Les temps changent, les amours aussi…

Nos parents aiment à raconter, avec les yeux qui brillent, qu’à leur temps, déclarer sa flamme à un jeune-homme ou une jeune fille, était un délicieux parcours du combattant.
C’était l’époque où les moyens de télécommunication n’avaient pas encore interféré dans les relations humaines…où posséder un téléphone fixe était un luxe pour les familles.
On s’attirait par les sourires et les regards timides, on se jaugeait discrètement lors des boums, on passait par de multiples intermédiaires pour accéder à l’être aimé…
Draguer au temps de nos parents était un jeu de patience… Un mouchoir brodé en cadeau apportait la plénitude au coeur de celui qui le recevait et un petit mot en retour pouvait faire attendre sa belle, pendant des semaines voire des mois, sans crainte d’un quelconque orage dans leur ciel…

Et puis nous sommes arrivés…. Les ordinaires téléphones fixes plantés dans les salons familiaux ne nous servaient pas à grand chose. L’exercice était trop ardu de se compter fleurette devant une assemblée de parents assis sereinement devant la télé.
Quand par malheur, un téméraire osait faire crépiter le téléphone chez une fille, en général, il pouvait s’attendre à 2 types de conversations:

Conversation 1 :
– Allô. Bonjour monsieur (ou madame) pourrais-je parler à Famchocolat?
– Vous êtes qui pour elle?
– Un camarade de classe….
– Elle est trop jeune, allez étudier au lieu de chercher les petites filles!! Tchrrroouu! (Fin du dialogue!)

Conversation 2 :
– Allô. Bonjour monsieur (ou madame) pourrais-je parler à Famchocolat?
– Vous êtes qui pour elle?
– Un camarade de classe….
(Famchocolat vient prendre le combiné):
S’ensuit une serie de: – Oui-Oui Non-Non Hum-Hum… Bref, trop drap (gênant) de parler devant les parents…

Ma génération à moi a zappé les mouchoirs brodés de leurs vieux, tout en gardant les intermédiaires et les petits mots… On s’écrivait en attendant fébrilement le verdict: râteau ou pelle????
Ainsi passa ma petite jeunesse…

Depuis mon temps, la génération pressée-pressée a pris la place, aidée dans sa croissance par les dites Nouvelles Technologies de L’information et  de la Communication.
Désormais, on se choisit sur catalogue, sur les sites de rencontres, sur les réseaux sociaux. On communique par téléphone portable, sms, webcam…. On rompt de la même manière.
On vit des amours kleenex: en couple le lundi, en situation compliquée le jeudi et célibataire le dimanche…juste le temps de refaire le schéma avec un autre compagnon de route la semaine d’après….

Quand j’observe les amours d’aujourd’hui, je me dis que nos parents ont eu vraiment de la chance…et je deviens nostalgique du temps où mon coeur était suspendu aux lettres parfumées des jeunes amoureux; poètes maladroits…

Les temps changent, les amours aussi…
Aux suivants!

RAMBO DE GARANGO…

De Garango à Bobo-dioulasso
Sawadogo faillit échouer à Abobo
Mais il posa bagage à Yopougon tout ça pour les beaux yeux d’une pehi go
Il ne savait pas que très vite elle lui tournerait le dos
La go ne faisait rien avec quiconque n’était pas groto

Il aimait les films avec beaucoup de héros
Connaissait toutes les répliques des westerns et leurs gringos
Des actions américaines surtout les prouesses de Rambo
Tellement enjaillé de lui qu’il décida de porter son pseudo

A son tour Sawadogo devint Rambo
Avec son nunchaku il pouvait mettre tous les vauriens K.O.
Rambo le gardien le plus choco
Dont le français du Faso jouait parfois à fautes de mots
Et pas besoin de preciser que ça nous faisait rire à gogo

Dans son travail fallait reconnaître que c’était un vrai pro
Rambo la star celui qui aimait les choukouyas chauds
Ensemble on a partagé beaucoup de plats d’alloco de pains bro mais jamais de dolo

Les années sont passées Rambo se fait vieillot
Resté à Yopougon il a oublié Garango.

NB : laissez-moi un p’tit commentaire si vous ne comprenez pas un mot! Je répondrai aussitôt!

Les geeks d’Abidjan en mode fashion

Samedi 12 avril 2014, 19h restaurant Solarino, Abidjan II plateaux 7ème tranche.
À l’entrée, un défilé de jeunes hommes et femmes aussi classes les uns que les autres.
Ils sont tous là pour la Fashion Geek organisée par DIABY MOHAMED, proprio de la start-up SOCIAL.CI , en partenariat avec Orange Côte d’Ivoire.

Fashion et Geek?
En rassemblant la communauté 2.0 d’Abidjan autour de ce thème, les organisateurs ont brillamment démontré que les deux qualificatifs pouvaient être aisément compatibles.

Ambiance chic mais détendue, prestations musicales, défilé de mode (avec l’accessoiriste SAMARA et le styliste JAM), dîner, intermèdes jeux du sponsor: la soirée fut une réussite!
Nous avons même eu droit à une improvisation piano-voix du journaliste-blogueur Israël Guebo et à une interprétation audacieuse de « sous le vent, avec la très populaire Nnenna Nwakanma dans le rôle de Céline! Fallait y être pour l’entendre!!!

Minuit était passé mais nos carrosses n’avaient pas encore pris leurs apparences de citrouilles…  Les pas de danses se faisaient plus techniques (Édith Brou et Fleure N’Doua peuvent l’attester), les rires plus joyeux et les conversations de plus en plus bon enfant…Pourtant il fallut se résoudre à partir…

Cette Fashion Geek a particulièrement été pour moi l’occasion de mettre un visage sur les noms de certains amis jusque là virtuels.

Malgré un léger bémol (Macmady, la Reine des Nappys de Babi, me comprendra) je quittai les lieux très satisfaite de l’organisation générale.

Merci encore à Diaby Mohamed et mention spéciale à tous les acteurs dans l’ombre (@KadijaDoumbia, @Marck_Andyy les autres) et à Olivier Depekine, super animateur d’un soir.

Fashion Geek 2? Des chances que j’y participe.

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