AU SECOURS!! MON SMARTPHONE DEVIENT PLUS INTELLIGENT QUE MOI!

Voilà, j’ai débuté ma semaine avec un énorme dilemme: ROMPRE ou LAISSER L’AVENIR DECIDER?

Il ne s’agit pas de relation amoureuse (quoique…), mais de ma liaison on ne peut plus fusionnelle avec… MON SMARTPHONE! Eh oui!

Il m’arrive de maudire, parfois, ces personnes trop illuminées, qui ne font que créer toutes sortes d’astuces, pour soit-disant nous simplifier la vie…

Je bénie ceux et celles qui ont potassé sur « comment rendre la communication téléphonique plus mobile »…
Mais j’enrage de plus en plus contre ces zélés qui, sous prétexte de faciliter les relations humaines à l’extrême, peaufinent chaque jour, des stratégies attrape-nigauds, qui ne font qu’aggraver notre addiction à ces petits objets (TROP) indispensables, dans nos tâches au quotidien…

Ne pas posséder un Smartphone de nos jours paraît inconcevable, et même des plus ringards.
La vraie vie sociale est devenue virtuelle: on se rencontre, on échange, on s’aime, on se déteste via tous types de réseaux (Facebook, Twitter, Whasapp, Viber, Viadeo, LinkedIn, Skype, blogs, mails etc…). Il y en a tellement qu’on s’y perd! Pourtant pour rester connecté avec le MONDE, il faut suivre la vague…
Et là démarre la valse des notifications à longueur de journée auxquelles il est difficile de résister.
On prend le réflexe de scruter le Smartphone, même quand il ne nous fait pas signe… On veut être sûr qu’il n’a pas oublié de nous délivrer « LE MESSAGE » méga important de la journée…

Le Smartphone, est super pratique. Il me permet de rédiger mes articles en un rien de temps, lorsque j’ai la flemme d’utiliser mon PC portable…
C’est mon meilleur allié lorsque je veux avoir rapidement, confirmation d’une info: -Et que je Google ma recherche en 2 secondes!

En vérité, mon Smartphone est mieux qu’un homme à tout faire!

Pourtant, il me satisfait de moins en moins…
Imaginez une louve solitaire, recluse volontaire sur une île déserte… C’est ce que je suis…
Mais cela ne m’aurait pas gêné, si je ne recevais pas de reproches continuels de mon entourage délaissé…et surtout si je ne commençais pas à penser que: MON SMARTPHONE DEVIENT PLUS INTELLIGENT QUE MOI! Le drame!!!

Oui, oui, mon Smartphone est tellement possessif et chronophage qu’il s’est mis à ronger sournoisement mes neurones! Au secours!!!
Dès que j’ai une once d’inspiration pour écrire un texte, vlam, il me ramène à sa réalité et me rend reine de la procrastination! Une honte! Mon téléphone intelligent à complètement pris le dessus sur la mienne de jugeote! C’en est assez!

J’ai donc décidé, de faire un choix, que j’espère sera le meilleur pour moi…

Mais pour ne pas, cette fois-ci, confondre vitesse et précipitation, je me suis donnée une semaine entière de réflexion, à l’issue de laquelle je saurai s’il est préférable pour moi d’abandonner ma « citoyenneté smartphonienne » (hi hi un peu à la Depardieu) pour faire un pas en arrière dans le temps et me contenter d’un bon vieux téléphone des premières générations…

LA LOI DU PLUS FAURE

Pourquoi est-il si ardu d’être un opposant en Afrique ? Si la question a du mal à trouver réponse, une chose est certaine : pour un régime cramponné au pouvoir, un leader d’opposition charismatique est une cible à écarter  coûte que coûte !

Pour contrecarrer ses adversaires,  la technique est très simple : mettre le feu aux poudres puis trouver le coupable idéal, et ce, même quand sa responsabilité paraît, de toute évidence, improbable. Ça marche à coup sûr!

Comme à son habitude, l’Afrique bouillonne de conflits. Avec les projecteurs focalisés sur le Mali, en ce début d’année, l’on en oublierait que d’autres  situations dramatiques se vivent dans les pays voisins, qui sont étouffées tant bien que mal.

De l’actualité du Togo, la plupart des ivoiriens n’ont en tête que la victoire des Eléphants face aux éperviers, au cours de leur premier match de la CAN, le mardi 22 janvier 2013 à Rustenburg.

Pourtant, les 10 et 12 janvier les grands marchés de Kara et Lomé (Assignanmé) ont été dévastés par des incendies, jugés criminels, mais dont les origines n’ont pas encore été clairement déterminées.

Le mercredi 16 janvier 2013, Agbéyomé Kodjo, ancien Président de l’Assemblée Nationale togolaise, Premier Ministre de 2000 à 2002 et actuel président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS)  est arrêté dans le cadre de l’enquête. Plus tôt dans cette journée, il avait vu son immunité parlementaire levée. Malgré de fortes pressions, Agbéyomé Kodjo a refusé de parler sans la présence de son avocat durant sa garde à vue à la gendarmerie. Le lendemain, c’est le siège de son parti qui fût perquisitionné et des documents relatifs aux élections présidentielles de 2010 ont été saisis.

Depuis, on assiste à un dialogue de sourd avec les autorités, qui empêchent les enfants du détenu de voir leur père, refusent que ses médicaments lui soient apportés, renvoient le représentant de la ligue Togolaise des Droits de l’Homme qui tente de s’enquérir de ses nouvelles, ainsi que de celles de Gérard Adja, vice-président du parti OBUTS, lui aussi incarcéré.

Que reproche t-on exactement à l’homme ? D’avoir incendié ces marchés ou d’être un élément gênant dans l’univers politique togolais ? Le Collectif Sauvons le Togo (CST), regroupement de partis d’opposition et d’associations dont le parti d’Agbéyomé Kodjo est membre, a mobilisé des milliers de personnes pour exiger une enquête internationale sur les mêmes incendies et pour exiger la libération immédiate et sans condition de Agbéyomé Kodjo.

La famille de l’ancien Premier Ministre interpelle les médias internationaux sur cette incarcération qu’elle juge arbitraire.

Que fait-on de la présomption d’innocence ?

Le 18 janvier pourtant, des experts de la police scientifique française sont arrivés au Togo, sur demande des autorités, pour travailler en collaboration avec les experts locaux dans le but de rechercher les causes des incendies. Les différentes enquêtes diligentées, qui n’ont pas encore donné leurs conclusions, justifient-elles l’arrestation de masse des membres de l’opposition au Togo ?

En Afrique, on joue beaucoup à la démocratie de façade, pour faire plaisir à cette communauté internationale qui ne comprendrait pas que ses règles ne sont pas adaptées aux nôtres,  alors qu’on soumet le peuple à de vraies dictatures !

Plus d’une semaine de détention… Pourvu qu’Agbéyomé Kodjo et ses compagnons d’infortune obtiennent au plus tôt une libération, ne serait-ce que provisoire.

En attendant, au Togo, c’est la loi du plus Faure qui domine…

Agbéyomé Kodjo, Président de l'Organisation pour Bâtir dans l'Union un Togo Solidaire (OBUTS)

Agbéyomé Kodjo, Président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Paru dans l’Intélligent d’Abidjan du 25/01/2013)

EezyDeel, La Bonne Affaire!

L’internet est un outil très utile pour qui sait s’en servir. Et pour les adeptes du système D, quoi de plus génial que de l’utiliser pour faire de bonnes affaires!

La crise économique mondiale aidant, les sites de ventes entre particuliers sont apparus, comme des petits pains, sur la toile. Mais comment s’y retrouver, surtout quand on vit en Côte d’ivoire, pays qui malheureusement a été étiqueté comme championne en arnaques de tous genres sur internet.

Méfiance donc, quand il s’agit de faire une bonne affaire sans risque d’être grugé!

Une fois, j’ai testé l’achat à partir d’un groupe sur Facebook et Dieu merci, j’étais tombée sur un vendeur des plus corrects. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Plus le produit a de la valeur, plus il faut être en alerte pour éviter de tomber dans le panneau de personnes véreuses.

Il y a quelques mois, j’ai découvert EezyDeel, un site de vente entre particuliers assez fiable, qui met en relation vendeurs et acheteurs moyennant la somme de 100 Fcfa, prix du sms envoyé pour avoir des informations sur l’annonce qui nous intéresse.

Pour une personne comme moi, qui aime que les transactions soient rapides et efficaces, EezyDeel, est un véritable coup de cœur! Tout le monde peut y trouver son compte, les annonces étant très variées (livres, téléphones, PC, immobiliers, terrains, prestation de services divers etc…).

Pour le moment, je n’ai pas constaté de mauvais points pour ce site, que je recommande vivement à tous les chasseurs de bons deals!

Vous êtes acheteur, eh bien voici: Comment ACHETER un bien ou service sur eezydeel ?

Vous souhaitez vendre quelque chose? Il suffit de lire: Comment VENDRE ou LOUER des biens et services sur eezydeel ?

Poster une annonce sur ce site est un jeu d’enfant! Alors n’hésitez plus, optez comme moi pour Eezydeel! Je parie que vous serez tout aussi conquis!

 

 

LITTERATURE ET TENSIONS

L’année dernière, précisément le mercredi 28 novembre 2012, à l’occasion du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA2012), le Ministre de la culture, monsieur Maurice Bandaman, dans son discours d’inauguration avait dit une phrase qui devrait rester gravée dans les mémoires : « Là où la culture et la littérature prospèrent, les tensions désespèrent et se taisent ».

Le même jour, au cours d’une conversation sur un réseau social avec ma consœur Yehni Djidji (Le Blog de Yehni Djidji), celle-ci avait déclaré : « Il est temps qu’on arrête de faire travailler les muscles, mais les méninges quand on n’est pas d’accord.»

C’est dire comment tous ceux qui militent pour les mots, la culture et l’intelligence d’esprit, sont en phase !

A observer les conflits qui pullulent sur notre continent, on arriverait à croire qu’un bon nombre d’entre nous préfère l’ignorance à l’ouverture d’esprit que procure la culture et particulièrement la littérature. Celui qui vit de la « litteratura » aurait-il le temps de supporter sur ses épaules des armes lourdes pour faire une quelconque guerre ? L’écriture forge l’âme et gagne bien souvent, pacifiquement de grandes batailles. Nos religions monothéistes en sont un bon exemple, qui ont pu propager leurs messages à travers les textes dit sacrés. Dans leurs cas malheureusement, certains hommes, trop délurés et dans l’ignorance du contenu intégral des Bible, Coran, Torah etc… se sont parfois battus et continuent encore de tuer pour les imposer au monde…. Des messages d’amour qui virent au pugilat ! Pourquoi diantre vouloir toujours lever le glaive à la moindre contrariété ? La situation actuelle au Mali nous interpelle une fois encore sur l’absurdité de la plupart des discordes qui minent nos pays…

Mais alors, comment faire prospérer la culture et la littérature afin de faire taire les tensions ?

En Côte d’ivoire, nous avons eu notre lots de batailles inutiles…Mais bien heureusement, nous commençons à comprendre que l’encre couchée sur une page blanche, vierge de toute impureté et juste assoiffée de ce qui constituera la mémoire de demain, vaut mille fois mieux que le sang versé qui souille les âmes et enrichie la haine.

Comme Yehni Djidji le soulignait, les méninges à elles seules devraient suffire à exprimer nos désaccords : bras de fer intellectuel au lieu de jeux de muscles…

De plus en plus, on peut remarquer en libraire la prolifération des publications d’une nouvelle génération d’auteurs ivoiriens qui ont leurs mots à dire. Chacun avec ses opinions réussit à exprimer sa vision de notre histoire et ses aspirations quant à l’avenir… Que ce soit pour évoquer des points de vue politiques divergents ou simplement partager une quelconque passion, tous sont au front de la culture et de la littérature, loin des conflits à la prose barbare…

Il y a quelques semaines, le président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Soro Guillaume, avait organisé, sur la toile, un concours de poésie sur le thème « Meilleurs vœux pour la Côte d’Ivoire ». Je crois personnellement que ce type d’initiatives est à saluer car tout porte à croire que plus notre esprit créatif sera sollicité, moins il y aura de dissensions entre nous.

Aussi, il serait appréciable que nos ministères et autres institutions favorables à un avenir meilleur pour la Côte d’Ivoire, agissent dans le même sens afin d’émuler les esprits créatifs à travers divers concours culturels…

Notre peuple a soif de stabilité et nos jeunes sont prêts à faire évoluer les choses dans le bons sens si on leur en donne les moyens.

Qu’on danse, parle, chante, écrive, crée…pour que disparaissent nos clivages à jamais !

DU BALAI!

Il suffit de regarder comment les « braves » femmes, affectées par les mairies sur nos espaces publics, effectuent leur balayage quotidien, pour avoir une idée précise de la manière dont tous les problèmes se résolvent sous nos cieux.

Chaque matin, avec détermination, de nombreux coups de balais sont passés sur les routes et dans les rues. On aurait pu s’enorgueillir de l’efficacité du dispositif de salubrité, pourtant, tout le monde se plaint du sort des ordures. On balaie mais c’est toujours sale ! Pourquoi donc ? Parce qu’aucun système de ramassage fiable n’existe… Alors on déplace les problèmes. Le sable extirpé du goudron, se retrouve dans les caniveaux qui se bouchent et n’arrivent plus à jouer leur rôle d’écoulement des eaux usées. Et lorsque d’autres agents de la propreté accourent vaillamment, au péril de leur santé, pour vider ces caniveaux de la boue, ceux-ci la laissent sécher tranquillement sur les trottoirs afin qu’elle se disperse, à loisir, dans les rues… Et la chaîne reprend de plus belle…les « braves femmes »… Les « vaillants agents sanitaires »…

Pourtant, tout avait si bien commencé… Il y a deux ans, nos capacités à être propre, se révélaient à nous ! Après tant d’années à côtoyer passivement les immondices et à humer leurs parfums douteux, nous réalisions que la salubrité était chose facile et nécessitait juste de la bonne volonté. Il suffisait donc de passer de la peinture blanche sur les garde-fous pour donner de l’éclat aux routes, de ravaler certaines façades, de balayer régulièrement nos rues et devantures de maisons, d’utiliser consciencieusement les poubelles mises à notre disposition et le tour était joué….

Plusieurs mois plus tard, le constat est loin de l’image idyllique qu’on a voulu projeter. Au fond, nous sommes sales et la propreté n’a rien d’innée, qui se cultive à partir d’une discipline qu’on doit s’imposer. Or qui dit discipline, doit prendre en compte la logique. Est-il logique, dans un pays comme le nôtre, de ne pas posséder d’infrastructures dignes pour le traitement des déchets ? Est-il logique de voir des hommes et femmes, à l’allure guindée, jeter à travers leurs voitures, des ordures que les « braves femmes » se chargeraient de balayer ensuite ? Comment comprendre qu’il nous soit si spontané de laisser tomber nos détritus dans les rues sans aucun état d’âme ? Comment accepter que les poubelles publiques soient rarement vidées ?

Parce que « dans le pays c’est comme ça, on pisse sur les murs et puis ça ne va pas quelque part… ». Nous ne prenons rien au sérieux !

Avec notre négligence exacerbée, nous préférons, le plus souvent, déplacer les problèmes sans les résoudre ! Et c’est comme ça que ça se passe à tous les niveaux, ce qui fait penser à une politique du « qui dort dine »… Le problème étant qu’au réveil, la faim malheureusement persiste !

Et lorsqu’on peste que la vie est toujours cher, malgré le fait qu’on nous fasse croire que tout va bien, nos dirigeants théorisent subtilement pour nous faire avaler toutes sortes de couleuvres… On tourne en rond, comme avec « les « braves femmes » et les « vaillants agents sanitaires »… Peut-être nous assimile t-on à ces ordures qui peinent à avoir une destination appropriée? A moins que nous-mêmes en soyons vraiment… Et que personne ne s’en offusque puisque notre environnement socio-politique est à l’image de ce que nous sommes ! Et si nous voulons que cela change, il faudrait, à nos comportements inappropriés dire : DU BALAI et cette fois dans le vrai sens du terme !

(Paru dans l’Intelligent d’Abidjan du 11 janvier 2013)