HANDICAPÉS

Deux des trois façons dont le dictionnaire définit le « handicap » sont les suivantes : 1 : infirmité ou déficience, congénitale ou acquise, des capacités physiques ou mentales. 2. Désavantage qui met en état d‘infériorité.

Le Larousse nous précise que le handicap peut être sensoriel (visuel, auditif), physique (neurologique, musculaire, etc.), ou encore mental (déficience intellectuelle, trouble psychiatrique). Les causes, très variées, en sont surtout les traumatismes, les malformations, les anomalies génétiques, les infections, les maladies cardio-vasculaires, respiratoires ou rhumatismales.

En côte d’ivoire, le handicap n’est pas la cause pour laquelle nous nous battons le plus. A vrai dire, si même en France, la « loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » n’a été promulguée qu’en 2005, il est évident que le chemin sera un peu plus long pour nous.

Pourtant quelle peine qu’être handicapé physique ou mental dans notre pays ! En plus d’être rejetée par son entourage, la personne handicapée se sent abandonnée par la société toute entière. De la simple incapacité, à la totale invalidité, aucune réforme n’est vraiment prévue pour améliorer la condition de vie des handicapés. Or, comment s’intégrer dans une société qui préfère ignorer l’existence d’une partie de sa population ?

L’un des problèmes auquel doivent aussi faire face, les handicapés, est celui de l’accessibilité. Se déplacer dans les lieux publics est un parcours du combattant, bien souvent une bataille perdue d’avance. Les gestes spontanés de la vie quotidienne s’apparentent à des tortures physiques et psychologiques. Comment emprunter un bus ou un taxi, lorsqu’on se déplace en fauteuil roulant ? L’autonomie de la personne souffrant d’un lourd handicap ne peut même pas être envisagée.  En lieu et place de la compassion, les personnes handicapées ont souvent droit au mépris.  Or, elles souffrent énormément. Ne parlons même pas de leur droit au travail, lorsqu’on sait que la discrimination, selon les critères physiques, fait officieusement rage dans les milieux professionnels.

Les handicapés ont autant de droit que tout citoyen normal, la normalité étant elle-même relative… Pourquoi donc, ne pas envisager une loi qui permettrait de réellement les intégrer dans la société ?

Tout le monde doit se sentir concerné par leur cause. Le handicap n’est pas une fin en soi. Mais les mesures doivent être mises en place pour contribuer à un minimum de bien-être pour eux.

L’heure des campagnes municipales a sonné ! Les candidats rivalisent de publicités, dépourvus parfois de messages clairs, pour convaincre les citoyens à voter pour eux. Pour l’instant, je n’ai vu, ni lu nulle part de programme prévoyant l’insertion des handicapés ou l’aménagement  de certains emplacements publics pour faciliter leurs déplacements dans la commune.

A nos chers futurs élus municipaux : il n’y a pas que des personnes valides qui votent. En attendant qu’une loi vienne conférer aux handicapés des droits véritables ainsi qu’une réelle protection sociale, essayez d’être des références au plan local, en menant des actions dans ce sens. Il est encore temps d’associer à vos campagnes, cette partie de la population que vous avez tous oubliée dans vos différents programmes.

Votons pour la cause des handicapés !

 

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