MTN: Rire Jaune Everywhere ! 

Après avoir vu des vertes et des pas mûres ailleurs,
Après avoir goûté des oranges très amères,
Le coup de foudre fut instantané !
Je me mettais enfin à chanter à tue-tête :
Yellow Yellow everywhere you go,
Yellow Yellow c’est mon nouveau réseau !!!

Le jaune rayonnait dans ma vie.
De mon forfait mobile sur mon numéro 44…, à ma WiFi Pocket en passant par ma clé internet, je gueulais à qui voulait l’entendre que MTN c’était le meilleur de tous !

Mais notre idylle était trop belle pour être vraie. Il aurait fallu l’expérience de la dite « Mobile Wifi » pour douloureusement m’en rendre compte.
Tout avait pourtant bien commencé.
Jusqu’à hier, mon appartenance au maillot jaune était complète et ma confiance sans pareil !

Hier, mon ami fidèle se fit distant.
Je me mis à voir rouge comme le réseau sur ma Mobile Wifi. Problème de communication me suis-je alors dit. Ça passerait.

Quelle ne fut ma stupeur de constater aujourd’hui que les règles avaient changé à mon insu.
Un appel au service technique et tout bascula.
A. K., mon interlocuteur, m’informa que:
1. Mon forfait étant résidentiel, je ne pouvais me connecter qu’à partir de la maison.
NB: lors du changement obligatoire d’appareil de connexion, ce fameux forfait m’avait été imposé. La stagiaire qui m’avait servi de conseiller clientèle, m’avait expliqué de sa voix peu assurée, que la connexion était accessible partout mais avec la 4G optimale dans la zone résidentielle. J’avais souligné ce jour là l’absurdité d’une telle solution. Mais d’avril à ces dernières 48 h tout se passait comme on me l’avait dit…

2. Si je voulais un forfait mobile pour bénéficier du réseau everywhere, il me faudrait me rendre en agence pour configurer à nouveau ma Mobile Wifi…

Depuis quand une souscription à un service mobile spécifique se mue t-il en assignation à résidence sans la moindre information préalable au client ni son accord ???

Les fournisseurs d’accès Internet en Côte d’Ivoire nous prennent en otage chaque jour un peu plus et nous délestent de nos petits CFA sans état d’âme. Aucun respect pour la clientèle ballottée entre les offres aussi incongrues les unes que les autres…
Dans un pays où rien ne va quelque part, c’est le pauvre consommateur qui a tort face aux avides fournisseurs de services.

J’apprends par la suite que de 19.000 Fcfa en illimité ou 15 Go mensuels pour 1MBPS, je devrais être contrainte de choisir des forfaits Jour (200 Mo à 449 Fcfa), Semaine (700 Mo à 1299 Fcfa / 1.4 Go à 2199 Fcfa) ou Mois (1.5 Go à 7499 Fcfa / 3 Go à 9999 Fcfa) pour pouvoir disposer d’une quelconque mobilité…

Je ne sais pas encore ce qu’il adviendra de mon pauvre forfait Adoption 15 Go en cours depuis le 29 août…
Je suis fatiguée des continuels coups de gueule à l’endroit de nos opérateurs sourds et aveugles, spécialistes en ventes forcées et publicités mensongères !

Le combat étant perdu d’avance, ma décision est prise. Je ne m’abonnerai plus à aucun service Internet. Je profiterai des périodes de gratuité ou des connexions publiques accessibles.

Il paraît qu’on ne peut plus vivre sans internet…
Eh bien, je mourrai donc en riant jaune !

Cheers !

Ps: connexion d’une tierce personne utilisée pour effectuer cette publication…

Un sourire ne coûte rien… 

Un sourire ne coûte rien, mais il peut apporter beaucoup…
Le premier à avoir sorti cette phrase ne croyait pas si bien dire !
Le sourire est une arme pour contourner de nombreux obstacles ; un remède efficace contre divers maux émotionnels.
En un sourire, notre monde intérieur peut se trouver repeuplé.

Je m’amuse souvent à sourire aux inconnus dans la rue. Et que j’aie ou non la même chose en retour, ces quelques secondes de partage illuminent ma journée.

Un sourire ne coûte rien, mais il peut apporter beaucoup…
Le premier à avoir sorti cette phrase ne vivait pas à Abidjan où ce sourire gratuit peut apporter beaucoup de problèmes !!!

Chez nous, le sourire est souvent perçu comme un gage d’extrême gentillesse (combien de méchants ont le temps de sourire ???). Par ricochet, il donne l’impression d’un  trop-plein de joie chez la personne qui le communique.
Or ici, qui dit bonheur, dit suffisance financière, parce que vrai de vrai dans notre pays presqu’émergent c’est lahen qui fait tout ! 

Les petits namas censés surveiller votre tacot, les vigiles dans la rue, les vigiles au boulot, la femme qui fait les transferts de crédits téléphoniques, le gars qui fait les transferts de crédits téléphoniques, la jeune vendeuse de bricoles qui vous aime bien, le vieux de l’église qui vous prend pour son enfant, les gens du village qui pensent que vous avez plus réussi qu’eux, le personnel chargé de l’entretien des bureaux, les vieux camarades de classes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leurs études, l’inconnu/e à l’église qui joue sur le sentiment religieux, le commerçant que vous saluez tous les matins, et les autres : TOUTE CETTE POPULATION EN VEUT À VOTRE SOURIRE !!!

Si vous ne comprenez toujours pas, c’est que vous ne vivez pas ici…

– Tantie mes jumelles sont malades, je n’ai pas l’argent pour les soigner. Pardon donne-moi ce que tu peux/veux pour m’aider.

– Hé ma maman, y a longtemps que je n’ai pas bouffé ton argent hein !

– Ma soeur aide-moi on a volé la recette de ma cabine. J’ai besoin d’un prêt.

– S’il te plaît, peux-tu m’aider à faire une cabine ? Je ne travaille pas, mes parents sont au village.

– Mon commerce ne marche plus. Les gens prennent mes articles à crédit sans payer. Je n’ai pas l’argent pour payer mon loyer. Pardon tu es mon seul recours. Que Dieu te bénisse.

– La maman choco aujourd’hui là c’est toi qui va payer mon transport hein.

– Excuse-moi est-ce que je peux t’exposer mon problème ?

– Ma fille, ça ne va pas. Fais un transfert à ton vieux père.

– Ah la vieille mère c’est chaud sur moi. Faut faire quelque chose.

– Ma chérie on dit quoi ? Je t’invite quand ?

(…)

Tout ceci parce que par politesse, chaque jour que Dieu fait, vous faites une distribution gratuite de « Bonjour », « Bonsoir », « Bonne journée », « Bonne soirée » avec un sourire d’une innocence coupable.

Sourire à Abidjan est un vrai piège !

Alors, un conseil pour survivre dans cette jungle et faire un peu d’économie : toujours rester poli avec son prochain, garder une apparence neutre tout en souriant de l’intérieur… 

Un sourire ne coûte rien, mais il peut apporter beaucoup en bien ou en moins bien: Ça dépend des personnes à qui vous le donnez ! 

Africains, qui sommes-nous face aux drames du monde?

Vendredi 13 novembre 2015, la France ressent à petites doses les douleurs du nine-one-one vécu par les frères d’Amérique 14 ans plus tôt…

Depuis Al Quaida, le terrorisme en a fait du chemin. Exit Ben Laden, Akwaba Boko Haram, Viva Daech et leurs nouvelles têtes « mal pensantes ». Le monde n’est pas sorti de l’auberge. L’enfer a rejoint la terre.

De tous les coins du globe, la nouvelle ère se veut terroriste. Des tours réduites à ground zero, des feux d’artifices humains en plein vols planés, des jeunes filles victimes de rapts au nom de l’extrémisme, des étudiants sacrifiés au bûcher de l’inhumanité, des kamikazés en tous genres prêts au suicide en l’honneur de causes aux noblesses douteuses. L’horreur partout, la terreur en nous.

En janvier 2015, le drame de Charlie Hebdo, avait fait conjuguer à la planète entière, le verbe « être » en sa première personne du présent de l’indicatif. Il n’est plus besoin de penser pour être. Au moindre bobo, en guise de soutien, il suffit désormais de scander les deux mots de ralliement « Je Suis » suivi de ce pourquoi nous voulons être.

Je Suis Charlie, Je Suis Kenya, Je Suis Abobo, Je Suis Paris, Je Suis Nigeria, Je suis Pacha (mon chien qu’un chauffard lyonnais a précipité au paradis canin)…ou encore: Je Suis Que Dale!

Quand le Nord brûle, le Sud reçoit les cendres et s’échauffe au même titre. Mais dans le sens inverse le retour n’est jamais  pareil.

Qui sommes-nous donc africains face aux drames de l’autre monde?

Les événements de Paris ont montré une fois encore que nous demeurons divisés quand il s’agit de compassion à exprimer à l’occident. Il faut dire qu’on en a de toutes les catégories: les désolés sincères, les yayibonistes zélés (pléonasme), les « on fait rien avec l’occident puisqu’ils ne font rien avec nous », les touchés mais discrets, les spectateurs hilares de tout ce cirque et ceux qui s’inquiètent de ce qui ne tourne pas rond dans toutes les têtes extrémistes du monde.

La politique dans le monde est à gerber, on le sait. Celle de l’occident envers l’Afrique est enrobée d’un faux altruisme dont personne n’est dupe. Mais un enfant au Mali et un enfant en France ont le même taux d’humanité qu’un enfant en Afghanistan ou un autre en Syrie, en Inde ou au Canada. Un humain innocent quelque soit sa localisation dans le monde mérite donc notre yako quand il souffre, juste par preuve d’humanité. Et comme j’aime le dire:

Ton voisin ne peut pas pleurer plus que toi aux funérailles de ton père, à moins qu’il ne soit en réalité ton frère adultérin .

Pour nous qui sommes africains et fiers de l’être, il est nécessaire de ne pas nous tromper de combat. Il nous appartient à nous seuls de nous donner de la valeur, cette réelle importance que l’occident ne nous accorde pas toujours. Il ne nous est point indispensable de nous entre-déchirer à coup de hashtags insensés pour qui pleure plus fort alors que son frère n’est pas touché; qui marche tête haute et mouchoir en main en l’honneur de victimes d’un acte abject qui s’est déroulé à des milliers de kilomètres alors qu’à quelques mètres ça crève aussi en pagaille; qui est plus sensible aux bombes qui éclatent dans les villes du voisin proche…  N’ayons pas la compassion sélective comme la plupart de nos dirigeants (même si la connerie a aussi ses raisons que la raison ignore).

Au delà des blablatages sans fin, la seule chose dont nous devons prendre conscience c’est que le terrorisme nous concerne tous! Kenya, Liban, Lagos, Paris, Abidjan le trajet n’est pas aussi long qu’on le pense. Agissons donc de telle sorte que ce mal ne progresse pas. Alertons, informons-nous, prenons des mesures sécuritaires, libérons-nous de nos chaînes mentales, prions pour les uns et les autres et laissons les politiciens du monde à leurs besognes pas toujours claires. L’amour finira par prendre le dessus sur la haine…

Et qu’on le veuille ou pas, sur cette terre, nous sommes tous unis par l’oxygène qui nous maintient en vie. #NousSommesTousHumains

Que les voix de ces enfants nigerians résonnent dans nos coeurs et que Dieu fasse de nous des instruments de sa paix…

Les chaînes alimentaires africaines

Manger et être mangé à son tour, tel était le slogan que nous clamions à l’école primaire lorsque maîtres et maîtresses nous demandaient : qu’est-ce que la chaîne alimentaire?

A l’appui d’un schéma, qui représentait une suite d’animaux donnant l’impression de faire une ronde joyeuse autour d’un monde dans lequel les plus faibles se faisaient bouffer par les coriaces carnivores, nos enseignants nous expliquaient que pour une question d’équilibre de l’écosystème tous les êtres vivants ne pouvaient pas se permettre d’être uniquement végétaliens ou bactériophiles. Sorry Brigitte Bardot; ce n’est juste qu’une loi naturelle qui fait que dans le prolongement nous humains sommes obligés de bouffer du lion pour survivre…

Dans ma chère Afrique, nous appliquons à merveille le principe des chaînes alimentaires. Mais nos chaînes ont généralement pour but de déséquilibrer le système en place, peu important qu’il soit favorable au peuple ou totalement défaillant. Nous avons constamment faim et soif de pouvoir, ce qui fait que nous sommes souvent prêts au pire pour arriver à nos fins. Hélas, rares sont les fois où les populations en profitent. Chez nous on bâillonne, on enchaîne dans le but de se goinfrer par petits noyaux pendant que les peuples payent les pots cassés! Coups d’états, rébellions, prises d’otages, enlèvements, assassinats, dictatures de genres nouveaux etc. Quand les plus forts fabriquent des vulgaires anneaux non pas pour resserrer les liens de solidarité entre les hommes, mais plutôt pour étouffer les faibles (en armes surtout) et réduire totalement leur liberté. Tant que les voraces bouffent pépères, tout roule pour l’Afrique! Ressources naturelles, caisses d’états, serrons les chaînes des uns jusqu’à sang et délectons-nous du breuvage!

Tout ceci me fait penser à l’affiche publicitaire sur le dernier festival des grillades d’Abidjan, que personnellement j’ai trouvé de mauvais goût… Un Roi Poulet sans tête tient fièrement une broche au bout duquel se trouve un gros morceau de poisson. En face du Roi, une fourchette qui semble l’indexer pour lui faire comprendre que malgré sa fausse allure altière et son épée, il passera bien vite à la casserole!

A Abidjan le poulet est Roi!

A Abidjan le poulet est Roi!

Le sort finit toujours par s’abattre sur les chers cacous africains en armes, rapaces de grands chemins, peu enclins aux échanges d’idées pour réparer le vieux berceau et encore moins préoccupés par la stabilité générale…

La loi du plus fort est toujours la meilleure disait la fable. Mais qu’advient-il quand le plus fort se trouve être le plus con?

God Save Africa!

9 mois de silence…

9 mois de silence. J’en avais besoin… Une légère secousse dans ma vie a suffit pour mettre en panne ce qui me restait d’inspiration…

9 mois pour panser certaines plaies, pour arriver à me détacher des choses qui n’en valent pas la peine, pour accepter enfin mes petits chemins de croix…

9 mois paradoxalement très fructueux qui ont permis de faire germer en moi, à défaut de bébé, de jolis projets que je me ferai un plaisir de partager avec vous… SI ÇA VOUS DIT BIEN SÛR!

Famchocolat by GK Photographies

Famchocolat by GK Photographies

20 ans d’ironie…

J’ai envie de vous parler du goût amer qui me colle au palais depuis 20 ans; et que j’essaie de cracher le plus souvent par des bons gros mollards remplis d’ironie…

C’est l’histoire du pourquoi je vois la vie autrement…

18 novembre 1994… Ça fait 10 jours que la douleur a pris le dessus sur tout dans ma vie. 10 jours que mes grands yeux déversent sans cesse des flots de larmes… 10 jours de désespérance, d’incompréhension des fameuses voies divines, de désarroi…

Merde quoi!!!! Ça fait 10 jours que mon père est mort!
Une grosse gifle à réveiller un comateux! Eh merde! Mon père pourtant n’a pas daigné se réveiller de ce coma qui lui semblait plus apaisant…

18 novembre 1994 Petite veillée funèbre en hommage à mon père. À la cool sous les bâches, chorale, parents hypocrites, ceux un peu plus sincères, amis, « ennemis », curieux: toute la populace qu’on peut trouver lors de funérailles…

18 novembre 1994… La veillée n’a même pas commencé qu’un autre vent malheureux souffle sur la foule: LE PÈRE DU DÉFUNT VIENT DE NOUS QUITTER!!!
La nouvelle me paraît presque drôle: Ah l’ironie du sort! Veillée annulée! Va falloir jouer pleur compte double là… Père et grand-père, la bonne paire pour rejoindre les cieux….

8 novembre 1994… Sortie du lycée. C’est bizarre… Depuis des mois que nous nous connaissons et que nous cheminons chaque soir ensemble, je viens à peine de réaliser que dans ce groupe de 4 filles, je suis la seule qui a encore le père en vie… Les autres me racontent leurs différentes expériences. Je suis désolée pour elles. Je compatis. Je remercie Dieu d’avoir encore le mien, même si son état actuel est assez critique… Je rigole avec les copines puis chacune rentre chez elle…
Devant la maison, j’ai une sensation étrange… Il y a des jours comme ça où tout nous prépare sans qu’on ne le sache… Le ciel n’a pas sa couleur ordinaire, les bruits sont différents…

A peine ai-je mis pieds dans la maison que je suis emportée par des cris. Effondrée au sol, ma soeur aînée me lance: PAPA EST PARTI!!
Putain il nous a fait ça???

Ça fait 20 ans que j’ironise sur tout, pour ne pas flancher, pour oublier les côtés sordides de la vie…

Je mentirais si je disais que la douleur liée à ces departs s’est estompée…
Mais bon, en espérant que le père et le fils soient devenus esprits saints, je prends la vie comme elle vient en me disant que tout compte fait on crève tous! Mieux vaux en rire…

20 ans d’ironie ça se fête! Tchin tchin…

Et si Jésus…

Loin de moi l’envie de blasphémer en ce jour du Seigneur (Chrétien), mais une préoccupation me vient souvent à l’esprit, que j’aimerais partager avec vous :

Si Jésus avait été originaire d’Afrique noire, les conséquences de sa venue sur terre auraient-elles été pareilles pour l’humanité?

Jésus noir africain aurait-il réussi à convaincre les uns et amener les autres à propager sa bonne parole de part le monde occidental et au-delà?

Souvent j’entends des chrétiens d’Afrique, cracher sur toutes les pratiques liées à leurs cultures ancestrales, soit-disant parce qu’ils ont donné leur vie à Jésus… Alléluia! Point besoin de faire de tri. De toute façon tout ce qui vient de nous est mauvais…

Tout acte « noir » est considéré comme venant des ténèbres.
Le christianisme, que les bons pères lyonnais nous ont inculquée à coups de fouet, est devenu roi des coeurs africains. Alléluia! L’amour passe souvent par le châtiment… La colonisation a sauvé nos âmes!!! Arrêtons donc d’être hypocrites et ne nous en plaignons plus!
Avant elle, nous nous abreuvions de la noirceur de nos péchés.
Depuis elle, nous sommes sauvés…ou presque! Nos âmes sont pures et aussi blanches que la neige qui ne tombera jamais sous nos tropiques. Alléluia!

C’est quand même aberrant tout ce radicalisme negro-africain autour de la religion chrétienne.
Je suis chrétienne, comme j’aurais pu me retrouver dans n’importe quelle croyance basée sur l’Amour.
Je crois en la puissance suprême à laquelle chacun attribue le nom qui lui convient…

Je ne crois pas au satanisme qu’on veut coller à tous les rites religieux de nos ancêtres.
Le Dieu Grand (« Gnamien Kpli » en langue agni) existait déjà dans la vie de nos aïeuls avant que la Bible ne vienne nous recadrer…

En offrande à Dieu, nos pères égorgeaient des coqs, comme d’autres immolaient de l’agneau. Où es le drame?

Le bien et le mal ont toujours existé, et, en Afrique comme ailleurs, avant et après Jésus, la problématique reste la même : Faire le meilleur choix spirituel. Accepter le bien et combattre le mal…

Certains de nos ancêtres ont adoré Dieu par d’autres canaux que la Bible, sans jamais faire le mal, sans sacrifier des humains et sans faire de liens avec des esprits maléfiques. Ceux-là, ainsi que les personnes qui continuent de suivre leur chemin, ne sont pas à blâmer…

Au fond, je pense avoir la réponse à ma question  de départ: si Jésus avait été africain noir, le christianisme n’aurait rien été d’autre qu’une pratique primitive créée par un affabulateur sorcier à qui personne n’aurait donné assez de crédit pour faire de sa parole évangile…

Un musée a été récemment inauguré dans le village de Bettie, en hommage à feu le philosophe-écrivain-bossoniste Jean-Marie Adiaffi. Les komians (féticheuses akans) présentes étaient aux anges! Normal…
Les bossons ce sont les fétiches. Le bosssonisme, la croyance en ces fétiches…
Je sais déjà que beaucoup d’hommes et femmes de culture ne mettront jamais les pieds dans ce musée.
Jésus a déjà racheté leurs péchés et leur intelligence avec… Ainsi soit-il!

Que la paix de DIEU soit avec vous…

Remonter dans le temps…

1) Avec une poudre magique, que je leur soufflerais dans les yeux, je redresserais les mentalités tordues de tous les abrutis que je croiserais sur mon chemin. Je réduirais ainsi le nombre de tonneaux vides dans le monde. Ça aiderait, par ricochet, à lutter contre les nuisances sonores…

2) Je m’appelerais Eiffel et je construirais une tour à Yopougon qui serait la capitale la plus en vue d’Afrique.
Yopougon mérite plus que l’image que les complexés veulent absolument lui coller… Yopougon c’est comme l’Afrique berceau de l’humanité: c’est la vieille mère nourricière de nombreuses personnalités de Côte d’Ivoire, c’est l’origine d’une pléthore de nouveaux riches qui la renient aujourd’hui… Mais Yopougon n’est pas rancunière. Elle est compréhensive et sait jouer la discrétion quand les moins ingrats de ses enfants se cachent la nuit pour lui rendre visite et lui faire quelques offrandes, signes de leurs réussites…

3) Sans qu’on m’appelle Jésus, j’aurais le pouvoir de ressusciter les morts, sur analyse des dossiers que leurs proches me soumettraient… J’en profiterais pour donner un nouveau souffle à mon père. Question de charité bien ordonnée…

4) Je serais née dans un village et ferais le bonheur d’un courageux paysan. Super femme au foyer, analphabète mais intelligente…

5) Je prendrais des photos en couleurs de toutes les époques pour prouver aux jeunes générations que les gens d’avant ne vivaient pas dans des mondes en noir/marron et blanc…

SI VOUS AVIEZ LE POUVOIR DE REMONTER DANS LE TEMPS, QUE CHANGERIEZ-VOUS? COMMENT LE FERIEZ-VOUS?

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Crédit photo: ADIEU ET À DEMAIN (un site que je recommande pour son humour décalé.)

Fermer les yeux et tuer ma réflexion

Il est déjà arrivé, au moins une fois, à vous qui me lisez, de fermer les yeux en vous disant qu’en les rouvrant, les choses auront changé..
Le plus souvent, ce sentiment naît lorsqu’une situation nous dépasse. On prie pour que ce ne soit qu’un mauvais rêve…
Tout va bien!!! Il ne vaut pas la peine de s’inquiéter…

Mais avouons-le, jamais le miracle n’a eu lieu! La réalité, aussi pénible à supporter qu’elle soit, se rappelle à nos ténébreuses pensées. Trou noir… Puits profonds de problèmes difficiles à résoudre…

Quand il nous reste quand-même la force de ne pas foutre en l’air notre quota de vie initiale, plusieurs options s’offrent à nous:
– Lutter pour trouver des solutions aux problèmes.
– Subir les épreuves avec fatalité.
– Se suicider mentalement.

J’ai choisi la dernière… Provisoirement j’espère, car une résurrection est toujours possible. L’espoir fait revivre…
Pour le moment, je préfère tuer ma réflexion, avancer comme un légume, entrevoir ce qui m’entoure avec un oeil de zombie…

Pourquoi? Me diriez-vous? Quelles sont mes motivations?

Mon problème est ivoirien.
Plus l’échéance vers notre chère et tendre « émergence » approche, plus un certain ivoiro-pessimisme grandit en moi! Scandale! Affront à la Mère patrie!!!

Mais c’est que je lui en veux moi, à cette mère poule qui n’a pas su éduquer ses bambins!
C’est bien sa faute si, au lieu de penser à sa consolidation, ses fils se concentrent sur leurs divers devoirs de rancune!
Tohu-bohu idéologique et moi je m’en fous!

Mère de faux enfants prodiges.
Enfanteresse de faux héritiers.
Rien à cirer de leurs guéguerres de mômes aux caprices exacerbés!!!

Mère de la désunion.
Mère de l’indiscipline.
Mère de la fainéantise.

Mère qui n’a pas su nous forger une mentalité digne.
Qui nous a lavé le cerveau, en nous faisant croire que nous étions le centre du monde. Que tout nous était acquis.
Fallait nous voir dans les années glorieuses! Malheureusement ça fait des lustres qu’on n’y voit plus rien du luxe d’antan…Même pas en vestiges….

Mère des brasseurs d’air, de liasses indûment appropriées, de ceux qui enivrent les âmes à coup de godets aveuglants…
Mère de beaux-parleurs aux discours fades qui ne réussissent plus à nous mettre en branle…
Mère de cette merde généralisée qui a toujours convenu à tous et qui maintenant nous engloutit..

Après avoir fait des kilomètres de chaînes de boudin avec notre propre sang;
Pendant qu’on patauge dans les eaux boueuses de nos déviations;
Une dernière fois j’ai envie de fermer longuement les yeux, les rouvrir et réaliser que le chaos est très loin derrière…

Le jour où nous serons vraiment prêts à rebâtir ce pays, pierres après prières, coeurs avec coeurs,
Ce jour là mon optimisme renaîtra de ses cendres.

Et si la fiction rejoignait la réalité?

15 AVRIL 2014. Quelque part au Nigéria, le monde s’effondre…
Ce jour là, plus de 200 lycéennes sont kidnappées par la secte islamiste Boko Haram. Stupeur et tremblements!!! Ce groupuscule d’extrémistes a décidé, au nom d’Allah, de libérer ces jeunes filles du joug occidental, en les éloignant de son éducation qui pervertit et de son mode de vie qui serait contraire aux « bons préceptes religieux ».
Et pour bien le faire comprendre, leur minable leader, a craché aux yeux de tous que ces filles seraient mariées de force ou vendues…Tout ça au nom de Dieu… Pauvre Dieu! Pauvres gamines qui n’ont pas eu le « good luck » ce jour-là…

Depuis, leurs familles pleurent, les politiques blablatent, les gens du monde entier tentent à leurs manières d’apporter un soutien, la communauté internationale (disons qu’on s’en remet beaucoup à la toute puissance américaine) essaie de jouer le rôle qu’on attend d’elle…
Pour l’instant, aucune solution n’a été trouvée. Chacun prie pour que les filles rentrent saines et sauves à la maison.
Merde quoi! What’s the hell??
BOKO HARAM BRING BACK OUR GIRLS! !!
BOKO HARAM RENDEZ-NOUS NOS FILLES!!

05 MAI 2014. Jack Bauer revient en force avec sa saison 9 en exclusivité sur Canal Plus, qui diffuse les deux premiers épisodes de la série en simultané avec la Fox américaine. Les fans de 24 Heures Chrono jubilent… Mais les abonnés africains déchantent très vite. Pour eux, il va falloir attendre encore 8 jours avant de recevoir « Live Another Day » en réchauffé…Rendez-vous le 13 mai!
On aura beau dire, malgré le fait que l’Afrique paie le prix le plus cher pour bénéficier de ces canaux venus d’ailleurs, elle n’est pas assez considérée pour faire partie des privilégiés pour qui on déroule rapidement les tapis rouges et à qui on sert champagne et petits fours de luxe au moindre caprice…
Faudrait-il que les clients de Canal Plus Afrique se révoltent face à ce traitement inégal??
Je n’en sais rien…je m’en fous même…je n’ai jamais regardé 24H Chrono…

Quel est donc le lien entre le drame qui se joue au Nigéria et Jack Bauer? vous me direz…

Il est pourtant clair: nous avons besoin en urgence du héros qui, depuis plusieurs années, sauve le monde de la barbarie terroriste.
Dans la saison 9, il paraît que le brave Jack a pour mission de sauver le Président américain d’un complot terroriste à Londres.
Eh bien moi j’ai une mission expresse pour lui (hyper fastoche en plus vu qu’il s’y connaît en la matière) :
VAINCRE BOKO HARAM ET AIDER CES JEUNES FILLES NIGERIANNES, EN GRAND DANGER, À RETROUVER LEURS FAMILLES ACTUELLEMENT DANS LA DETRESSE…

JACK BAUER PLEASE HELP US!

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Et si la fiction rejoignait la réalité? …