LETTRE D’UNE CLIENTE A MOOV-CI

OBJET : Réclamation suite à restriction de ligne

Madame, Monsieur,

Abonnée Moov sous le n° XX XX XX XX, mes coordonnées ont bien été enregistrées durant la période d’identification.

Aussi, j’ai eu la mauvaise surprise, toute la journée d’hier jeudi 20/12/2012, de constater que je ne pouvais ni émettre d’appels, ni envoyer de sms à partir de ce numéro.

J’ai d’abord pensé à un problème de réseau, mais au vu de la persistance de l’anomalie jusque dans la soirée, j’en ai déduit que mon numéro avait dû subir une restriction.

Ce matin 21/12/2012, à 8h 07 j’ai contacté votre service client,  à partir du numéro d’un autre abonné  moov, le 1010 m’étant également inaccessible (ce que je trouve inadmissible !!!).

Mon interlocuteur, sans vouloir admettre l’opération effectuée par erreur, m’a informé de la résolution du problème. Il devait donc me suffire de redémarrer mon téléphone pour avoir, à nouveau, accès aux services basiques auxquels j’ai droit.

Malgré le sms automatique du 3378 m’informant du déblocage de mon numéro, la situation est demeurée inchangée.

A 8h40, je recontactai votre service client pour faire constater le problème. Face aux questions inadéquates de mon interlocutrice, qui ne semblait pas comprendre que ma préoccupation principale était le rétablissement de ma ligne téléphonique et non la répétition pour la énième fois des informations données lors de l’indentification, j’abrégeai la conversation  et décidai de suivre, le seul conseil lumineux qu’elle ait pu me donner : me rendre en agence pour faire une réclamation.

Madame, Monsieur, imaginez-vous le préjudice causé par une telle situation ? Avez-vous conscience des dommages très graves qu’aurait pu causer l’impossibilité d’émettre un appel en cas d’extrême urgence ?

Avant de vous préoccuper du fait que vos abonnés aient ou non d’autres numéros de téléphones, chez d’autres opérateurs, ne serait-il pas plus intéressant pour nous tous, dans le cadre de ce contrat de prestation de service, que vous-même vous acquittiez de vos obligations ?

Au moment où je vous écris, 21/12/12 à 10h15, le problème n’a toujours pas trouvé de solution.

Je vous saurais donc gré d’y remédier dans les plus brefs délais.

A défaut, et si la situation reste telle jusqu’à ce jour 16 heures, je ferai constater, par voie légale, le préjudice subi par votre faute et intenterais subséquemment une action à l’encontre de Moov CI.

Je vous invite vivement à avoir un peu plus de considération envers votre clientèle et à ne pas simplement la prendre pour un groupuscule, juste bon à vous permettre d’atteindre vos objectifs commerciaux.

Dans l’attente d’une résolution immédiate du problème, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Une réponse par écrit de votre part m’obligerait.

Abidjan le 21/12/2012

 

Mon avis: En Côte d’Ivoire, les services à la clientèle de la téléphonie mobile sont, en général, déplorables. J’en avais déjà parlé dans mon article « FAMCHOCOLAT A L’ORANE AMERE« … Les associations de consommateurs ne jouant aucun rôle, le client lésé ne sait jamais à quel saint se vouer surtout qu’il ne perçoit aucun dédommagement encore moins ne reçoit d’excuses…

LES CHOSES DOIVENT CHANGER!! IL FAUT QUE LES OPÉRATEURS PRENNENT LEURS CLIENTS AU SÉRIEUX SINON ON NE FINIRA JAMAIS D’EN VOIR DMOOV-CI NO LIMITES VERTES ET DES PAS MURES!

 

LA FIN D’UN MONDE

Le calendrier Maya aurait prédit qu’aujourd’hui 21 décembre 2012 marquerait la fin du monde. Vrai ou faux ? D’aucuns pensent que ce ne sont que pures balivernes, alors que certains y croient dur comme fer et se préparent à leur manière pour accueillir l’évènement, si on peut s’exprimer ainsi. Nous ne sommes pas à notre première attente d’une fin du monde imminente… Souvenons-nous de l’année 2000 qui s’annonçait apocalyptique et que nous avons quand même réussi à dépasser avec juste quelques légers bugs sans grande importance.

Espérons donc, cette fois encore, qu’il en soit ainsi. En tous les cas, le simple fait de lire ces lignes, atteste bien que nous sommes vivants.

Et puis, pourquoi  faire une psychose d’un fait que nous n’arriverons jamais à maitriser ? Le Bon Dieu ne nous préviendra pas le jour où il décidera de détruire son « œuvre ». Pourtant chaque jour qui passe correspond à une fin de cycle qui pourrait aussi s’apparenter à une fin du monde. Quand une personne décède, son monde à elle s’achève. L’apocalypse c’est tous les jours, à nous de faire notre vie en posant le maximum d’actes qui garantiraient notre salut lors de notre dernier jugement.

A vrai dire, je souhaite la fin d’un monde, celui dans lequel nous vivons actuellement, ce monde fait d’égoïsme et d’intolérance. Et si aujourd’hui marquait, par exemple, la fin du cycle de crise en Côte d’Ivoire ? Parce que même si tout semble repartir sur de bons rails, il y a encore, malheureusement, beaucoup à faire. De l’insécurité en passant par la salubrité et en s’attardant sur cette sérénité des cœurs qui n’existe pas encore, le chemin à parcourir est long, mais avec de la volonté, nous pourrions aboutir à cette paix qui nous nourrissait par le passé. Et si, nous ivoiriens décrétions ce 21 décembre 2012, jour du renouveau ? Le miracle n’existe certes pas, mais comme l’adage le dit : « vouloir c’est pouvoir » !

La Côte d’Ivoire doit aller de l’avant ! Et sur les réseaux sociaux, certains l’ont bien compris et tentent d’éveiller les esprits.  Depuis plus d’un mois, un groupe de webactivistes essaie d’attirer l’attention des internautes, sur le problème du non-cumul des mandats. A l’approche des municipales, le débat a été remis sur la table par Mlle Mariam Diaby, une internaute engagée.  Dans l’article « Municipales: Jeunesse ivoirienne, réveille-toi! », paru sur son blog, http://macmady.wordpress.com , Macmady, comme elle se fait appeler sur la toile, invite sa génération à se bouger pour que les choses changent ! Selon elle, le copinage électoral ne doit plus être à l’ordre du jour. Désormais, chacun est amené à être conscient de ses choix politiques, en dehors de toutes considérations ethniques ou  mangrécratiques…  Comme Macmady le dit si bien, ce sont toujours « les mêmes qui se pointent, avec des promesses datant de Mathusalem. Ils ont eu 10, 15, souvent même 20 ans pour engloutir les fonds dont ils disposaient pour le développement de leurs communes à d’autres fins. ».

Aussi, pour mettre définitivement fin à ce monde et sortir de ce système trop bien rodé, soutenons Macmady dan sa lutte et disons tous : « Partis politiques, oui, mais Personne Capable d’abord! » Avant de voter aux prochaines municipales, posons-nous les mêmes questions : « Qui garantira un pareil changement, si nous ne décidons pas de mettre aux postes de responsabilité des gens qui CONNAISSENT nos besoins et nos problèmes? Des personnes QUI ONT ENVIE de changement, et qui n’attendent pas qu’on les couvre d’or pour s’activer? »

Cette demoiselle a bien raison. La balle est dans notre camp. Et que personne ne vienne se plaindre après si les mauvais continuent d’être élus. Osons marquer la fin d’un monde et aspirons à un avenir meilleur.

 

(Paru dans L’Intelligent d’Abidjan du 21/12:2012)

LE MAL QUI NOUS LIE

Voilà plus de huit mois que le malaise se ressent, sans que rien ne s’améliore. Un autre pays africain, frontalier de la Côte d’Ivoire, connait ses limites politiques et sombre dans d’incompréhensibles tensions. Le virus de la guerre semble détester l’accalmie. Lorsqu’il constate que son pouvoir  faiblit sur un territoire, il trouve aussitôt un autre endroit à gangréner.  Au moment où notre pays se relève pour se reconstruire, voilà que nos frères maliens ne savent plus sur quel pied danser, à moins que ce ne soit pour quel Dieu prier !

En mars 2012, le regard mi-amusé mi-médusé, nous  nous sommes tous interrogés sur cet étrange capitaine Sanogo, sorti de nulle part et qui venait avec ses mutins prendre le contrôle de la présidence de cette république. Une rébellion touareg et un mouvement salafiste plus tard et tout est devenu confus ! Notre vocabulaire a été étoffé de nouveaux mots : Azawad, Ansar Dine, des noms qui prêtent à sourire et appellent facilement au jeu de mots…Sauf que nous ne sommes pas entrain de jouer et que la situation du Mali est grave !

Qui est qui réellement? Qui veut quoi concrètement? Touaregs, islamistes, indépendantistes on s’y perd un peu dans cet imbroglio. On a l’impression d’être pétrit dans une farine sans levain.

D’un côté, certains imposent la charia comme nouveau mode vie. Au Nord, pas intérêt à voler un œuf, au risque de se voir amputer d’une main. Est-il normal de laisser les mœurs rétrograder à cause de pseudos convictions religieuses ? Les extrémistes ont réussi à rendre la religion du prophète Mohamet terrifiante aux yeux du monde ! Quel honte !

Et, d’un autre côté, quand on prie pour que les tensions s’apaisent, certains évènements viennent semer le doute dans nos esprits. C’est ainsi qu’en début de semaine, nous avons assisté à la démission du premier ministre Diarra et à la dissolution de son cabinet quelques heures après avoir été arrêté puis relâché par les troupes militaires de Sanogo. Où va le Mali ? A qui appartient le pouvoir ? Le gouvernement civil, par intérim, ou la junte militaire ? Que fait-on à Bamako, la capitale, où les mouvements politiques n’arrivent même pas à accorder leurs violons? Dans ces conditions, comment espérer une intervention des communautés sous-régionales et internationales ? La confusion est générale au Mali, qui est soumis à un désordre constitutionnel total!

On ne le dira pas assez : « la liberté des uns s’arrête quand celle des autres commence ». Mais n’est-ce pas cher payer pour les populations innocentes ?

Ce que je dénonce, dans ces multiples situations conflictuelles en Afrique, c’est qu’on à l’impression que nos chers révolutionnaires de pacotille veulent absolument faire de nous des experts en géopolitique et en art de la guerre. Je refuse !!! De la genèse au stade actuel des évènements au Mali, j’avoue m’embrouiller les pinceaux lorsque je veux en débattre. Et puis merde ! Je préfère mille fois qu’on me reproche mon inculture en matière de crises politiques africaines que d’assécher mes neurones avec des rapports de force à n’en point finir. Mon Afrique, avec ces cultures diverses, à beaucoup mieux à m’enseigner. Encore faille t-il que des inconscients ne réussissent pas à la détruire…

Au fil des années, j’ai compris une chose : quand la volonté n’y est pas, rien ne peut se faire, en bien comme en mal…Sinon le conflit israélo-palestinien, qui se transmet de générations en générations, aurait eu une fin depuis belle lurette…

Quand comprendrons-nous, en Afrique, que la guerre est un frein à notre développement ? Nous avons besoin de nouveaux modèles, certes, mais pas de dictateurs anarchistes. Expions définitivement le mal qui nous lie ! L’émergence du continent africain en dépend.

(Paru dans l’intelligent d’Abidjan du vendredi 14/12/12)

Fin d’année fashion

Les fêtes de fin d’année sont proches. Pour ces occasions les fashionistas (tous budgets confondus) se doivent d’être à la pointe de la mode…

Pour être tendance, pourquoi ne pas adopter le concept du « Tuaaage, Mouraage, Enteraaage!« ? En gros ça va tuer dans la capitale avec le nouvel arrivage de friperie!!! Vous ne me croyez pas?? Huum il suffit de jeter un coup d’œil sur la banderole flashy de ce marchand! C’est pas « samizément deh »! 😀

Arrivage de friperie pour les fêtes de fin d'année - Abidjan

Arrivage de friperie pour les fêtes de fin d’année – Abidjan

 

*C’est pas samizément: c’est pas du jeu (en argot)

 

SUR LE GOUDRON…

Quelques semaines après la « guerre »,  des travaux de rénovation des routes, de grande ampleur, ont démarré dans la ville d’Abidjan, comme s’il fallait que toutes les crevasses fassent partie du passé, vite vite vite !

Ah qu’on était heureux en se disant que désormais, plus jamais nos pneus et jantes n’auraient à souffrir sur l’asphalte. Tout roulait…Mais nous avons vite déchanté ! Le goudron utilisé n’était peut-être pas de bonne qualité ou bien les véhicules, trop contents de surfer sans obstacles, ont tellement martelé les chaussées qu’elles ont vite faibli pour retrouver  leur état initial de dégradation… Une chose est sûre : la valse des slaloms pour éviter les trous a repris dans la capitale ! Ce serait hypocrite de nier le fait que le danger soit partout et les excavations de plus en plus énormes. L’automobiliste a intérêt à faire ses prières avant de prendre la route, car entre l’indiscipline caractérisée de chacun et les obstacles à n’en point finir, même le plus averti ne peut jamais être certain d’arriver à destination sain et sauf ou sans quelques bobos sur son engin.

Chaque commune d’Abidjan, chaque autoroute possède son trésor de trous auxquels les usagers sont obligés de s’adapter. Pendant que de nouveaux ponts se construisent, quel est véritablement le sort de nos voies secondaires? Tout le goudron livré au pays en ce moment, est-il uniquement destiné à ces travaux colossaux? Ministères, districts, mairies, à quels organismes devons-nous, nous pauvres ignorants nous adresser pour que définitivement le problème de la défectuosité des routes soit résolu ?

Le père de la Nation Felix Houphouet Boigny, dont c’est le 19ème anniversaire de la mort aujourd’hui, doit se retourner dans sa tombe en regardant de haut l’état lamentable de nos chaussées ! Le goudron qu’on utilisait en son temps ne doit certainement plus exister, sinon comment comprendre qu’il se soit conservé des décennies durant, alors que celui avec lequel nos voies sont désormais nappées ne peut même pas tenir un an ?

A côté de cette situation très inconfortable, les usagers de la route sont également obligés de participer à la comédie des agents censés contrôler la sécurité routière qui passe leurs journées en verbalisations, pas toujours légitimes, ou, pour certains, en racket pour assurer quelque pitance journalière. Pourtant aucun ne semble gêné par la piètre qualité de ce goudron qui les unit aux conducteurs…

Mais, heureusement, il n’y a pas que des choses négatives sur ce goudron. Certains efforts ont été constatés. Ainsi, nous avons tous été ravis de voir la fraicheur des nouveaux uniformes de nos policiers de la circulation, plus fiers d’exercer leur tâche ardue de régulation du trafic. Aussi, depuis plusieurs jours nous avons remarqué que les tables des marchandes qui servaient auparavant à faire les barrages de police, en complément des pneus usés, ont été remplacées par des panneaux mobiles imposants de couleurs blanche et rouge, ainsi que des torches rouges posées à même la chaussée, censées constituer des balises de sécurité fluorescentes.

L’image ne paraitrait pas insolite si ces panneaux « halte police » flambants neufs n’étaient pas souvent situés en pleines zones de crevasses, pour aggraver les difficultés des conducteurs, et si les torches rouges n’avaient de fluorescent que l’adjectif qu’on a bien voulu leur concéder car leur terne luminosité et leur visibilité incertaine font douter de leur efficacité.

Mais c’est ainsi que chaque jour les acteurs de la route, se croisent, s’évitent, parfois dérapent sur les nids de poules. Les accidents sont vite arrivés, mais pour l’heure, le problème ne semble pas être une priorité…

CENSURE

Qu’on me donne la censure
Pour que je la traite à ma mesure…

Aux gens trop bien pensants
Que je les nargue de mon esprit dansant!

Qui mieux d’ailleurs que moi
Pourrait mettre barrière à mes émois?

Que d’éphémères désarrois
Qu’ils s’échinent à ériger en droit.

Qu’on me donne la censure
Pour que je la possède à l’usure!

De cette conscience la mienne
Pas plus débile que leurs raisons d’hyènes…

Je m’insurge contre la cassure
Des âmes faibles de leurs sens trop sûrs.

Et les invite gentiment autre part d’aller paître
Mon doigt bien tendu en l’honneur de leur savoir-être!

Qu’on me donne la censure…
Pour que je vous la renvoie à la face
De vous, oh fourbes créatures
Je n’ai que faire d’une quelconque grâce!

FESTIVAL DE LA BIERE, une jeunesse mise en bière…

Jeudi 29 novembre 2012. 22 heures environ. Sur insistance d’un très bon ami web-évangéliste, qui se reconnaîtra, je me retrouve devant le Complexe Sportif de Yopougon, commune dite « DE LA JOIE ».
J’y suis pour participer, pour la première fois de ma vie, au fameux « Festival de la Bière » où, si j’ai bien compris, on peut consommer deux ou trois bières pour le prix d’une.

Je souligne d’ores et déjà que je déteste la bière! Mais, entre besoin de me changer les idées et curiosité, mon choix n’a pas tarder à se faire…

Un agoraphobe se serait évanoui devant l’immensité de la foule. Dis donc, les gens aiment autant la bière? P’tit tour d’horizon et le constat est clair: il y a beaucoup de jeunes gens, la plupart certainement chômeurs à temps plein…sinon comment expliquer l’affluence à cette heure avancée de la nuit, un jeudi???

Le millier de personnes agglutinées devant l’entrée, me laisse présager que ce ne sera pas pour cette fois, mon voyage au coeur du festival… Comment faire pour pénétrer le lieu?
Un vrai casse-tête, malgré nos ruses pour nous rapprocher des portails d’entrée et de sortie surveillés par des policiers et des gendarmes.

Il faut dire qu’ils étaient féroces nos hommes en uniformes…n’hésitant pas à nous démontrer leur super-puissance, à coups de fouet pour nous éloigner des barrières de sécurité.
Terrible pour moi de vivre ces instants, où je me suis sentie comme une bête sauvage que le berger tentait de mettre au pas!
Consternant de voir le monde détaler, créant un gros cafouillis, se replier, puis revenir à la charge pour se faire fouetter à nouveau!
Tout ça pour de la bière???

Las de toutes nos tentatives infructueuses, nous sommes allés nous consoler chez un vendeur de poulet piqué (poulet mis en broche et cuit au feu de bois)… De la volaille à la place du houblon…

Je ne regrette pas de n’avoir pas pu vivre de l’intérieur l’ambiance de cet événement en l’honneur de la bière.
Mais ma présence sur les lieux m’a amenée à me poser beaucoup de questions sur le sort des jeunes ivoiriens et leurs véritables aspirations.

S’il est évident que le problème du taux de chômage élevé dans notre pays n’a pas encore trouver sa véritable solution, que faut-il penser de cette jeunesse qui préfère l’enivrement à la prise en main personnelle de son avenir?
C’est bien de dire qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Mais, n’aurait-il pas été mieux si ces personnes recherchaient elles-mêmes comment améliorer sainement leur quotidien, sans attendre forcément que l’Etat se bouge… D’ailleurs l’état c’est nous!

Je ne mets pas tous ces jeunes dans le même panier, mais avouons que beaucoup de nos jeunes, filles et garçons confondus, préfèrent les loisirs au travail. Leur manque de volonté s’accroit au fil des années et la facilité prend le dessus…

C’est un fait: un festival de la bière, un concert de nos DJ castagnette rassembleront toujours plus de monde qu’une « banale » session de formation à l’entrepeneuriat…
Allons savoir pourquoi…

En attendant, le show continu au Complexe Sportif de Yopougon jusqu’au dimanche 02 decembre 2012… Entre insouciance et coups de fouet…

La bière, nouvel opium de notre jeunesse?

GRAND-BASSAM PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO

Aujourd’hui 23 novembre 2012, j’ai fait un p’tit tour dans la ville de Grand-Bassam, en principe pour assister au lancement du Festival des Arts de la Rue (FAR 2012) qui doit se dérouler du 23 au 25 novembre 2012.

J’ai été étonnée en arrivant, de ne rien voir qui laissait penser à cet évènement… Tant pis, j’en ai profité pour mieux visiter la ville… On y va tellement souvent pour la plage qu’on en oublie les joyaux d’histoire que détient cette ville.

La maison de la culture, la Bibliothèque municipale, l’ancienne Poste coloniale, la maison des artistes, Le Musée National du costume, le Phare…. Tous des endroits que je me suis régalée à découvrir…

Je suis tombée sous le charme des tableaux du grand peintre Michel Kodjo qui expose à l’ancienne Poste, non loin de la commanderie.

J’ai adoré le travail varié des peintres de la Maison des artistes, mon coup de cœur allant pour les formes abstraites de Tanoh Koffi Mathurin (tanoh_kof@yahoo.fr / Tel: +225 07 73 45 04). J’ai été heureuse de savoir que la plupart de ces personnes réussissent à vivre de leur art.

J’étais comme une gamine au Musée du Costume, à écouter le guide me donner quelques explications sur les accoutrements traditionnels. Ci-après quelques enseignements que j’ai retenus (bien évidemment je ne dirai pas tout pour inviter les plus curieux à visiter ce lieu) :

L’habillement du Roi Akan

  • Les couleurs du pagne kita qu’il porte ont chacune leur signification. Le bleu qui représente le ciel et l’eau, montre l’immensité du pouvoir du roi, signe de puissance. Le Rouge assimilé au sang, est signe de sacrifice. Le Jaune représente l’or, donc la richesse.
  • Les formes dessinées sur les sandales portées par le Roi, donnent beaucoup d’informations. C’est pourquoi ceux qui se prosternent pour le saluer, et qui connaissent les codes, peuvent savoir si les nouvelles sont bonnes ou pas au simple décryptage des sandales du Roi
    .

Les sandales du Chef bété

  • Au bout des sandales du Chef, la forme arrondi représente un oiseau enroulé par un serpent, ce qui signifie que malgré tout ce qui se passe ou se trame derrière son dos, le Roi est toujours au courant de tout! Rien ne peut lui être caché.

Le balai du Chef Yacouba

  • Le balai qu’il tient entre les mains est signe de protection de son peuple: le chef est là pour régner mais dans l’harmonie. Les brindilles représentent son peuple et le Chef est le lien qui les maintient ensemble.

L’histoire des Wolossos

  • A l’origine, les wolossos désignaient des esclaves qui étaient chargées d’instruire les jeunes filles pubères sur la sexualité. Le tabou était grand à l’époque et les parents n’osaient pas en parler directement à leurs enfants. C’est l’évolution de notre société qui a fait qu’on attribue désormais ce nom aux jeunes filles aux mœurs légères…

Pour la suite RDV au Musée National du Costume au Quartier France (Tél: + 225 21 30 13 70). Il suffira alors de vous laisser emporter par la voix du guide…. Thème de l’exposition: Regard Pluriel.

Ma seule déception en visitant Grand-Bassam c’est de constater la vétusté des bâtiments. L’ancien palais de justice n’a de palais que le nom…

Vivement la réhabilitation de ce patrimoine national de l’Unesco!

PS: Pour ceux qui iront à Grand-Bassam, le FAR2012 se déroulera bel et bien durant le weekend.

CES PATRONS QUI TIENNENT NOS VIES ENTRE LEURS MAINS

Pour beaucoup de travailleurs, le mois de novembre est un moment crucial où se joue leur avenir professionnel. C’est le temps des notations ! Entre bonus et évolution de carrière à déterminer, cette période est une zone de turbulence à traverser sans encombre pour les uns, mais fatale pour les autres.

C’est l’occasion de remercier tous les employeurs qui évaluent leurs personnels à leurs justes valeurs, qui sont à l’écoute de leurs préoccupations, tant professionnelles que privées, contribuant ainsi à l’épanouissement de ceux sans qui, leurs entreprises ne pourraient faire ces énormes bénéfices qu’ils sont fiers de publier en fin d’année et qui raviront leurs actionnaires.

Quoi de mieux que d’être reconnu comme un bon employé, ayant atteint (et même dépassé) ses objectifs de l’année ? Quoi de plus valorisant qu’une prime conséquente pour décembre en remerciement de ses loyaux services ?

Mais ne rêvons pas trop! Beaucoup de drames se jouent dans cette période fatidique. En effet, il existe de nombreux « patrons » jamais contents de rien. Un objectif atteint pour eux, n’est qu’une évidence qui ne donne nullement droit à des félicitations.  Pour cette race de patrons, des mots d’encouragements sont plus difficiles à dire que franchir l’Everest en une heure. L’utilisation du pouvoir qu’ils détiennent en entreprise se résume en l’exercice d’une calomnie permanente, aux règlements de comptes incompréhensibles, aux problèmes de personnes constants !

Le harcèlement moral est tellement enrobé d’hypocrisie, qu’il se perçoit mal… Et plus le temps passe, plus l’employé, qui subit les pressions continuelles de son patron acariâtre, ne sait à quel saint se vouer. Il dépérit à vue d’œil, devient improductif, ce qui accentue encore la rage du « maitre » sur son « esclave » ! Certains patrons ne sont heureux que dans la souffrance de leurs subalternes. Combien de femmes n’ont pas vu leurs carrières se briser, pour avoir simplement refusé les avances du patron ? Combien d’employés qui ont su tenir tête aux patrons mesquins et refuser d’être des taupes auprès de leurs collègues se sont vus passer des dizaines d’années dans un service sans que leurs salaires n’évoluent d’un iota ? Que dire de ces patrons qui n’arrivent pas à dissocier problèmes personnels et professionnel s, remettant toujours en cause le sourire matinal qu’ils n’auraient pas reçu ou les courbettes qui ne leur auraient pas été faites, comme si ces actes déterminaient la productivité?

En toute vérité, beaucoup d’entre eux gèrent leurs services, départements, directions  comme des dictateurs, semant la terreur dans tous les bureaux!

Pourtant, rien n’est plus agréable que de travailler dans un climat de confiance, où la rigueur et le souci d’efficacité ne s’apparentent pas à de la torture psychologique…

Finalement, pour mieux survivre à ces patrons qui tiennent nos vies entre leurs mains, la meilleure astuce consiste à bien faire son travail, en les laissant nager seuls dans leur mépris naturel. Toutes les expériences, même les plus horribles, forgent la personnalité. Et c’est seulement au moment où, poussé à bout et franchissant la porte de sortie, que l’on réalise que toutes ces épreuves n’étaient que le signe d’un vrai bonheur à venir, promesse de délivrance absolue…

A tous ces patrons qui se reconnaitraient en parcourant ces lignes, il est temps de comprendre que la vie ne se limite pas aux murs de vos entreprises.  Apprenez donc à respecter vos subordonnés et à juger leur travail avec impartialité. Tout le monde gagne au change quand le travail s’effectue en bonne intelligence.

Bon courage à tous ces employés transparents qui seront encore une fois mal notés, mais qui stoïquement continueront de se tuer à la tâche… Jusqu’à quand ?

 

(Paru dans le quotidien L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 23 novembre 2012)

Femmes d’ici et d’ailleurs, mêmes combats

Aujourd’hui, 21 novembre 2012, la loi ivoirienne sur le mariage vient de connaitre une révolution en intégrant en ses articles 58, 59, 60 et 67 des notions fortes d’égalité entre les conjoints, dans la direction morale et matérielle de la famille, la contribution aux charges du ménage, le choix du domicile conjugale et l’exercice de leurs activités professionnelles.

Les femmes légalement égales à leurs conjoints? Une opportunité pour les couples qui sauront appliquer les textes dans l’amour, l’harmonie et la complémentarité, sans vouloir à tout prix se lancer dans des conflits de supériorité constants…

Mais, à bien réfléchir il n’y a pas que les femmes mariées dans la vie et malheureusement beaucoup de droits de la femme demeurent bafoués de part le monde. Violences physiques et psychologiques sont ainsi le lot quotidien de femmes muettes face à leur propre détresse…

QUE DE MAUX DE FEMMES!!! Que de silences criards!

Viol, coups, excision, injure, harcèlement moral, séquestration, mariage forcé…autant de mots qui expriment ces douleurs de femmes qu’on fait semblant d’ignorer… Souvent par impuissance… Pourtant il nous faut agir pour ne pas que ces ignominies perdurent!

Du nord au sud de notre globe terrestre, d’est en ouest, toutes les femmes sont concernées, toutes classes sociales confondues… Avec la honte comme manteau, la plupart du temps, elles ne disent mot, subissent encore et encore…jusqu’à ce qu’un jour une main providentielle se penche vers elles et les libère… Mais toutes n’ont pas cette chance… Et certaines s’éteignent anonymement dans leurs meurtrissures…

Tout ceci m’amène à parler de Janique CAGIN, une artiste peintre formidable que j’ai découverte un jour que je cherchais une illustration pour un de mes poèmes traitant des douleurs de femmes: JEUX DE MAUX. J’ai eu le coup de foudre en voyant un de ses tableaux, qui collait à merveille à mon texte… Je pris le soin de renommé l’image en indiquant clairement le nom de l’auteur… Par contre je commis la maladresse de ne pas demander la permission à l’auteure de l’utiliser (ouille le copyright!!!).

Et c’est comme ça que le samedi dernier, je reçus une sacrée douche froide en lisant le commentaire de Mme CAGIN sur mon blog, qui revendiquait son droit d’auteur et par conséquent le retrait de l’illustration! Je me suis confondue en excuses et à travers nos échanges, la peintre a compris que mon intention n’était pas mauvaise et m’a donné sa permission de remettre l’image. Par principe je ne l’ai pas fait, mais je lui ai dit que je l’utiliserais juste pour faire un clin d’œil à notre rencontre crispée et surtout pour parler de l’association qu’elle dirige, ARTEMOTIONS, qui lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

En fin de compte, que nous soyons d’ici ou d’ailleurs, nos souffrances de femmes sont les mêmes.

Merci à Janice CAGIN pour son initiative fort louable.

Il est peut-être temps pour moi aussi d’œuvrer, à ma manière, dans le même sens…

Billie dit NON

« Billie dit NON ». Toile effectuée en acrylique et vernis, 70cm X 90 cm. Image utilisée avec la permission de Janique CAGIN