Hervé-Joël Houango: un ivoirien bénéficiaire de la bourse d’études Hubert H. Humphrey partage ses expériences

(source: Ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire)

ABIDJAN – Les avantages du programme Hubert H. Humphrey ont été au centre d’une conférence le jeudi 29 août 2013 à l’Ambassade des Etats-Unis.
Animée par Monsieur Herve-Joël Houango, bénéficiaire de ce programme, la rencontre a essentiellement porté sur la responsabilité sociétale des entreprises.

En effet dans le cadre de programme, Monsieur Houango a étudié à Cornell University de Ithaca dans l’Etat de New York sur des projets portant sur la responsabilité sociétale des entreprises. Le programme lui a également permis d’effectuer un stage à Alternatives Federal Credit Union (AFCU) et des visites d’échanges dans plusieurs institutions américaines notamment le Citigroup, la Bank of America et la Cambridge Saving Bank, l’Agence de Protection de l’Environnement (USEPA).
Monsieur Houango a, en outre acquis des expériences en gouvernance environnementale, entreprenariat, le leadership et les techniques de négociations.
Monsieur Houango est depuis octobre 2008 Chargé d’Etudes au Département de Développement Durable de la Banque Nationale d’Investissement (BNI). Il également assuré la fonction d’Assistant du Coordonnateur du Point Focal Opérationnel du Fonds pour l’Environnement Mondial en Côte d’Ivoire de 2008 à 2010.
 
De 2004 à 2008, il a travaillé à l’Agence Nationale de l’Environnement en qualité de Chargé d’Etudes à la Sous-Direction des Etudes d’Impact Environnemental et des Audits Environnementaux. Il a fait partie du groupe d’Expert en charge du pilotage du processus d’instauration des Audits Environnementaux en Côte d’Ivoire de 2005 à 2007.
 
Premier Coordonnateur du Réseau Leadership pour l’Environnement et le  Développement (LEAD) en Côte d’Ivoire (2004-2010), Monsieur Houango a initié en 2008 le Programme de Renforcement des Capacités des Jeunes dans le domaine du Leadership.
 
Monsieur Houango est titulaire d’un Certificat relatif à la Responsabilité Sociétale des Entreprises obtenu de l’Institut de la Banque Mondiale (Washington, Etats Unis), d’un Certificat en Leadership, Environnement et Développement obtenu à Imperial College (Wye, Grande Bretagne), d’un Master en Management délivré par le Centre Européen de Communication, d’Administration et de Management (PIGIER Côte d’Ivoire) et d’une Maîtrise en Lettres Modernes obtenue à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.
 
Crée en 1978, le Programme Hubert H. Humphrey permet aux participants d’enrichir leur expérience professionnelle grâce à un voyage d’études de dix mois aux Etats-Unis. Il s’adresse essentiellement aux jeunes professionnels ivoiriens issus de divers secteurs d’activités. Le programme Humphrey fait partie intégrante du programme Fulbright, programme phare d’échange international du Gouvernement des Etats-Unis, conçu pour promouvoir la compréhension mutuelle entre le peuple des Etats-Unis et ceux des autres pays. La bourse Fulbright offre aux participants — choisis pour leur mérite académique et leur potentiel de leadership — l’opportunité d’étudier, d’enseigner ou d’effectuer des recherches, d’échanger des idées et de contribuer à trouver des solutions aux préoccupations internationales communes.
Fondée en 1865, la Cornell University enregistre quelques 22.000 étudiants provenant des 50 états des Etats-Unis et de plus de 120 pays à travers le monde.

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365 JOURS AVEC OFFICE

Depuis quelques semaines, il ne se passe pas un jour sans que je ne tombe sur une pub de OFFICE 365 sur le net! C’est sûr, Microsoft fait son évangélisation à fond, me dis-je à chaque fois!

C’est donc avec curiosité que je me suis rendue, sur invitation de la représentation de Microsoft en Côte d’Ivoire, au Manhattan Suite Hôtel de la Riviéra, le vendredi 14 juin dernier, pour ENFIN découvrir ce que ce pack pouvait m’apporter de nouveau. Et là j’ai été totalement subjuguée!!!

Pour une fois je vais faire court: J’AIME TOUT DANS CE OFFICE 365!!!

  • Powerpoint et son effet prompteur qui permet l’anticipation de lecture par le présentateur des documents (très astucieux car cela donne plus d’assurance face aux interlocuteurs). Et pleins d’autres effets!
  • Word encore plus simple que dans ses versions précédentes, qui peut même contenir des vidéos. Excellent!
  • Le bonus Skype (en fusion avec la messagerie Outlook) qui offre des minutes mensuelles de crédit de communication sur tous les numéros mobiles et fixes du monde (avantage non négligeable).
  • OneNote: un outil assez pratique intégrant les textes, vidéos, enregistrements audios. Un bon compagnon pour les blogueurs, journalistes ou écrivains pour ne jamais rien rater quand l’inspiration vient.
  • EXCEL!!!! Oui j’écris EN GRAND CARACTÈRE car c’est lui qui m’a le plus bluffée!! Les formules, diagrammes etc… deviennent des jeux d’enfants!!! Plus besoin d’être un maitre en informatique pour constituer aisément ses feuilles et tableaux. Franchement pour moi EXCEL c’est la révolution!
  • Et bien d’autres logiciels…

A la fin des présentations, j’ai été un peu frustrée de ne pas encore avoir cet OFFICE 365 sur mon PC, histoire de mieux jauger la bête. Mais ce n’est que partie remise…

Merci à l’organisation pour cette rencontre enrichissante, ce super dîner et le joli cadeau offert aux participants.

Definitely, i’m ready to go to THIS OFFICE 365 days of the year!

OFFICE 365

 

 

 

 

 

Yehni Djidji ou l’ivresse des lettres

J’ai entendu parler de cette fille en 2011 alors qu’elle venait de recevoir le prix de la meilleure blogueuse ivoirienne.Par curiosité, j’ai commencé à suivre son blog sur blogspot et j’ai compris l’engouement autour de sa personne. Les sujets étaient bien traités et touchaient facilement la plupart des ivoiriens.

Nos rapports (inexistants) en sont restés là jusqu’au 14 signé Yehni qui disait:

Coucou, ce serait bien d’ajouter ton adresse mail pour ceux qui veulent te joindre, comme moi !

Oups je n’avais laissé aucun contact sur mon blog. Chose à laquelle j’ai aussitôt remédié. Elle m’a alors embarquée dans son projet « 225nouvelles », un site qui regrouperait les écrits de jeunes auteurs ivoiriens.

En me joignant à cette aventure, j’ai pu constater l’immense amour de cette blogueuse pour la littérature.

Mais pourquoi dédier un article à cette jeune dame? Simplement parce que Yehni Djidji c’est un peu moi quelques années en arrière, avec moins de goût du risque… Or, seule la foi peut déplacer les montagnes! Et avec sa grande volonté et ses énormes efforts, elle met tout en œuvre pour partager sa passion de l’écriture et du livre et réaliser ses rêves littéraires. On ne peut qu’en être admiratif…

Ne surtout pas se fier à son air fragile! C’est une vraie battante qui se cache derrière cette apparence, une louve qui est prête à se saigner pour faire vivre ses bébés, tous ces projets qui se bousculent dans sa tête et qu’elle a bien l’intention de concrétiser.

Yehni Djidji c’est bien entendu un blog, c’est aussi un roman « Une passion interrompue« , sans oublier ce regroupement de nouvellistes 225nouvelles, mais c’est surtout LIVRESQUE, cette rencontre bimestrielle autour du livre. La seconde édition qui a eu lieu le 19 mai 2013 (encore meilleure que la première deux mois auparavant) laisse présager que cet évènement deviendra incontournable dans l’univers littéraire ivoirien.

Pour pérenniser ce merveilleux rendez-vous, qui draine de plus en plus d’amoureux des lettres, Yehni Djidji a besoin du soutien de tout un chacun, qu’il soit moral, matériel et/ou financier. Sa famille qui s’implique énormément pour le bon déroulement de l’évènement est aussi à saluer! Mention spéciale à la maman de Yehni toujours au four et au moulin avec sa bonne humeur communicative…

LIVRESQUE3 étant prévue pour le mois de juillet, pour toutes informations ou aides concrètes, merci d’envoyer un mail à yehnidjidji@yahoo.fr.

Personnellement, j’ai la certitude que dans 10 ans on parlera encore de LIVRESQUE

Bravo Yehni Djidji & tous mes encouragements pour la suite!

Yehni Djidji

 

 

 

« Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, poète, auteur-compositeur, interprète et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir ! »

 

 

Ma rencontre avec HelloFood

La semaine dernière, à la recherche de sites culinaires ivoiriens intéressants, je suis tombée par hasard sur HelloFood. Bonne gourmande que je suis, je ne pouvais qu’être sous le charme de cette page de livraison de repas à domicile…ou au bureau.

Les services de livraisons de repas sont de plus en plus nombreux en Côte d’Ivoire. Rien d’étonnant: chez nous quand une idée marche, tout le monde s’y agrippe. J’en ai testé plusieurs en étant parfois satisfaite, mais bien souvent assez déçue par le manque de qualité et surtout de variété des menus.

HelloFood se démarque par son expérience à travers le monde (représentation dans plusieurs pays dont le Nigéria, le Ghana et le Maroc) et la gamme diversifiée des restaurants proposés. On y trouve de tout! De la cuisine locale et internationale, des repas sur le pouce, mais aussi des compositions plus rafinées.

Dans ce monde, où notre temps devient de plus en plus précieux, on a parfois envie de transposer le resto à la maison, pour éviter la contrainte des fourneaux. Quoi de mieux qu’un clic sur HelloFood ou un appel (au 47 05 52 76 ou 20 22 06 31), pour voir ses désirs prendre forme? Après livraison, il n’y a plus qu’à se mettre à table!

HelloFood c’est un service disponible dans les plus grandes communes d’Abidjan. Liste consultable ICI

HelloFood Côte d'Ivoire

HelloFood Côte d’Ivoire

 

 

 

 

 

 

 

Les internautes avertis apprécieront aussi l’application HelloFood, sur Android et Iphone, à partir de laquelle ils pourront aisément passer commande. Un très bon point pour ce nouveau venu dans le monde de la livraison expresse en Côte d’ivoire.

HelloFood Côte d'Ivoire _ Applications Android et Iphone

HelloFood Côte d’Ivoire _ Applications Android et Iphone

 

 

 

 

 

 

Alors n’hésitez plus et tenter l’expérience HelloFood!

Comme disait la pub: « l’essayer c’est l’adopter! »…

Retrouver aussi HelloFood Côte d’ivoire sur sa Page Facebook.

HelloFood

 

 

 

 

LE GARCON QUI NE PEINAIT PLUS A PARLER

Quand Yehni Djidji proposa une place pour assister au deuxième café littéraire mensuel organisé par Marie Catherine Koissy, femme de média aux multiples facettes, je ne savais pas encore que j’allais passer un des moments les plus plaisants de la semaine.

Ce vendredi 8 mars, 2013, en compagnie de Josué Guebo, Président de l’Association des écrivains de Côte d’ivoire (AECI), je pénètre l’antre de AimSiKa, subjuguée par l’originalité du lieu. En effet, comment s’imaginer que l’escalier à l’intérieur de ce drugstore, conduit vers un espace chaleureux, au décor cosy et au doux éclairage qui respire la convivialité. La boisson et les amuse-bouches en libre consommation ne font que me conforter dans cette impression de bien-être.

Sur les murs, beaucoup de clin d’œil aux USA…  En fond sonore des classiques de feu le « Roi de la Pop Music » Michael Jackson.

Sur un présentoir, des exemplaires du recueil de nouvelles « Le petit garçon qui peinait à parler », à se procurer, pour ceux des invités qui ne l’ont pas encore.

Nous sommes installés depuis 18h30, mais la rencontre avec l’artiste chanteur-écrivain Kajeem débute une heure plus tard.

Ma première impression en le voyant : grand de taille, un air fragile, un peu candide.

Après les mots d’accueil de Josué Guebo et de Marie Catherine Koissy, et un passage assez théâtrale du comédien Bah Kanolo, la parole est donnée à Kajeem . Surprise pour moi : l’auteur de ce recueil de nouvelles ne peine pas tant que ça à parler ! Pour un bègue, il s’exprime plutôt normalement. J’apprendrai plus tard que ce résultat est dû à plusieurs exercices respiratoires qu’il s’est imposés durant plusieurs années.

Si « Le petit garçon qui peinait à parler » devait être résumé en un mot, on opterait pour CRISE. Crises multiples, crise (s) dans la crise (en parlant de la situation de la Côte d’Ivoire), crise au-delà des apparences, crise de sens…

Selon l’ auteur, trois histoires, en particulier, ont un soupçon autobiographique… Cependant, pour Marie Catherine Koissy, que l’auteur l‘admette ou non, toutes les nouvelles nous offrent des tranches de sa vie.

Mais se réunir autour de ce recueil de nouvelles a été, en réalité, un prétexte, pour découvrir l’univers de l’homme.

Pourquoi Kajeem s’est-il mis à l’écriture d’un livre?

Simplement Parce que le format musical actuel ne permet pas d’excéder 3 minutes 30 secondes par chanson, ce qui restreint le champ d’expression. Or, nous sommes loin de l’époque où, comme Fela, l’on pouvait se permettre de raconter une histoire rythmée en 30 minutes…

On apprend surtout que c’est une manière pour l’auteur de renouer avec ses premières amoures. En effet, c’est l’écriture qui l’a mené au chant.

Le rôle de la femme dans sa vie

Kajeem a eu la chance d’avoir deux mamans: une brave mère adoptive qui a élevé une vingtaine d’enfants avec beaucoup amour et sa mère biologique, femme de poigne, meilleure chanteuse que son fils, mais qui n’a pas pu entamer de carrière musicale du fait de son statut de chef traditionnel. Kajeem se souvient qu’à la mort de son père, la plus grande douleur qu’il a eue a été d’envisager la perte de sa propre mère, femme très précieuse à ses yeux.

En ce jour dédié aux femmes du monde, l’artiste leur a rendu hommage en louant le mérite qu’elles ont de ne pas avoir l’égoïsme des hommes en matière de gestion familiale.

Kajeem nous a aussi exprimé sa fierté de n’avoir qu’une progéniture féminine.

 Le bégaiement : regard sur un handicap

Kajeem définit le bégaiement comme un mal du silence. Un mal dont il a souffert tout au long de son parcours scolaire, obligé de subir le mépris de ses compagnons de classes. Mais cela ne l’a pas empêché d’être brillant élève, le meilleur de tous jusqu’en fin d’études à l’université.

Le bégaiement, il l’associe à une multitude d’idées qui se bousculent dans sa tête, et qu’il a réussi à canaliser à travers le chant.

Marie Catherine Koissy,  nous a également confié qu’elle a un handicap, sans nous dire lequel… Et si son regard flamboyant était le fruit de ce handicap qu’elle a tourné à son avantage ? Me suis-je intérieurement demandé… Nous n’aurons pas la réponse. Seul, Kajeem, qui soutient activement l’association d’aide aux enfants handicapés « La Page Blanche », aura la faveur de le savoir en aparté…

A la fin de la rencontre, un roman de Regina Yaou a été offert à Kajeem ainsi qu’un cadeau surprise, à déballer loin de nos regards… La curieuse que je suis s’est sentie un peu frustrée par cette deuxième devinette de la soirée.

C’est aux environs de 21h30 que la séance de dédicace a commencé.

En toute franchise, je n’ai pas vu le temps passer. Des afterworks littéraires: j’en redemande!!!

Ma conclusion :

1) J’ai eu un véritable coup de foudre artistique pour Kajeem.

2) J’ai été ravie de faire la rencontre de l’illustre Henri N’Koumo.

3) Je ne peux que louer cette belle initiative de Marie Catherine Koissy, qui est une référence pour moi, une des rares femmes d’excellence qui dans mes années jeunesse, faisait le rayonnement de la télévision nationale.

Prochain rendez-vous AimSika:  Jacobleu, artiste peintre.

 

Credit photos: AimSika Shop

OBJECTIF DEVELOPPEMENT

Le lundi 4 février, j’ai été agréablement surprise de recevoir une invitation de l’Agence Française de Développement (AFD) à un vernissage qui aura lieu le 12 février à 16h30 au parc Bressole à Abidjan, dans le cadre de l’exposition « Objectif développement ».

Cette exposition photos et animations a pour but d’inspirer un nouveau regard sur nos pays du sud, loin des stéréotypes. Elle se déroulera du lundi 11 février 2013 au jeudi 21 février 2013 au Parc Bressole, face à l’Immeuble Alpha 2000 au plateau.

Si le développement durable demeure, à vos yeux, une notion floue, ces 10 jours seront aussi l’occasion d’en savoir plus, à travers l’expo, les conférences et les rencontres proposées par l’AFD, à l’occasion de son 70ème anniversaire.

L’entrée étant libre, n’hésitez pas à y faire un tour, entre amis ou en famille, tous les jours de 10h à 18h, sauf le dimanche.

L’Afrique a vraiment besoin de se défaire des clichés qu’on lui a collé à la peau depuis trop d’années…

Personnellement, je rêve d’une expo « REGARD DU SUD SUR LE NORD« , où on parlerait de développement tout court et d’équilibre dans les échanges nord-sud…

Liens utiles:

Programme de l’expo photo Objectif Développement.

Sur Twitter, le hashtag, durant l’évènement sera #ObjDevAbidjan
Agence Française de Développement - Objectif Développement.

Mon Père Noël venu d’Allemagne

Comment lui exprimer ma gratitude sans trop en faire, mais sans que cela paraisse lapidaire?

Parfois, en l’espace de quelques semaines, des personnes que nous rencontrons à peine, nous marquent plus que celles qu’on côtoie depuis des lustres…

Aujourd’hui 25 décembre 2012, débute officiellement, mon aventure sur www.famchocolat.com. Exit le « wordpress.com » qui alourdissait l’adresse de mon blog famchocolat. Et tout cela grâce à qui?

Latty, mon Père Noël venu d’Allemagne!!!!

GRAND MERCI à toi grand-frère Latty pour ce superbe cadeau, pour ta générosité et pour ton amitié. Ton geste m’a énormément touchée…au point que je ne trouve pas assez de mots pour te dire toute ma reconnaissance…

JOYEUX NOËL A TOUS!

Un Père Noël venu d'Allemagne.

Mon Père Noël venu d’Allemagne.

Dans l’univers de l’Intelligent d’Abidjan

Vendredi 07 septembre 2012. Il est 16h quand je débarque dans les locaux du quotidien « L’Intelligent d’Abidjan« , à Cocody Angré.

Le personnel semble surpris de me voir. Pourtant, c’est avec la permission du Directeur Général, M. Alafé Wakili, que je viens passer quelques heures en immersion dans leur rédaction, pour suivre le circuit de publication de ce journal.

Le boss n’étant pas encore arrivé, je suis toutefois très bien accueillie et directement confiée au rédacteur en chef, M. Maxime Wangue.
Au premier contact, je suis certaine de passer un bon moment avec cet homme à l’allure débonnaire et paternelle.
Je lui explique l’objet de ma présence: – Je ne fais pas d’études particulières, ni ne prépare de thèse. Je viens juste assouvir ma curiosité, car les métiers de la presse m’ont toujours intriguée.

J’avoue que dans un de mes rêves d’enfance « j’aurais voulu être journaliiiiiissste, pour pouvoir faire mes numérooos… »

Monsieur Wangue m’informe que la séance de débriefing entre tous les services (Politique, Économie & Finance, Société, Sport, Culture) a eu lieu à 10h et qu’ils sont à l’étape de la correction des ébauches d’articles à paraitre le lendemain.
Je m’improvise assistante du « redchef ».
Il faut vraiment aimer lire pour faire ce boulot! Les articles se suivent et sont corrigés dans une ambiance certes détendue mais très studieuse.

La première correction terminée, les articles sont réédités et mis en page sur un BAT (bon à tirer au format A3).
Une relecture est alors effectuée afin de ressortir les fautes ou erreurs omises et de reformuler les textes si nécessaire.
C’est également le moment d’analyser la pertinence des titres à la Une.

Tout cela parait une mince affaire, mais c’est véritablement un travail ardu, assez minutieux.

22h! Je n’ai pas vu le temps passer! Nous sommes dans la phase de montage sous QuarkExpress 9. Je découvre émerveillée, ce logiciel de création et de publication de contenus.

Lorsque la mise en forme est validée, le technicien procède à l’impression des pages sur du papier calque A3 . L’édition se fait à l’envers pour permettre la reproduction définitive du contenu en trace papier.
Aussi pour les pages à paraitre en couleur, une astuce est utilisée: l’impression sur calque, de la même page en quatre exemplaires de quatre couleurs différentes (cyan, magenta, jaune et noir), qui seront superposés par la suite.

23h50. Il est tard, je quitte les locaux. Le montage n’est pas encore terminé, à l’issue duquel tout doit être livré à l’imprimeur pour que les numéros puissent intégrer les kiosques aux premières heures du samedi.

Ce fût une expérience enrichissante! Merci à M. Wakili et toute son équipe pour votre disponibilité!!

L’Intelligent d’Abidjan c’est:
– 10.000 numéros imprimés chaque jour
– Beaucoup de passion et d’amour du métier
– 9 ans d’existence depuis le 03 spetembre 2012.

JOYEUX ANNIVERSAIRE ET BONNE CONTINUATION!

L’Artisanat à l’honneur à Abidjan

Depuis le 24 août 2012, l’Institut français, située dans la commune du Plateau, abrite en ses locaux, la 2ème édition des Journées Internationales de l’Artisanat d’Abidjan.

Je m’y suis donc hâtée afin de déguster de mes yeux, tous ces joyeux faits-main, toute cette culture débordante d’authenticité et de couleurs bien africaines.

Le premier pas dans ce village artisanal est un voyage gratuit dans diverses contrées du berceau de l’humanité.

Le Burkina Faso, bien représenté, m’a fait admirer des bijoux de toutes sortes à des prix imbattables: colliers magnifiques, bracelets, bagues, boucles d’oreilles en perles, cuir, bronze etc…
Les hommes et femmes intègres ont aussi voulu me montrer de quoi étaient capables leurs tisserands, avec une mosaïque d’étoffes de leur terroir. Ils n’ont pas oublié de présenter leur célèbre karité sous toutes les formes (beurre, savon, pommade), leurs mangues séchées (que j’adore, soit dit en passant) et partager avec les visiteurs les bienfaits de leur « soumbala » et de la « morenga » des plantes aux grandes vertus.

J’ai aussi été bluffée par la beauté et la qualité des statues en bronze. Là, par contre, je me suis contentée d’admirer, car le prix de la plupart des œuvres avoisine ou dépasse le million (euh…ils attendrons que mon compte en banque mérite ce type d’acquisition! Lol).

Je suis également tombée en admiration devant le stand du fabricant de jouets en bois et en calebasses (puzzle de l’Afrique, Tortue avec la tête qui bouge etc…)

– Le Togo m’a invité dans son univers des pagnes avec différents modèles de camisoles et robes en pagnes de toutes les couleurs.

L’Afrique étant, par excellence, la terre des mystères, je ne fus point surprise de rencontrer les grands féticheurs, soigneurs de tous maux, décanteurs de toutes situations, venus du Togo et du Bénin.
J’ai adoré leurs stands! Non pas que toutes leurs mixtures m’intéressent (trop méfiante pour me laisser tenter), mais parce que j’aime les écouter parler, en toute discrétion des produits non exposés qui peuvent faire des miracles dans nos vies.

C’est ainsi qu’au Bénin, je me suis retrouvée en plein cours de comment faire pour avoir un homme dans sa vie ou le maintenir:
1. prendre la poudre spéciale dans laquelle ajouter quelques poils pubiens et anaux finement ciselés.
2. cuisiner un bon repas à monsieur, mais ne surtout pas en manger, au risque de tout gâcher!! Ne pas associer la poudre à de la bouillie ou du lait (allons savoir pourquoi?)
3. si les enfants ou d’autres personnes en mangent, ce n’est pas grave! Ça ne fera que renforcer l’amour dans la famille (euuuh des poils??)

D’autres conseils avisés et astuces (dits « secrets de femmes ») ont été proposés, mais j’ai remercié gentiment le « féticheur qui voulait mon bien », en lui disant juste que je n’ai pas le courage de ces choses là. Il m’a répondu: « Madame faut avoir le courage! Si tu ne l’as pas tu n’as rien! ».
Hum j’ai compris mais non merci…

Au Togo, en plus de sa thèse sur la satisfaction de l’éternelle quête féminine (trouver l’homme de sa vie), le gentil guérisseur, de son œil coquin a vanté les effets de son produit phare: le « serre vagin »…Virginité assurée! Huum là encore j’ai beaucoup souri et m’en suis allée bredouille de tout « médicament africain », mais riche de mon imagination fertilisée.

– J’aurais remis mon trophée de « l’originalité » au Nigeria, avec ses paillassons faits de chutes de pagnes recyclés. Fallait vraiment y penser! Leurs bijoux en pagnes ne m’ont pas non plus laissée indifférente.
Les aficionados de movies à la sauce Nollywood n’ont pas été oubliés avec un large choix de CD.

– Cela m’aurait étonné si le Sénégal n’avait pas été présent. Avec une dame qui maîtrise vraiment son affaire, il est difficile d’échapper aux jolis boubous et encens (« Churaï »). Là encore on a droit à un « secret de femme », une poudre à mélanger cette fois dans du lait ou de la bouillie.

– Bien évidemment la Côte d’Ivoire est là avec ses pagnes tissés et les poteries des femmes de la région de Katiola.
Le Niger et la Mauritanie (les mauritaniennes son belles hein) eux aussi proposent des beaux produits de chez eux…

J’en suis ressortie, toute contente de mes achats, imprégnée des senteurs africaines et sure de revenir!

Ces journées s’achèvent le dimanche 02 setembre 2012. Pour tous ceux qui n’y sont pas encore allés, n’hésitez pas: FONCEZ CA VAUT LE COUP!!!!

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Quelques exposants:

Asta Bijoux (ou chez « Madame Petits Prix »), Burkina Faso
Email: zoeomeazeta2002@yahoo.fr

Ouedraogo Philippe (fabricant de jouets), Burkina Faso
Email: philippeouedre@yahoo.fr
Site: www.decobf-skyblog.com

Nana Wahab (Artiste Bronzier Modeleur Fondeur), Burkina Faso
Email: wahabonana@yahoo.fr

Alàrà Collections (ethnical Wears etc…), Nigeria
Email: alaracollectionsnigeria@yahoo.com