Émue par le Jazz…

Deux ans déjà que la BICICI gratifie la population abidjanaise d’une série de spectacles de jazz, sur plusieurs jours, dénommée « Emoi du Jazz ».

Étant très sensible à cette musique et ayant assistée l’année dernière à des performances remarquables, il était évident que je sois de la partie pour la deuxième édition (merci d’ailleurs à Mme K., mon fournisseur officiel de cartes d’invitations).

25 mai, dernière représentation au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire (Sofitel Abidjan). Le mauvais temps a failli avoir raison de ma motivation. Je résiste et arrive sur les lieux.
Ah là là, que du beau monde, disons plutôt beaucoup de femmes superbement habillées et maquillées (en promo ce soir mesdames???)

21h: le cocktail est ouvert, différents stands positionnés dans le hall… Beaucoup d’amuse-bouches, du vin, du champagne, des jus de fruits faits sur place etc… Tout le monde est content.
Une dame me fait éclater de rire (en silence bien sûr) devant un stand de verrines.
Elle: – ça se mange ça?
Moi: – oui oui
Elle: – huum je pensais que c’était de la décoration!
Bon on ne peut pas tout savoir…au moins elle ne dormira pas bête…

22h30 environ: le spectacle commence.
Waooouh le violoniste Didier Lockwood, le batteur Paco Séry, le bassiste et le guitariste ne nous déçoivent pas!
Je suis comblée! Ma frustration de la veille est balayée (voir article précédent).

L’ensemble est remarquable, chacun maîtrisant son instrument.
Si je savais déjà à quoi m’attendre avec Paco Séry, je fus totalement bluffée par le talent de ce Didier Lockwood que je découvrais et qui me démontrait avec virtuosité que le violon n’appartenait pas qu’aux registres classiques.
Le violoniste était tellement en symbiose avec son instrument qu’à certains moments, tous les deux nous donnaient l’impression d’un jeu érotique.

Au final, ce sont des instants qui n’ont pas besoin de beaucoup de paroles, qui se vivent simplement et restent gravés dans les mémoires…

Minuit et quart, je n’ai pas vu le temps passer que le show venait de finir!

Un seul mot pour résumer ce concert: MAGNIFIQUE!

J’ai déjà hâte d’être à la 3ème édition…

Vous avez dit danse contemporaine???

Vendredi 24 Mai, au Goethe-Institut Côte d’Ivoire, nous sommes au 3ème jour du Festival International de Danse Contemporaine et de la Scénographie d’Abidjan.

Au programme:

19h30 : La compagnie tchadienne Sabot du vent avec une représentation nommée « Défunt ».

20h00 : « Starting Point 3 » dansé par le duo Felix Bürkle et Hema Sundari Vellaluru, originaires d’Allemagne et d’Inde.

21h00 : Une performance de la compagnie N’Soleh de Côte d’Ivoire.

MON CONSTAT :
Je ne comprends toujours pas pourquoi l’Art contemporain, en général, se veut aussi inaccessible aux pauvres contemporains que nous sommes!
Pourtant je suis quelqu’un de très ouvert aux arts et cultures, mais je dois avouer que pour le coup, je me suis tellement creusée la tête pour interpréter les différents tableaux, qu’à la fin j’étais cérébralement courbaturée!
Les messages délivrés n’étaient, pour la plupart, pas compréhensibles. L’abstrait devenait « VIDE » à mes yeux… J’en ai eu la migraine!

A voir le grand nombre de personnes quitter la salle avant la fin de la pénible dernière représentation, je peux dire sans me tromper que je n’étais pas la seule à vivre ce spectacle comme un supplice!

Cependant, même si je n’ai été transportée par les différents concepts, je ne pourrais avoir l’indécence de mettre en doute le professionalisme des danseurs. De toute façon, je n’aurais jamais été capable de reproduire ce qu’ils ont fait, piètre danseuse que je suis…
Bravo donc pour leurs efforts et les litres de sueurs écoulées…
Le bon point de la soirée: la musique lounge d’accompagnement.

Si c’était à refaire? Euuh la danse contemporaine? Non merci…