Ma vie de rat à l’allocodrome de cocody

Mon nom c’est Jeannot Lerat. Je vis à cocody, l’un des quartiers les plus chic d’Abidjan… C’est ce que les humains disent, parce que personnellement je ne vois pas sur quoi ils se basent pour se donner cette classification 5 étoiles.

Chaque jour que Dieu fait, les gens auto-proclamés « chocos » (= in, branchés etc…) accourent dans ma maison pour troubler ma quiétude et celle de ma famille. Mais comme nous ne sommes pas compliqués et que nous préférons la paix à la guerre, nous avons établi un système de cohabitation qui semble bien arranger ces humains: chacun fait comme s’il ne voit pas son camarade et la vie continue…

Nous vivons bien dans ces conditions. Ce que les humains appellent insalubrité équivaut à une aubaine pour nous… Mais à la vérité, entre eux et nous qui est sale???

Parfois je fais des cauchemars dans lesquels ils ont la mauvaise idée de dératiser totalement le site! Je ne vous dis pas comment mes poils se hérissent alors…. Mais Dieu merci, jusqu’à présent, personne ne cherche à me déloger. Quand ils disent qu’il y a un Dieu pour tous, ces humains pensent qu’ils sont seuls dans le lot! Que nenni, nous sommes aussi les créatures de Dieu..

J’espère donc couler mes vieux jours paisiblement dans cette maison que ces humains appellent « ALLOCODROME DE COCODY« .

J’ai appris qu’ils sont tellement fière de ma piaule, que dès qu’ils y sont, ils le mentionnent sur les réseaux sociaux… Sur Twitter, Facebook, Foursquare, Instagram on peut lire les « I am @t allocodrome de cocody with tous mes amis cool de babi ». Ils prennent les photos des copieux plats qu’ils viennent engloutir et les postent sur leurs profils…Mais comme ils sont ingrats, jamais aucun d’entre eux n’a daigné m’exhiber fièrement là bas hein!!

Or connaisseur connait! Nous on sait que c’est dans la saleté qu’ils se nourrissent…au même titre que nous!

A ce soir les amis a mi casa, comme d’hab…

Serayah-Morhyelle: une affaire de boucan avec Jésus!

Connaissez-vous Serayah-Morhyelle??? Moi non…du moins jusqu’à cette semaine où j’ai entendu parler de cette chantre évangéliste qui se fait aussi appeler « La boucantière de JESUS! ».

Vendredi 28/06/2013, 19h45: sur insistance d’un « ami qui nous veut du bien », qui nous a offert des places VIP+ pour son concert live (20.000Fcfa quand même hein), mon amie Mimi et moi nous rendons sur les lieux. En avance d’un quart d’heure, nous constatons que nous ne sommes que les 2 et 3ème personnes arrivées! Hum ça promet!

Nous sommes dans une jolie résidence privée, aux couleurs chaudes où l’orange prédomine. On se croirait dans une casa latina. Les poutres de la véranda sont habillés d’organza blanc. Sur notre diplôme…enfin, notre encombrant carton de concert au format A4, je constate que notre « boucantière » aime se vêtir de cette matière prisée par les femmes, en Côte d’Ivoire, dans les années 90.

Serayah Morhyelle

Nous sommes bien accueillies et installées dans le jardin où se déroulera le show. Des serveurs nous proposent de la sucrerie. Allez un petit verre ne nous fera pas de mal, pendant qu’on écoute les instrumentistes (batteur et guitaristes) s’accorder.

20h45: nous assistons à un défilé de personnes dont les tenues rivalisent en extravagance (les boucantiers en Christ sont dans la place!!!). Un détail dont nous n’étions pas au courant: apparemment il y avait un dress code. Le blanc est majoritaire.

21h00: rien de neuf au paradis, il n’y a pas foule. Un trio de choriste vient s’échauffer la voix 10 minutes et repart sans qu’on ne sache la suite du programme. Notre chère et tendre « heure africaine » a encore frappé et nous qui sommes toujours à l’heure devons subir le retard des autres! Mes nerfs vont lâcher, j’ai froid et très mal à la tête.

Nous apercevons « la star », qui vient de temps en temps vérifier la température du public. Elle m’a l’air de teint plus clair que sur les photos de notre diplôme, mais on pourrait jeter la faute sur l’imprimeur qui n’a pas su rendre le vrai teint de la boucantière* (<– oups! Il s’avère que j’ai fait une confusion de personnes)… Bref, là n’est pas le plus important! Je dois me lever tôt le lendemain, et je ne compte pas poireauter jusqu’à l’aube: quand est-ce qu’on commence??Serayah Morhyelle

21h30: L’animateur nous demande de patienter, le temps que quelques personnes arrivent… Franchement, Dieu n’a t-il pas fait dire que « lorsque deux ou trois sont réunis en son nom, il est au milieu d’eux… »? Alors qui d’autre attendons-nous???? Je bouillonne, j’enrage un peu…Presque 22h000 pour écouter quelqu’un dont je n’ai jamais entendu la voix??? J’espère que l’attente vaudra la peine… Mimi (mon amie) qui a une grosse envie de poulet braisé (à cette heure là???) commence à sentir le vertige de la faim.

21h45: Un pasteur, tout en blanc fait des bénédictions. Ça me fait toujours rigoler quand j’entends les paroles du genre: « tous les esprits qui veulent s’interposer au bon déroulement de la soirée sont vaincus etc…. ». Djo apprenez déjà à VENIR A L’HEURE avant d’accuser les nombreux esprits du monde… En fond sonore, on entend le spot publicitaire du concert. Je perçois un « voilà boucan là, boucan là, boucan là…. » Euh est-ce la voix de la chantre??? Parce que si c’est le cas, j’aurais pu me passer de cette soirée…Je reste dubitative… On verra bien…

21h50: Nous avons droit à un cours sur l’escrime et l’épée. On nous présente plusieurs adolescents (dont une seule fille), escrimeurs ou épéistes, tous champions ou vice-champions à divers concours mondiaux… Je ne peux pas m’empêcher de me dire: « Huuumm est-ce que à Yopougon, Abobo ou Koumassi là, un parent a déjà pensé à inscrire son enfant à des cours d’escrime??? Est-ce qu’ils connaissent l’escrime, pour dire même le nom de Laura Flessel?? » Même si je ne suis pas étonnée, j’avoue que je ne me doutais pas qu’il existait une équipe représentant la Côte d’Ivoire, à ce sport, dans le monde…

22h15: la présentation sur l’escrime n’en finit pas… J’en ai plus que ras-le-bol! Mon acolyte de ce plan foireux et moi nous décidons à dire au revoir au concert qui tarde à commencer.

Dans tous les cas, je n’ai jamais aimé le BOUCAN et ce n’est pas cette nuit qu’une idylle débutera entre nous…

Mais pour ne pas finir la semaine bête, je suis allée sur YouTube et j’ai pu dénicher le clip « Le boucan avec JÉSUS ». A chacun d’apprécier selon sa sensibilité…

Personnellement, le problème du RETARD m’a fait déprécier toutes les fioritures autour de ce concert live.

Oserions-nous être en retard si Dieu nous donnait rendez-vous?

Mais, étant donné que l’homme est à l’image de Dieu, apprenons à nous respecter, comme si tous avions affaire à Dieu lui-même…

TROP C’EST TROP: PENDANT COMBIEN DE TEMPS ENCORE L’HEURE AFRICAINE CONTINUERA DE NOUS TUER???

 

Bousso Dramé refuse le visa de la France: mon avis sur sa lettre d’indignation!

Depuis hier, tous les réseaux sociaux sont en ébullition à cause de l’histoire de la sénégalaise Bousso Dramé qui avec « bravoure » a refusé le visa de la France après avoir été lauréate d’un concours d’orthographe…
Ayant été taguée sur un lien, je me suis décidée à aller lire « la fameuse lettre » adressée par la jeune femme au Consul et au Président de l’institut français du Sénégal.

La première chose qui m’a frappée, a été la construction impeccable de cette lettre. Plus je lisais, plus je me disais qu’il devait s’agir d’une femme extrêmement intelligente. J’étais fière qu’elle ait osé!! Car pour tous ceux qui ont déjà fait des démarches pour aller en France, les scènes relatées, le dédain de l’administration consulaire ne sont que du « déjà vu »…
J’ai donc aimé le NON MERCI de Bousso Dramé!

Ensuite j’ai vu sa signature, et mon engouement pour « sa » cause est retombée. En fin de lettre voilà ce qui était indiqué comme signature:

Bousso Dramé
Consultante Internationale
Récipiendaire de la Bourse d’Excellence du Gouvernement Sénégalais
Récipiendaire de la Bourse d’Excellence Eiffel du Gouvernement Français pour les étudiants étrangers
Diplômée de Sciences Po Paris, Master en Affaires Internationales
Diplômée de la London School of Economics, MSc in International Political Economy
Nominée “Global Shaper” par le Forum Economique Mondial

MOI: Ah ok, ça n’allait pas être sa première fois d’aller en France alors???? Haan, donc elle a fait Science Po à Paris tout ça? Londres etc… Tchiéé, en plus d’avoir été boursière de l’État Sénégalais, elle a aussi été boursière du gouvernement français???? Pouatate son cursurs n’est pas petit hein!!??? Consultante internationale!! Ouais c’est pas petit boucan!!!

MA CONCLUSION (qui n’engage que moi):
Je me réjouis que son message permette encore plus d’éveil des consciences…. Nous Africains valons mieux que ce que certains occidentaux croient!
Mais j’aurais été plus transportée si la lettre venait d’une sénégalaise n’ayant jamais mis les pieds chez les gaulois.
Quelque chose me dérange: Bousso Dramé me fait penser à ces gens, habitués aux 1ères classes et qui pour rien au monde ne voudront s’asseoir en classe éco.
Elle n’a pas eu besoin de ce concours pour connaitre la France (où les comportements envers les africains dans les préfectures sont encore pire que dans les ambassades)… et il est plus que certain que dans quelques semaines elle fera le tour des plateaux télés français pour expliquer le ras-le-bol de l’Afrique quant aux traitements « inhumains » de la France etc…

Perso, je pense que le Sénégal a là une brillante future politicienne à suivre de près….Car au fond elle sait ce qu’elle veut! Et la nouvelle Afrique a besoin de personnes ayant ce profil: savoir saisir les opportunités et être bon au jeu d’échecs!

MON RÊVE: que les africains choisissent tous de faire la grève des visas français pendant au moins 3 mois… On verra qui est serré de qui…

Le problème malheureusement, c’est qu’on s’insurge contre les traitements de la France, mais à la moindre occasion on se dit: « djo bingue* est mieux. C’est mieux de souffrir là bas que chez nous deh, le pays est dur et bla bla bla!!! »
Les radeaux qui chavirent en mer, en voulant rejoindre l’hexagone, en disent long sur le problème…
Pauvres de nous! Avant de crier « hourrah » pour un visa refusé qu’on aimerait bien récupérer en plein vol, comprenons que c’est à nous seuls de faire notre propre valeur!!! Sinon ils continueront toujours à nous prendre pour leurs koulabas*…

 

Autres liens:

Sénégal : elle refuse un visa pour la France plutôt que d’être traitée comme une moins que rien

Le Consul Général de France à Dakar Répond à la Résistante Sénégalaise Bousso Dramé

 

*Bingue: la France

*Koulabas: Pot servant à faire ses besoins.

 

IL FAUT SAUVER NOS ÉLÉPHANTEAUX DES MATHS!

En Côte d’ivoire, il y a deux moyens infaillibles pour obtenir de l’argent rapidement:

  1. Les loisirs (fêtes, concours de beauté, danse, musique, festivals de nourritures etc…
  2. La religion (et ces dangereuses offrandes!!)

En matière de loisir ou de religion, l’argent comme par miracle provient de partout, même quand on n’en a pas besoin (quoique…). Tous les ministères, entreprises en vue, hommes et femmes riches et même pauvres, sont alors prêts, les uns à mieux se faire voir aux yeux de la populace, les autres plutôt à ceux du Très-Haut! Il y a certains cultes où, malgré la pauvreté des fidèles, le pasteur peut s’en sortir avec des millions de FCFA comme quête! Le salut est-il payant??

Mais lorsqu’il s’agit d’investir dans des domaines, moins médiatisés, mais assez sérieux plus personne ne réagit! Le miracle n’a souvent pas lieu. Bien dommage…

Depuis plusieurs jours, j’entendais parler des « Éléphants mathématiciens » sans prêter grande attention. A ma décharge je n’ai jamais aimé les maths (à moins que ce ne soit le contraire). J’ignorais donc que leur cas était aussi grave!

Et voilà que je tombe sur l’article « SOS pour les Éléphants Mathématiciens » pour constater l’ampleur du problème.

En effet, 4 jeunes ivoiriens de moins de 20 ans et leurs 2 encadreurs doivent participer aux Olympiades panafricaines de Mathématiques qui se dérouleront du 22 juin au 02 juillet 2013 à abuja au Nigeria. Malheureusement pour eux, leur voyage est compromis du fait que l’argent fasse défaut!

Comment en sont-ils arrivés à cette situation inconfortable? Je n’en sais rien! Pas de détails, pas d’accusations…

Face au silence de « ceux qui peuvent donner, mais qui ne le feront pas », la webosphère se mobilise en ce moment à travers un appel au don:

Faites parler votre cœur en faisant une promesse ferme à cette adresse  https://docs.google.com/forms/d/1LbYUkBMP3yn4b5u794_DQJcO10-dvSwSUronqrNZD-0/viewform?pli=1

Comme on dit au djassa*: « même 5 Francs c’est l’argent! »

Pour toutes informations complémentaires, merci de contacter M. Camara Boubacar de L’Institut de Recherche et de Mathématiques Appliquées de Côte D’ivoire (IRMA) au 05 44 54 21.

BONNE CHANCE A NOS ÉLÉPHANTEAUX DES MATHS!

*Djassa: marché noir.

 

Du Domaine Des Murmures

Du Domaine des murmures est un roman écrit par Carole Martinez.

J’ai eu la chance de le recevoir le 19 mai dernier, au moment du « Book Blind Date », à l’occasion de la seconde édition de la rencontre littéraire LIVRESQUE.

Du domaine des Murmures

L’histoire:

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui »: elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui es entré avec elle dans sa tombe…

Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entrainera jusqu’en terre sainte.

En général, je n’aime pas me jeter sur les livres qui ont « la facilité » de recevoir des prix, raison pour laquelle j’ai pris mon temps avant de sérieusement me pencher sur ce roman. Je n’ai malheureusement pas encore terminé ma lecture, mais j’avoue avoir été emportée dès les premières lignes, par la poésie qui se dégage des mots de Carole Martinez. Du coup, je suis certaine que la suite ne me décevra pas.

Un passage qui m’a interpellée en tout début (page 20):

Mais de mon désir, nul se souciait.

Qui se serait égaré à questionner une jeune femme, fût-elle princesse, sur son vouloir?

Paroles de femme n’étaient alors que babillages. Désirs de femme, dangereux caprices à balayer d’un mot, d’un coup de verge.

 

Les temps ont-ils vraiment changés??

Autre citation prise au hasard page 166:

Alors, pour que le temps passât plus vite, j’ai joué avec ces pécheurs inconnus, j’ai trituré des âmes et, à défaut de croire en Dieu, j’ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l’incroyable pouvoir et je me suis servie de ma position comme jamais je n’aurais songé à en user auparavant…

 

Du domaine des Murmures un roman que je recommande…

 

365 JOURS AVEC OFFICE

Depuis quelques semaines, il ne se passe pas un jour sans que je ne tombe sur une pub de OFFICE 365 sur le net! C’est sûr, Microsoft fait son évangélisation à fond, me dis-je à chaque fois!

C’est donc avec curiosité que je me suis rendue, sur invitation de la représentation de Microsoft en Côte d’Ivoire, au Manhattan Suite Hôtel de la Riviéra, le vendredi 14 juin dernier, pour ENFIN découvrir ce que ce pack pouvait m’apporter de nouveau. Et là j’ai été totalement subjuguée!!!

Pour une fois je vais faire court: J’AIME TOUT DANS CE OFFICE 365!!!

  • Powerpoint et son effet prompteur qui permet l’anticipation de lecture par le présentateur des documents (très astucieux car cela donne plus d’assurance face aux interlocuteurs). Et pleins d’autres effets!
  • Word encore plus simple que dans ses versions précédentes, qui peut même contenir des vidéos. Excellent!
  • Le bonus Skype (en fusion avec la messagerie Outlook) qui offre des minutes mensuelles de crédit de communication sur tous les numéros mobiles et fixes du monde (avantage non négligeable).
  • OneNote: un outil assez pratique intégrant les textes, vidéos, enregistrements audios. Un bon compagnon pour les blogueurs, journalistes ou écrivains pour ne jamais rien rater quand l’inspiration vient.
  • EXCEL!!!! Oui j’écris EN GRAND CARACTÈRE car c’est lui qui m’a le plus bluffée!! Les formules, diagrammes etc… deviennent des jeux d’enfants!!! Plus besoin d’être un maitre en informatique pour constituer aisément ses feuilles et tableaux. Franchement pour moi EXCEL c’est la révolution!
  • Et bien d’autres logiciels…

A la fin des présentations, j’ai été un peu frustrée de ne pas encore avoir cet OFFICE 365 sur mon PC, histoire de mieux jauger la bête. Mais ce n’est que partie remise…

Merci à l’organisation pour cette rencontre enrichissante, ce super dîner et le joli cadeau offert aux participants.

Definitely, i’m ready to go to THIS OFFICE 365 days of the year!

OFFICE 365

 

 

 

 

 

LES NATURISTES VIRTUELS QUE NOUS SOMMES

Suite aux révélations d’Edward Snowden, un ex-agent de la CIA, le monde entier a été outré, ces derniers jours, d’apprendre qu’un programme de surveillances avait été mis en place par les États-Unis, pour traquer, à leur insu, les utilisateurs de certains réseaux sociaux. Personnellement, ce énième scandale du genre, ne m’a point étonnée.

Quand on sait que nous vivons à une époque où « Big Brother » est partout, pourquoi s’offusquer d’un tel fait ? Eh oui, notre monde est désormais à l’image de ce jeu de téléréalité dans lequel, plusieurs personnes, avec leur consentement, vivent en permanence sous le regard des caméras. Avec l’évolution des technologies, nul n’est à l’abri d’une éventuelle intrusion dans sa vie privée.

A partir du moment où nous avons accepté de nous plier aux nouvelles règles de communication (la téléphonie mobile et ses smartphones, l’internet, ses comptes de messagerie et ses nombreux réseaux sociaux, etc…), souffrons de faire partie des milliards de naturistes virtuels de cette planète. Nous avons tous opté pour un strip-tease volontaire, derrière nos écrans et claviers, sans penser aux éventuels inconvénients.

Un opérateur téléphonique ou un fournisseur de services sur l’internet peut nous promettre la confidentialité des données que nous décidons de partager avec lui, mais notre protection est-elle garantie à 100% ? De toute évidence non, quand on peut chaque jour craindre des fuites malencontreuses, des bugs, des piratages. Que vaut un mot de passe sur internet quand on sait qu’en quelques clics, celui-ci peut être piraté et notre vie personnelle être sous le contrôle de quelqu’un d’autre ?

L’évolution vertigineuse des smartphones ne fait qu’agrandir le danger. Pourtant combien sommes-nous à en détenir, et surtout à les changer lorsque de nouveaux, plus performants sont mis sur le marché ? En toute connaissance de cause, nous sommes devenus les esclaves de ces appareils, qui, à n’importe quel moment peuvent causer notre perte. Échanges via des e-mails, chats, sms…tout peut être dévoilé à tout moment. Mais on s’obstine, en se livrant davantage et en pensant intérieurement que rien ne pourrait nous arriver puisque que nous sommes ,en général, protéger par des lois de sécurisation des informations personnelles.

Avec les moyens de surveillance de plus en plus performants, la liberté existe-t-elle vraiment ? En réalité, nous sommes des naturistes happés par cette puissante araignée virtuelle, qui n’est pas prête de nous lâcher. La proie est prise au piège dans l’immense toile et ne peut se délivrer…

Pour vivre heureux, vivons cachés, dit l’adage. Est-ce encore possible de le faire ? J’en doute…

Autant être réaliste : vivre avec son temps, c’est comprendre que l’anonymat n’existe plus !

Big brother is watching us everyday !

 

QU’ON M’EXPLIQUE LE PANAFRICANISME

Les Afriques indépendantes sont, dans leur grande majorité, cinquantenaires. Amen amen, le temps des colonies est bien loin ! Mais pouvons-nous nous réjouir des chemins tortueux parcourus depuis les années 60 ? Des mirages de prospérité devenus naufrages purs et simples ?

Depuis plusieurs semaines, le panafricanisme est à l’honneur dans les journaux. Cela est tout à fait normal, puisque qu’il y a cinquante ans, en 1963, naissait l’OUA, organisation ayant pour objectif de promouvoir l’unité et la solidarité des États africains et d’être la voix collective du continent africain.  On aurait alors pu croire qu’elle réussirait à faire de l’Afrique, ce que feu GG Vickey qualifiait avec son peu de réalisme de « beau pays où le soleil brille tous les jours ». Mais de l’OUA  à l’UA (Union Africaine), il n’en a rien été! En fait de soleil, nous avons eu droit, en cinq décennies, à des pluies de conflits avec les régimes dictatoriaux qui vont avec…

Je suis loin d’avoir 50 ans, je ne peux donc pas me mettre dans le même état d’esprit que les précurseurs de l’idéal panafricaniste. De toute façon, je n’y arriverais pas, ma vision devenant abstraite quand l’envie me prend d’essayer…

Personnellement, je croirais au panafricanisme lorsque les africains se serreront les coudes pour une entraide à tous les niveaux. Or, pour l’heure, ils sont bien aise à s’occuper à se mettre les bâtons dans les roues dans l’unique but d’être mieux vus par l’Occident, collaborateur opportuniste, dont les guerres fratricides des peuples du sud ne font qu’amplifier son emprise sur le continent et lui apporter que des avantages.

Certains diront, à raison, que je n’y comprends rien au panafricanisme et que je devrais revoir mes propos. Mais alors, à quels exemples pourrais-je me raccrocher pour raffermir ma position ?

Quand je pense à l’Afrique, la première image qui me vient automatiquement en tête est celle de La Fontaine, de ses deux voleurs et l’âne : « Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient : l’’un voulait le garder, l’autre le voulait vendre. Tandis que coups de poing trottaient, et que nos champions songeaient à se défendre, arrive un troisième larron qui saisit maître aliboron. ».  Notre plus grand malheur d’africains, larrons, comme braves chevaliers de la liberté et de l’identité affirmée, a toujours été de privilégier les dissensions au grand bonheur des profiteurs souffleurs du feu de la discorde.

Mais, comment, Notre Afrique à la sagesse légendaire, cette Afrique des arbres à palabres, qui se dit originellement solidaire, ne parvient-elle pas à se donner de vraies bases d’une réelle unité ? Pourquoi l’Afrique, berceau de l’humanité, s’en sort beaucoup mieux quand il s’agit de lutter pour les dernières places ?

En 1963, l’Afrique jetait les bases d’une union d’états pour constituer une force économique et politique. Cinquante ans après cette initiative, elle n’en est toujours qu’aux prémices, les pays cumulant les séminaires de réflexions sur la question et les philosophes des temps modernes, revisitant le sujet avec plus ou moins d’optimisme.

Qu’on m’explique le panafricanisme pour que je comprenne. Qu’on le vive pour que je m’en imprègne…

Rien ne sert de faire miroiter un idéal qui ne pourrait voir le jour…

Chimère : et si on lâchait ce panafricanisme fourre-tout, qui est prétexte à tout : des causes les plus raisonnables aux plus superflues ?

Dans le fond, les principes sont bons, mais encore faut-il les appliquer !

 

Lancement de la 3ème édition du concours photo AFD : « Terre de Femmes »

Les femmes, véritables moteurs du développement

Depuis le 3 juin, l’Agence Française de Développement (AFD) poursuit sa collaboration avec l’image, en lançant la troisième édition du concours photo Objectif Développement – AFD, sur le thème « Terre de femmes ».

En 2013, avec « Terre de femmes », l’AFD remet la femme au centre des questions majeures de développement et lance un défi artistique aux participants en leur proposant de montrer le rôle de la femme dans un environnement en plein développement, en un ou plusieurs clichés.

Ce concours est ouvert du 3 juin au 26 juillet 2013 en ligne sur le site Objectif développement. Ce site ludique permet d’expliquer les enjeux du développement à un large public : Objectif-développement.fr
 

Les droits des femmes : au cœur des enjeux de développement 

Comme l’a rappelé récemment le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, « la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement dépend dans une grande mesure de l’autonomisation des femmes et de l’égalité d’accès des femmes à l’éducation, au travail, aux soins de santé et à la prise de décisions ».
Il a en effet été démontré à de nombreuses reprises que le taux de pauvreté diminue dans les pays où les rapports hommes/femmes sont les plus égalitaires.
 

Ce que fait la France 

La France soutient de nombreux programmes en faveur des femmes : autonomisation économique, scolarisation des filles, accès aux services de santé sexuelle et reproductive, lutte contre la mortalité maternelle et infantile, lutte contre les violences de genre en partenariat avec les Nations unies (ONU Femmes, UNICEF, Fonds des Nations unies pour la Population) et des organisations non gouvernementales.

L’Agence Française de Développement s’attache à prendre en compte la problématique de genre, tant dans son fonctionnement interne que dans ses activités opérationnelles.
Elle est engagée pour la mise en œuvre de la Convention des Nations-Unies sur l’élimination de toute forme de discriminations envers la femme. L’AFD a lancé une réflexion interne pour renforcer l’efficacité de ses opérations en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
 

Les Prix

Ce concours comporte 4 Prix :

  • Le Prix du Jury, remis par le jury ;
  • Le Prix du Public, réservé aux internautes qui votent en ligne pour leur photo préférée ;
  • Le Prix Instagram est spécifique à l’application Instagram avec le hashtag #PhotoAFD  (vote des internautes) ;
  • Le Prix des agents AFD, réservé au personnel de l’AFD.

Les votants peuvent aussi gagner : à la fin du concours l’un des votants qui se sera enregistré sera  tiré au sort et gagnera un prix.

Enfin, chaque semaine, une « photo de la semaine » est choisie par l’AFD parmi les cinq clichés ayant reçus le plus de votes pendant la semaine écoulée.

Pour voir le détail des lots, rendez vous sur la page dédiée du site
 

Le jury

  • Alain Mingam, photojournaliste et commissaire d’exposition
  • Agnès Grégoire, rédactrice en chef / PHOTO
  • Carole Bourriot, chef de projet / Magnum Photos
  • Charlotte Gonthier, responsable de la rubrique photo / 20minutes.fr
  • Lâm Hua, journaliste, bloggeur et photographe / Lense.fr
  • Albéric d’Hardivilliers, directeur artistique / A/R Mag
  • Jean-Jacques Gentric, responsable de la section photo / AFD

(Source AFD)

Concours photo Objectif Développement - AFD  Terre de Femmes

 

 

 

 

A VOS APPAREILS PHOTOS!!!

Yehni Djidji ou l’ivresse des lettres

J’ai entendu parler de cette fille en 2011 alors qu’elle venait de recevoir le prix de la meilleure blogueuse ivoirienne.Par curiosité, j’ai commencé à suivre son blog sur blogspot et j’ai compris l’engouement autour de sa personne. Les sujets étaient bien traités et touchaient facilement la plupart des ivoiriens.

Nos rapports (inexistants) en sont restés là jusqu’au 14 signé Yehni qui disait:

Coucou, ce serait bien d’ajouter ton adresse mail pour ceux qui veulent te joindre, comme moi !

Oups je n’avais laissé aucun contact sur mon blog. Chose à laquelle j’ai aussitôt remédié. Elle m’a alors embarquée dans son projet « 225nouvelles », un site qui regrouperait les écrits de jeunes auteurs ivoiriens.

En me joignant à cette aventure, j’ai pu constater l’immense amour de cette blogueuse pour la littérature.

Mais pourquoi dédier un article à cette jeune dame? Simplement parce que Yehni Djidji c’est un peu moi quelques années en arrière, avec moins de goût du risque… Or, seule la foi peut déplacer les montagnes! Et avec sa grande volonté et ses énormes efforts, elle met tout en œuvre pour partager sa passion de l’écriture et du livre et réaliser ses rêves littéraires. On ne peut qu’en être admiratif…

Ne surtout pas se fier à son air fragile! C’est une vraie battante qui se cache derrière cette apparence, une louve qui est prête à se saigner pour faire vivre ses bébés, tous ces projets qui se bousculent dans sa tête et qu’elle a bien l’intention de concrétiser.

Yehni Djidji c’est bien entendu un blog, c’est aussi un roman « Une passion interrompue« , sans oublier ce regroupement de nouvellistes 225nouvelles, mais c’est surtout LIVRESQUE, cette rencontre bimestrielle autour du livre. La seconde édition qui a eu lieu le 19 mai 2013 (encore meilleure que la première deux mois auparavant) laisse présager que cet évènement deviendra incontournable dans l’univers littéraire ivoirien.

Pour pérenniser ce merveilleux rendez-vous, qui draine de plus en plus d’amoureux des lettres, Yehni Djidji a besoin du soutien de tout un chacun, qu’il soit moral, matériel et/ou financier. Sa famille qui s’implique énormément pour le bon déroulement de l’évènement est aussi à saluer! Mention spéciale à la maman de Yehni toujours au four et au moulin avec sa bonne humeur communicative…

LIVRESQUE3 étant prévue pour le mois de juillet, pour toutes informations ou aides concrètes, merci d’envoyer un mail à yehnidjidji@yahoo.fr.

Personnellement, j’ai la certitude que dans 10 ans on parlera encore de LIVRESQUE

Bravo Yehni Djidji & tous mes encouragements pour la suite!

Yehni Djidji

 

 

 

« Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, poète, auteur-compositeur, interprète et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir ! »