Alun, cet ami qui nous veut du bien

Un jour je me suis surprise à donner des cours sur mon ami Alun à de parfaits inconnus. La situation était critique et il était de mon devoir d’agir!

Ce jour là, vers 6h30 du matin, j’avais pris des étudiants en auto-stop, car le bus qu’ils avaient emprunté était tombé en panne.
À peine qu’ils étaient montés (une fille et trois garçons) que je regrettais déjà ma bonne action! L’ODEUR!!!!
Je n’arrivais pas à comprendre comment à pareille heure ces étudiants, au style dit « choco » (IN), pouvaient dégager de telles odeurs corporelles…
Mon nez incommodé ne savait comment respirer, malgré le fait que j’aie pris soin de baisser les vitres.
Connaissant ma franchise, j’étais tiraillée entre l’idée de leur dire mes vérités quitte à les vexer, et celle « d’attraper mon coeur » jusqu’à destination finale…

Au moment de débarquer le premier étudiant, l’envie fût plus forte que moi. Tant pis que ça les embarrasse, je me devais de sauver des vies (pour ne pas dire d’autres nez).
Devant l’auditoire hagard, je parlai des bienfaits d’Alun, et leur recommandai fortement d’en faire leur meilleur ami.
Je ne sais pas s’ils ont suivi mon conseil, mais je suis soulagée de ne pas les avoir laissés dans l’ignorance…

Mais qui est Alun?

Alun est un minéral De couleur blanche composé de sulfure et de potasse! Il est aussi connu sous les noms de « pierre blanche » ou Alam ». Assez répandu sur nos marchés, Alun est le DÉODORANT le plus naturel et le plus économique que je connaisse (les 500 g coûtent environ 200 F CFA). Il tient plus de 24h, c’est la raison pour laquelle il est de plus en plus utilisé dans les produits cosmétiques et que les pubs vantent souvent ses vertus.

Passée sous l’eau, puis appliquée sous les aisselles, cette pierre fait office de roll-on idéal. Elle peut également être utilisée par les hommes pour atténuer le feu du rasoir.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, beaucoup de gens chez nous connaissent Alun, sans savoir ses propriétés anti-odeur. Il faut dire que la pierre blanche est une star chez les femmes qui veulent se redonner une pseudo virginité… Mais je ne veux pas m’attarder sur ce détail. D’ailleurs je déconseille cette pratique dangereuse pour la santé!!!

Pour en revenir à nos moutons, je vous suggère de faire comme moi et d’adopter Alun.

N’hésitez pas à le recommander à l’ami, au voisin de bureau ou quiconque dans votre entourage qui en a besoin, et qui j’en suis sûre vous remerciera un jour d’avoir sauvé le nez de gens par milliers.

VIVE ALUN, UN AMI QUI VOUS VEUT VRAIMENT DU BIEN!

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Comment trouver l’amour après 30 ans?

Salut chers lecteurs,

« D’amour et de chocolat » est la dernière née des rubriques de ce blog. Le dernier dimanche de chaque mois, je vous inviterai, dans une ambiance détendue, à partager avec moi vos opinions sur l’amour, cette équation plus compliquée qu’elle n’y parait…

Alors, voici la question inaugurale:

Comment trouver l’amour après 30 ans?

J’entends déjà des: « à partir d’un certain âge, il ne faut pas trier », « à force d’être difficile on ne trouve personne », « l’amour ce ne sont pas les sentiments, ce sont des calculs », etc… (rires)

Bref, argumentez et surprenez-moi avec vos réponses éclairées :-).

Nb: La meilleure réponse donnera droit à 1 tablette de chocolat (réelle ou virtuelle selon votre localisation).

Vous pouvez également me proposer des sujets en m’écrivant à famchocolat@outlook.com

 

 

Littérature « kleenex » vous avez dit?

Aujourd’hui vendredi 11 octobre 2013, plongée dans la lecture du quotidien ivoirien Fraternité Matin, je tombe sur un article fort intéressant (pages 5 à 6) dans la tribune littéraire:  « Anzata et Biton, deux auteurs boudés mais debout. »

J’ai souri d’impatience avant de dévorer ces lignes écrites par monsieur Alex Kipré.
Il faut dire que mon avis sur Biton, beaucoup le connaissent: je respecte l’homme, mais je n’adhère pas à son écriture. Je le disais déjà dans mon article ET SI BITON AVAIT TORT?

J’ai beaucoup aimé le travail de monsieur Alex Kipré qui a su exposer les différents avis (positifs et négatifs) sur les productions des deux auteurs et la parole qu’il leur a donné en fin d’article pour qu’ils puissent se défendre.

L’oeuvre prolifique de Biton et le marathon à coups de Tomes de madame Anzata, sont considérés par certains comme de la littérature « Kleenex ». Ok.
Il m’est moi-même arrivé de dire que c’était de la soupe populaire. Soit!

Cependant, est-il normal d’autant s’acharner sur ces auteurs, qui n’ont rien à envier à tous ces soit-disant intellos de chez nous, en manque de notoriété et à l’écriture tellement hermétique qu’un peu de paracétamol à portée est indispensable quand on s’oblige à les lire??
JE PENSE QUE NON!

Perso, je n’aime pas l’écriture de monsieur Biton, comme je n’aime pas le piment… Question de goût donc (et parfois d’opinions divergentes) et non pas une affaire de « snobinardisme d’intello ».
Les histoires de madame Anzata, en toute franchise, je ne les ai pas essayés en livre, mais j’ai eu à découvrir quelques unes de celles qui paraissaient dans le magazine féminin GO MAG, que je lis peu d’ailleurs…

Revenons à nos Kleenex…
Ce que d’aucuns oublient avec les mouchoirs, c’est que le plus important n’est pas le fait qu’on les jette après utilisation, mais plutôt LEUR EXTRÊME NÉCESSITÉ! Sans mouchoirs, ça craint quand on est enrhumé! Pareil lorsque les grosses chaleurs arrivent et qu’il faille s’éponger un peu quand la sueur dégouline….

La littérature, qu’elle soit « kleenex » ou ultra académique, répond à un besoin!
Que ceux qui n’aiment pas lire Biton et Anzata ne le fassent pas, mais arrêtons de cracher dans leur soupe qui demeure très nourrissante pour une grande majorité des lecteurs ivoiriens.

Et que ceux qui aiment ces auteurs, continuent d’assumer leurs préférences. Il faut bien de tout pour faire le monde de la littérature.

Et puis, à ce que je sache, depuis 1901 qu’il existe, aucun auteur ivoirien n’a encore eu le prix nobel de la littérature. Donc arrêtons avec la suffisance littéraire…
Les librairies sont pleines de livres de tous genres…
Le buffet est vaste, il n’y a qu’à choisir la combinaison qui nous convient!

Finalement, j’avoue être au moins d’accord avec monsieur Biton sur une chose: la simplicité en littérature… Rien ne sert de prouver qu’on maitrise les mots, alors qu’on est incapable de transmettre des émotions.

Et si je cherchais à rencontrer monsieur Biton, pour qu’on rigole un peu de nos divergences?
Et si…?

Cette Afrique qui me révulse…

Il a quelques années, entre 2004 et 2006, j’avais été outrée de voir un certain général ivoirien exhiber devant des caméras de journalistes français, ce qui selon lui sûrement, représentait de vrais signes extérieurs de réussite…
Une certaine révolte montait en moi au fur et à mesure que le documentaire défilait sous mes yeux… Pauvre Afrique, m’étais-je dit, voilà à quoi tu es réduite…

Les années ont passé, et le général a fini par déchanté… Soupir… Étions-nous obligés d’en arriver là pour comprendre???

Comprendre…. Avons-nous bien compris? Je me pose des questions… Plus nous avançons, plus les incertitudes s’élargissent…

Comprendre… Notre passé, si présent, est-il aussi difficile à cerner?
Et pourtant…les mêmes recettes ont beaucoup de chances de faire les mêmes plats.
Il y a cependant des exceptions: parfois, le cuisinier amateur arrive à surpasser le chef et avoir meilleur étoile que lui. Il y a des cas aussi où le manque de finesse, réduit tout à néant… Un soufflé raté, et un de plus! Le sacrilège!

Où en sommes-nous? Je ne sais pas. Du moins pour une fois, je veux faire semblant de ne pas savoir… Soupir…. Cette Afrique me révulse….

Il n’y a pas longtemps, j’ai vu un reportage, sur un autre général (façon de parler…).
J’en ai eu la gerbe! J’ai secoué la tête en me disant une fois encore: cette Afrique me révulse…

Qu’est-ce nous n’arrivons pas à comprendre???

Deux détails m’ont sacrément offusquée dans ce documentaire:

– Notre propension d’africains à critiquer les voisins, mais à être les premiers à sauter comme des rapaces sur toutes les occasions de faire pire qu’eux quand la providence nous fait passer de leur côté…
A mon avis, qui hésite pour une fois à se faire humble, nous devrions avoir la bienséance de faire profil bas et nous cacher un peu, quand nous voulons surpasser les niaiseries de ceux qui nous faisaient honte!!!

Ah que cette Afrique, qu’on refuse tous de voir, me révulse!!!
Honte! Mais à qui? Honte à nous-mêmes, acteurs émérites de nos propres conneries…
Entretemps, les autres nous regardent et sourient… Quels autres? Bah nos chers anciens colons, qui devraient avoir raison de penser que nous les préférons à nous-mêmes…et ce, même quand nous nous évertuons à vocifer le contraire…

– Voilà qu’on en arrive au deuxième détail.
Pour nous, pitoyables africains (pas la peine de me contredire sur la suite), être bien vu par l’ancien colon, est comparable à une bénédiction divine… Nous aimons avoir des amis de chez eux, prendre des photos avec eux pour valider nos rapports, être filmés et/ou interviewés, en mode bling-bling, par eux… Remarquez, ça en jette plus de passer sur une de leurs chaînes de télé, que de ne figurer que dans les minables reportages de nos diffuseurs locaux…

Je ne comprends toujours pas la facilité que nos héros, nationalement africains, ont à donner la voix, tout sourire, devant les caméras étrangères, alors qu’un journaliste local peine à avoir ne serait-ce qu’une audience avec eux…
Bon admettons, nous sommes tellement sorciers entre nous, que nous préférons nous livrer à ceux qui ne sont pas nos frères, et qui sont nos amis au gré de leurs intérêts…
Or, il est difficile de venir voler chez quelqu’un qui ne nous a jamais ouvert les portes de sa maison. A contrario, celui qui a le plan en tête…enfin je dis ça, je ne dis rien…

Aujourd’hui, plus qu’un autre jour, j’ai le cœur serré, tant mon Afrique et ses incohérences me révoltent…

Comprendre…Comprendre… Comprendre…
Apprendre du passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs…

Si seulement Afrique savait… Pas besoin d’être devin pourtant!

Afrique mon Afrique, I love you, but be careful…