mais j’avais chaud! De l’extérieur, personne ne pouvait savoir le combat que je menais, mais plus bas, j’avais les pieds pareils aux pinces d’un crabe affolé!!!

Waaoouuh les femmes sont fortes…moi un peu moins! Au moment de reprendre la route, je me suis empressée de jeter ces « vilaines chaussures qui font mal aux pieds » et j’ai tranquillement enfilé mes bonnes vielles sandales plates de secours…

Le glamour en talons hauts peut toujours m’attendre… Il n’y a rien de tel que de sentir un air de liberté dans ses pieds…

Par contre je rends hommage à toutes ces femmes stoïques qui bravent l’asphalte tous les jours avec tellement d’aise qu’on dirait que c’est facile! Ce n’est pas donné à tout le monde de bien « se conduire » en hauts talons!

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CHAP’HAUT MESDAMES!!!

UNE ATMOSPHERE DE FRIPES A BABI

Que celui ou celle qui vit à babi et qui n’a JAMAIS rien acheté dans une des nombreuses friperies de la ville lève le doigt! En principe, si tout le monde est honnête, aucun index ne devrait être en l’air… Et pour cause…

Les « toubabous » vont aux puces régulièrement pour dénicher de bonnes occases, et ça fait « style », souvent même « chic »! Beaucoup de fashionistas parcourent les boutiques de fripes afin d’y trouver des vêtements vintages ou assez originaux à porter (pour refaire la mode) ou à customiser pour les revendre par la suite à des prix de grands stylistes…

Revenons à babi…

Personnellement je ne suis pas trop chiffons. Pour une go (fille) du pays ça craint! Lol! Par contre j’observe beaucoup…

Il suffit de pointer le nez dehors et de regarder autour de soi pour constater une chose: les gos d’abidjan, toutes catégories sociales confondues, ne se négligent pas en matière de vêtements, chaussures et autres accessoires.

Mais comment font-elles pour être aussi « kinnin kinnin » (bien mises) du lundi au dimanche?

La réponse se trouve à coup sûr dans les marchés et rues de Treichville (belleville), Adjamé, Abobo, Angré, cocody, Yopougon (kouté)…et en fait de toutes les autres communes de la capitale. Il y a des friperies de partout et les femmes s’y ruent comme fourmis sur miel. Riches ou pauvres, elles luttent les articles fraîchement libérés des balles en espérant tomber les premières sur la bonne affaire!

Quand elles ont fini, les mains chargées, chacune repart comme elle est venue, qui dans sa ML ou sa Qashai (avec ou sans chauffeur), qui dans son waren, qui dans son gbaka et pour les moins chanceuses dans un des bus fatigués de la SOTRA…

A babi, même dans les fripes, il y a pour « celles qui ont un peu » et pour « celles qui sont dans la vraie gadoue financière ». Ainsi d’une commune à une autre les prix, pour un même article, peuvent passer du simple au double. Mais ça ne fait rien, parce que tout le monde gagne au change. La fripe, peu importe son prix, défie toujours l’article super cher des boutiques chics du bled. A l’heure où le pays est cher comme ça là, les choses sont devenues techniques, donc on fait en système D: on achète un peu partout (du chic comme de la fripe), on mélange le tout, on accessoirise de la même manière (sacs, bijoux, chaussures) et comme on dit ici: -en nous aller pour la capitale! Tous les chats sont gris la nuit et quand tu es bien sapée, l’origine de tes vêtements n’a pas d’importance…

Mais ce que je ne savais pas jusqu’à la semaine dernière c’est qu’il y a des marques qui sont plus représentées dans le monde « fripien abidjanais ».

Celle qui remporte la palme d’or, la Miss des Miss (petit clin d’oeil à l’élection humoristique Miss CI 2012 du samedi dernier)…je disais donc la « Miss Fripe Phénomène » de Babi c’est incontestablement la marque ATMOSPHERE! Tu passes ici ATMOSPHERE! Tu fouilles là bas ATMOSPHERE! Chaussures, sacs, habits: je n’ai jamais vu cette marque anglaise ailleurs que dans la friperie…

Et quand hier, au fond de la jolie paire de chaussures neuves que j’avais achetée quelque part chez un « fripier » de cocody, j’ai vu inscrit en gras ATMOSPHERE, j’ai éclaté de rire en me disant tout haut: Eh bien il y a comme une ATMOSPHERE de fripes à babi!!! 🙂

On pourrai en faire une thèse… 😉

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La mère

Etre mère c’est l’un des désirs les plus précieux de la plupart des femmes…La mère fait jaillir de ses entrailles la vie…

Et du cœur parfois se déverse l’immense amour de la mère stérile à qui la vie fait le cadeau inespéré d’un être de chair à aimer comme s’il était sa chair…

Dès les 1ers pas, la mère nous aide à survivre dans ce monde énigmatique, nos peines étant ses peines, nos joies ses joies…

Puis nous grandissons…Mais la mère a du mal à en prendre conscience: pour elle, nous resterons toujours des petits enfants… Les 1ères révoltes commencent, l’incompréhension de la mère aussi…L’écart s’installe peu à peu…Pourtant la mère toujours est présente, certainement à cause du pacte ombilical…

On évolue…Parfois la mère nous semble un poids…

La mère est têtue: – éééh non maman, ce plat préféré de mon enfance, ça fait des lustres que j’en suis dégoûtée, alors pas besoin que tu me le concoctes chaque fois qu’on se voit!

La mère est souvent chiante, à s’immiscer dans nos affaires qui ne la regardent pas…

La mère croit nous connaitre par cœur, pourtant souvent de nous elle ne sait pas grand chose…

Le temps passe et le fossé se creuse…La mère se sent abandonnée…L’enfant commence à avoir des remords… Il prend conscience qu’elle ne joue que son rôle de mère…

 Il admet alors qu’au delà de tout, elle a toujours été là pour lui, montrant à chaque étape de sa vie une fidélité et un courage infaillibles…

Et là cet enfant se rend compte d’une chose: qu’il a la grâce de l’avoir encore cette mère!!!

Bonne fête à toutes les mères…toutes aussi chiantes soient-elles par moments…nous les aimons de tout notre cœur d’adultes ingrats! 🙂

Et aussi paix aux âmes de toutes ces femmes qui s’en sont allées de l’autre côté de la vie, laissant derrières elles des enfants inconsolables, mais si fiers de les avoir eu comme mères…

(28 mai 2011)