Levée de voile…

Il s’était empressé
Un peu comme un forcené
A imposer ce qui devait être
Le lieu idéal à notre mieux être…

En moi trop de pressions
Me firent frôler la dépression
Mais quelles intentions
Voulait-il porter à mon humble attention?

Curieuse, je m’en remis à la destinée.
Tremblante de tous doigts et l’âme totalement apeurée.

Alors le voile fit prière de le lever au plus vite
Et soudain devant moi, plus aucune once de presbyte!

J’en ai encore le souffle court
A court d’idées, les mots à court…

Maserati, Chocolat et Champagne
Tous les deux c’est sûr qu’on mènera bonne campagne!

L’INCONNU

Certaines intrusions nous intriguent
Et font signe que notre instinct nous guide,
Nous rebutent autant que nous attirent
Alors on se braque pour chercher point de mire…

Il s’est annoncé, l’inconnu un bleu matin
Chantant à mon oreille sans doute un baratin,
Mais à force d’audace pour briser ma ferme glace
De mon repli naturel, l’affinité pris la place…

Il n’est pas sans me donner quelques fois des frayeurs
A me triturer l’esprit sur quel destin il est porteur…

Pourtant de mes sens, surtout du sixième
J’en mettrai sereine tout mon coeur à fondre
Que de ce qu’il paraît, même pas du dixième
D’avec son vrai « lui » je ne dois jamais confondre…

Rendez-vous enfin pris
Levée des masques bientôt proche
Le sablier se lâche et sourit
Devant ma crainte d’une anicroche…

Et hop dans l’inconnu je saute tout de même les deux pieds joints.
Tant pis! A la normale, il faut parfois mettre un bon coup de poing!

Jeu de maux

Migraines qui persistent
A la traine je résiste

Règles sournoises silencieuses
En mon être pernicieuses

Des profondeurs utérins
Des douleurs vives trouvent terrain

Et ce cœur qui amassent tonne de peines
Mais qui rechigne aux assauts de la haine

Et les absences qui se muent en solitude
Mais criant haut et fort leur soudaine plénitude

Coup de grâce quand les plaisirs prennent du poids
Urgence! Au délestage mon corps cri son dernier choix

Que de mots qui défilent
Que de maux de filles
Des mots qui s’alignent
Juste pour faire jeu de maux…

FATIGUE

 

J’ai la fatigue, de celles qu’on pourrait dire chroniques,

Avec des envies de plages et cocktails sous d’autres tropiques.

Pourtant ma tête trop pleine d’idées, toute hirsute,

Panique de ne pouvoir faire plus de choses à la minute.

 

J’ai cette fatigue dont on peine à trouver bon remède,

Entre vitamines trop faibles et cette syncope qui ne cède.

Et je m’écroule sans peine rajoutant à mes soucis,

Des symptômes pas commodes, une dose de narcolepsie.

 

Un ami vient de me dire: laisse un peu les sustenteurs,

Tout ce qu’ils te serviront à faire, quelques bonds en apesanteur,

Seul le repos naturel te redonnera de la vigueur.

Pour peu que je l’écoute mon corps retrouvera le bonheur…

 

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MA JOIE

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c’est tout le contraire
La joie se trouve dans mon cœur
Cette joie n’est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?…
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J’accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu’il semble me délaisser,
Ma joie, c’est de rester dans l’ombre
De me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J’aime autant la nuit que le jour.

Ma joie, c’est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je Lui dis qu’Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresses
Lorsqu’Il se dérobe à ma foi.

Si parfois je verse des larmes
Ma joie, c’est de les bien cacher
Oh ! que la souffrance a de charmes
Quand de fleurs on sait la voiler !
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie, c’est de le voir sourire
Lorsque mon cœur est exilé…

Ma joie, c’est de lutter sans cesse
Afin d’enfanter des élus.
C’est le cœur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
Pour toi, mon Divin petit Frère
Je suis heureuse de souffrir
Ma seule joie sur cette terre
C’est de pouvoir te réjouir.

Longtemps encore je veux bien vivre
Seigneur, si c’est là ton désir
Dans le Ciel je voudrais te suivre
Si cela te faisait plaisir.
L’amour, ce feu de la Patrie
Ne cesse de me consumer
Que me font la mort ou la vie ?
Jésus, ma joie, c’est de t’aimer !

(Poème de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, le 21 janvier 1897)

Ce poème j’aurais pu l’écrire,
Mais encore aurait-il fallu que j’ai toute la force de le vivre.
Cette joie en mon coeur toutefois émerge, comme le bourgeon qui donnera bientôt la fleur… (Famchocolat)

LE CHOIX

Entre vous deux mon cœur chavirait
Mais arriva l’heure du choix à faire
De tout mon être j’errais j’hésitais
Pour ainsi dire c’était dure affaire

De ta folie douce tu as su me plaire
De lui et de sa fadeur j’ai pu me défaire
Notre aventure j’y ai cru dur comme fer
J’ignorais à ce moment là que j’vivrais l’enfer

De moi chaque jour tu disais que tu tenais
De cet amour on f’rait vraiment la paire
Pourtant entre scènes et arrières goûts amers
De cette histoire il n’y eut que des impairs

Et maintenant je me dis en vers
Que si le choix pouvait se refaire
De tes mots doux j’en douterais
De son amour je m’en contenterais…

J’EN AI CONNU…

J’en ai connu des amours innocentes du premier coup de foudre qui traverse l’âme…
Des amours pas très catholiques, juvéniles, toutes protestantes d’adolescence.

J’en ai connu des amours farouches aussi dociles que mules en foire…
Des amours affables sans la morale de La Fontaine.

J’en ai connu des amours esclaves, enchainée volontaire… Des amours clandestines, de celles qui naviguent entre ombre et lumière.

J’en ai connu des amours enragées, trop passionnées, de celles où on en bave… Des amours assassines qui tirent où ça fait mal.

Des amours trop plates pour être toniques…
Des amours sacrifices qui t’en coutent un peu de chair…
Des amours dépassionnées, empoisonnées…
Des amours tellement mélancoliques à en donner des coliques…

Des amours puérils, pas si sages, heureuses, douloureuses, pleines de rires, recouvertes de larmes, remplies de certitudes, parsemées de doutes…
Des amours éphémères, CDD, écourtées en plein CDI…
Des amours de toutes sortes…

Et puis je t’ai connu toi…
Alors j’ai revisité mes classiques, mais n’ai rien trouvé d’égal.

Et puis je t’ai connu toi…
Et tous mes principes ont volé en éclats.

Et puis je t’ai vu en moi…
Mais j’ai voulu te donner plus que tu ne pouvais en recevoir.

Et puis je t’ai perdu toi…
Mais j’ai la vague impression que je t’M toujours…