HAPPY BLOGDAY!

En ce 31 août, journée mondiale du blog, je me permets de recommander à mes visiteurs quelques blogueurs qui font le bonheur de la webosphère ivoirienne. Même si quelques uns ont considérablement ralenti leur rythme d’écriture, un p’tit tour dans leur monde ne serait pas du temps perdu.

Nnenna nwakanma Israël Yoroba Cyriac Gbogou Yehni Djidji SirPolman Dans ma cabeza Behem Ceschod Cartunelo Abou Kam Fabien Kahé Macmady Yeo Kanigui Melissa Gueï Les ivoiriens ont du talent Yoyo La jolie Edith Brou Jean Patrick Ehouman Aayyah Ocomar Des mots et des images 225 nouvelles Fantastyck Onorynk Marck Andy Civblogs Yacoubahien Emile Bela Meli-melo d’une intello

A tous, ainsi qu’à ceux que j’ai oubliés de mentionner ou que je n’ai pas encore découverts, je dis:

HAPPY BLOGDAY & BONNE CONTINUATION…

Hervé-Joël Houango: un ivoirien bénéficiaire de la bourse d’études Hubert H. Humphrey partage ses expériences

(source: Ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire)

ABIDJAN – Les avantages du programme Hubert H. Humphrey ont été au centre d’une conférence le jeudi 29 août 2013 à l’Ambassade des Etats-Unis.
Animée par Monsieur Herve-Joël Houango, bénéficiaire de ce programme, la rencontre a essentiellement porté sur la responsabilité sociétale des entreprises.

En effet dans le cadre de programme, Monsieur Houango a étudié à Cornell University de Ithaca dans l’Etat de New York sur des projets portant sur la responsabilité sociétale des entreprises. Le programme lui a également permis d’effectuer un stage à Alternatives Federal Credit Union (AFCU) et des visites d’échanges dans plusieurs institutions américaines notamment le Citigroup, la Bank of America et la Cambridge Saving Bank, l’Agence de Protection de l’Environnement (USEPA).
Monsieur Houango a, en outre acquis des expériences en gouvernance environnementale, entreprenariat, le leadership et les techniques de négociations.
Monsieur Houango est depuis octobre 2008 Chargé d’Etudes au Département de Développement Durable de la Banque Nationale d’Investissement (BNI). Il également assuré la fonction d’Assistant du Coordonnateur du Point Focal Opérationnel du Fonds pour l’Environnement Mondial en Côte d’Ivoire de 2008 à 2010.
 
De 2004 à 2008, il a travaillé à l’Agence Nationale de l’Environnement en qualité de Chargé d’Etudes à la Sous-Direction des Etudes d’Impact Environnemental et des Audits Environnementaux. Il a fait partie du groupe d’Expert en charge du pilotage du processus d’instauration des Audits Environnementaux en Côte d’Ivoire de 2005 à 2007.
 
Premier Coordonnateur du Réseau Leadership pour l’Environnement et le  Développement (LEAD) en Côte d’Ivoire (2004-2010), Monsieur Houango a initié en 2008 le Programme de Renforcement des Capacités des Jeunes dans le domaine du Leadership.
 
Monsieur Houango est titulaire d’un Certificat relatif à la Responsabilité Sociétale des Entreprises obtenu de l’Institut de la Banque Mondiale (Washington, Etats Unis), d’un Certificat en Leadership, Environnement et Développement obtenu à Imperial College (Wye, Grande Bretagne), d’un Master en Management délivré par le Centre Européen de Communication, d’Administration et de Management (PIGIER Côte d’Ivoire) et d’une Maîtrise en Lettres Modernes obtenue à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.
 
Crée en 1978, le Programme Hubert H. Humphrey permet aux participants d’enrichir leur expérience professionnelle grâce à un voyage d’études de dix mois aux Etats-Unis. Il s’adresse essentiellement aux jeunes professionnels ivoiriens issus de divers secteurs d’activités. Le programme Humphrey fait partie intégrante du programme Fulbright, programme phare d’échange international du Gouvernement des Etats-Unis, conçu pour promouvoir la compréhension mutuelle entre le peuple des Etats-Unis et ceux des autres pays. La bourse Fulbright offre aux participants — choisis pour leur mérite académique et leur potentiel de leadership — l’opportunité d’étudier, d’enseigner ou d’effectuer des recherches, d’échanger des idées et de contribuer à trouver des solutions aux préoccupations internationales communes.
Fondée en 1865, la Cornell University enregistre quelques 22.000 étudiants provenant des 50 états des Etats-Unis et de plus de 120 pays à travers le monde.

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Aya à Yopougon!

Pour une fan depuis le premier tome de la série de BD signée Marguerite Abouet et Clément Oubrérie, regarder la projection gratuite du film d’animation « AYA DE YOPOUGON » dans la commune de l’héroïne avait quelque chose de sacré.

Dimanche 18h45 j’arrive sur la place Figayo de yopougon. Le film est prévu pour 19h00. Bien évidemment, avec l’heure africaine je me dis qu’il faudra sûrement attendre, par chance quelques minutes, sinon une heure au moins avant de plonger dans l’univers d’Aya, de sa famille et de ses amies.

Premier constat: il y a quelques chaises en plastique réservées à certaines personnes, les autres devant se contenter d’être debout derrière les barrières de délimitation. Je fais partie de ces derniers…

A un moment, je remarque que les membres de l’organisation sont vêtus d’un t-shirt où semble être imprimée une image représentant les personnages de la BD. Collector en vue!!!

Je tente ma chance en passant de l’autre côté de la barrière pour « quémander » un T-shirt. C’est alors que je tombe par hasard sur une jeune femme très sympathique, qui promet de faire son possible pour satisfaire ma demande et me propose même de m’asseoir dans la zone réservée. Génial! AYA DE YOPOUGON T-SHIRT

Quelques minutes plus tard, la femme revient avec un t-shirt (youpi!!), accompagnée d’un homme super souriant portant des dreadlocks. Il s’agit d’Angelin alias « Couteau suisse », responsable de l’exploitation et chargé de production, qui a également participé à la fabrique du film.

Je réalise que la jeune femme n’est autre que l’actrice qui a prêté sa voix à Bintou la go choc, amie d’Aya.

La gentilleTella Kpomahou, qui a aussi passé son enfance en Côte d’Ivoire, m’explique que tous les comédiens ayant collaboré au film sont d’origine africaine, ceci pour marquer la diversité dans ce quartier populaire de yopougon dans les années 70…

19h32: coupure de courant et froid sibérien sur la grande place Figayo (j’exagère un peu mais on se les gèle vraiment!)

20h18: début de la projection. On verra voir ce que ça donnera…

A la fin je me dis:

– Le film est resté fidèle à la BD…peut-être même trop. Du coup les séquences ont défilé sous mes yeux sans que je ne sois aucunement surprise. Il manquait un peu de piment.

– L’adaptation des tomes 1 et 2 de la BD: présage d’une trilogie…

– J’ai aimé l’insertion des vieilles pubs (Bock, .BIAO, Blue Bland etc…) en images réelles.

– Les voix bien adaptées aux personnages.

– Le film « Aya de Yopougon » est certes plaisant, je maintiens ma préférence pour la version papier de l’histoire de cette jeune fille modèle.

– Je reste agréablement surprise par la gentillesse et l’humilité de Tella Kpomahou. Certains de nos personnages publics locaux, pseudo-stars, devraient en prendre de la graine…

Extraits:
« Tu as vu sa beauté? On dirait soleil de 18h! »

« Si pressée que soit la mouche, elle attend que l’excrément soit sorti. »

« Les gos infrarouges: même si tu t’enterres elles vont te retrouver! »

 

Communauté et conflit de leadership

Si la vie en communauté devait être paisible, la chaine alimentaire n’aurait jamais existé. Or, le « manger et être mangé à son tour » est un véritable sport universel, le schéma pris au premier comme au second degré.

De l’existence dans une communauté

A part la communauté humaine et, par ricochet, la famille de sang, qui s’imposent à nous, sommes-nous obligés de nous attacher à d’autres communautés pour exister?

OUI: pour coller à un conformisme naturel et pour ne pas paraître asociale. Ainsi, nous aurons des amis et des collègues de boulot, nous intègrerons certains groupes par affinité (ou par intérêts plus ou moins sains).

Par exemple, quelqu’un qui a l’écriture dans l’âme, gagnerait à intégrer une association d’écrivains. Pour celui qui tient un blog, l’idéal serait de faire partie d’une association de blogueurs. Dans l’un ou l’autre cas, on s’identifie au groupe pour marquer son existence. En général, on se dit que l’union faisant la force, on évolue plus vite à plusieurs qu’individuellement.

NON: car naviguer seul sur sa barque, lorsque l’intention n’est pas de se démarquer au détriment des autres, n’est pas forcément mauvais. Certaines personnes n’ont pas besoin de savoir qu’elles appartiennent à un groupe bien déterminé pour se sentir vivantes. Comme la luciole, elles préfèrent utiliser la faible lumière qu’elles produisent pour s’éclairer et ne pas se perdre en chemin… Et lorsqu’elle croise d’autres lucioles, elle est toujours heureuse d’échanger avec ses semblables, dans le respect de leurs lumières propres, sans pour autant perdre la sienne…

Au final, être un électron libre ou préférer exister au travers d’un bloc représentatif est un choix qu’il faut assumer. Certains survivent à la communauté, d’autres non…

Du conflit de leadership

Si mener seul sa barque a quelques inconvénients, que dire de la vie en communauté?

A mon sens, trois grandes catégories de personnes la composent:

Les meneurs: comme au pays de Candy, « il y a des méchants et des gentils ». Il y a ceux qui veulent toujours avoir la couverture sur eux; ceux qui se sentent toujours frustrés de ne pas l’avoir en arguant qu’ils ont plus de mérite que ceux qui prétendent être les leaders (ce sont souvent les seconds); mais heureusement il y a aussi ceux dont le charisme est certain et qui mènent le groupe de la meilleure façon qu’il soit…

Tout le monde ne peut pas être chef, tous les membres d’une communauté ne peuvent pas faire partie du bureau des dirigeants raison pour laquelle les deux autres catégories de personnes entrent en jeu.

Les suiveurs: les plus nombreux. Ce sont d’excellents faire-valoir, admiratifs des leaders et prêts à tout pour les servir. Même s’ils manquent en général de personnalité, leur présence est déterminante pour maintenir le leader à sa place (quand tout va bien), ou le déstabiliser (lorsque des frustrations se font sentir et que d’autres meneurs les poussent à la révolte). En petite communauté comme en politique, il faut donc savoir maintenir les suiveurs sur la bonne ligne pour préserver la supériorité du meneur…

Les lucides: ce sont de grands observateurs qui ne donnent de l’importance qu’au but principal de leur présence dans la communauté (l’idéal censé être partagé par tous). Ils sont peu influençables et les manigances des uns et des autres ne les affectent pas. En général, ils voient les choses venir et ne sont donc pas surpris par les attitudes (positives ou négatives) de leurs camarades de groupe… Parfois incompris, ils jouent le retrait pour survivre dans la communauté.

Mais pourquoi donc, en ce mois de « vacances blogiennes » que je me suis octroyée, mon cerveau a t-il fait une fixation sur ce sujet et commandé mes doigts de reporter le fruit de mes divagations ici?

Peut-être parce que j’ai un message à faire passer aux différents leaders (légitimes ou auto-proclamés) des communautés ivoiriennes (webosphère et autres):

– Soyez solidaires.

– Évitez les petites guerres intestines qui tôt ou tard minent le groupe et ternissent son image.

– Privilégiez la communication autant que faire se peut! Ne soyez pas avares à informer les autres.

– Même si l’homme est par nature fait d’égoïsme, mettez le vôtre au placard et visez l’intérêt commun (le vrai).

– N’utilisez pas les autres simplement pour votre unique rayonnement. Une luciole seule dans la nuit est jolie à voir, mais le spectacle est encore plus beau lorsqu’elles sont nombreuses à parader de tout leur éclat.

 

Ma conclusion: nous avons tous tendance à critiquer les autres, mais faisons une introspection et demandons nous si nous même agissons comme il se doit dans nos communautés respectives.

Ce qu’on oublie dans le sens de la communauté, c’est qu’elle concoure à rendre ses membres « COMME UN ». Il y a donc division lorsque cet esprit se perd… Or, lorsque la communauté des frustrations devient le fond des amitiés, le risque est fort d’engendrer à long terme un monstre.

Bonne continuation aux bons leaders, les autres revoyez vos carnets de route!