Cher TOI…

Cher TOI,

Voilà que tu me réduis à cela: t’écrire.
Des mois que j’y pense…
Mais à chaque tentative, la blancheur de la page de notre histoire m’a fait me raviser.
A force de te chercher, de croire te trouver, de jubiler puis d’en ressortir peinée, frustrée, j’ai fini par abandonner, tout lâcher de ce qu’il pouvait nous rester d’avenir.
Normal! A quoi bon penser au futur lorsque malgré ma longue quête, tu n’as jamais réussi à te faire présent?

Voilà à quoi je suis réduite
: à faire partie d’une masse critique que les sondages s’amusent à disséquer par couplets d’idées saugrenues.Célibataire presque quarantenaire! La vraie galère: soit t’es forte, soit tu crèves de solitude! J’ai choisi de ne pas mourir…
A cet instant précis, j’aimerais bien t’avoir TOI face à moi pour te vomir, par grands jets, les séquelles de ton invisibilité sempiternelle!
Que t’est-il arrivé?
Où te caches-tu?
Devrais-je encore t’espérer ou serait-il préférable de noyer à jamais toute pensée de TOI?

Voilà à quoi tu me donnes droit
: à des remarques acerbes, quand ce n’est pas de la pitié, mais aussi à des kilos en trop!
De quoi parlent-ils ces pseudos experts de la vie des autres, lorsqu’ils me disent que j’en suis arrivée là sûrement parce que j’ai trop trié?
De quel tri s’agit-il? Celui qui permet de séparer le bon grain de l’ivraie?
Dans ce cas, qu’on me damne de jamais n’avoir su trier. De là vient peut-être mon malheur! Un cœur trop grand ouvert, trop aveugle pour démasquer le moindre imposteur.

Que veulent-ils insinuer, ces mêmes gens, lorsqu’ils me demandent maladroitement si je ne suis pas trop difficile?
C’est clair qu’il existe une difficulté que TOI seul pourrait me faire braver: ton absence.
Viens donc à moi et réduisons-là à néant, TOI qui manque à ma vie, TOI qui redonneras l’éclat à mon âme assombrie par l’épreuve.

Voilà cependant ce que je ressens profondément: Tu n’es plus bien loin. Je te sens aussi fortement que j’ai été extirpée de ta côte. TOI et MOI comme les dernières pièces manquantes du puzzle.
Allez viens pour qu’ensemble nous remontions le temps!
Temps de remettre nos horloges biologiques à l’heure de donner vie à notre progéniture…

Avec TOI nous inventerons tous les possibles!
Alors je me calme et je t’attends patiemment.

Les temps changent, les amours aussi…

Nos parents aiment à raconter, avec les yeux qui brillent, qu’à leur temps, déclarer sa flamme à un jeune-homme ou une jeune fille, était un délicieux parcours du combattant.
C’était l’époque où les moyens de télécommunication n’avaient pas encore interféré dans les relations humaines…où posséder un téléphone fixe était un luxe pour les familles.
On s’attirait par les sourires et les regards timides, on se jaugeait discrètement lors des boums, on passait par de multiples intermédiaires pour accéder à l’être aimé…
Draguer au temps de nos parents était un jeu de patience… Un mouchoir brodé en cadeau apportait la plénitude au coeur de celui qui le recevait et un petit mot en retour pouvait faire attendre sa belle, pendant des semaines voire des mois, sans crainte d’un quelconque orage dans leur ciel…

Et puis nous sommes arrivés…. Les ordinaires téléphones fixes plantés dans les salons familiaux ne nous servaient pas à grand chose. L’exercice était trop ardu de se compter fleurette devant une assemblée de parents assis sereinement devant la télé.
Quand par malheur, un téméraire osait faire crépiter le téléphone chez une fille, en général, il pouvait s’attendre à 2 types de conversations:

Conversation 1 :
– Allô. Bonjour monsieur (ou madame) pourrais-je parler à Famchocolat?
– Vous êtes qui pour elle?
– Un camarade de classe….
– Elle est trop jeune, allez étudier au lieu de chercher les petites filles!! Tchrrroouu! (Fin du dialogue!)

Conversation 2 :
– Allô. Bonjour monsieur (ou madame) pourrais-je parler à Famchocolat?
– Vous êtes qui pour elle?
– Un camarade de classe….
(Famchocolat vient prendre le combiné):
S’ensuit une serie de: – Oui-Oui Non-Non Hum-Hum… Bref, trop drap (gênant) de parler devant les parents…

Ma génération à moi a zappé les mouchoirs brodés de leurs vieux, tout en gardant les intermédiaires et les petits mots… On s’écrivait en attendant fébrilement le verdict: râteau ou pelle????
Ainsi passa ma petite jeunesse…

Depuis mon temps, la génération pressée-pressée a pris la place, aidée dans sa croissance par les dites Nouvelles Technologies de L’information et  de la Communication.
Désormais, on se choisit sur catalogue, sur les sites de rencontres, sur les réseaux sociaux. On communique par téléphone portable, sms, webcam…. On rompt de la même manière.
On vit des amours kleenex: en couple le lundi, en situation compliquée le jeudi et célibataire le dimanche…juste le temps de refaire le schéma avec un autre compagnon de route la semaine d’après….

Quand j’observe les amours d’aujourd’hui, je me dis que nos parents ont eu vraiment de la chance…et je deviens nostalgique du temps où mon coeur était suspendu aux lettres parfumées des jeunes amoureux; poètes maladroits…

Les temps changent, les amours aussi…
Aux suivants!

Quand les voies de l’amour sont parsemées d’embûches

Le 14 février, le monde entier célébrait l’Amour…

Si ce jour a permis à certains de partager des instants de bonheur qui resteront à jamais gravés dans leurs esprits, la très chère « Saint Valentin » a aussi été pour d’autres, cœurs malheureux pour diverses raisons, un supplice à vivre, un fardeau à supporter, une flèche empoisonnée transperçant leurs âmes!

J’aurais voulu rendre un hommage particulier ce jour là, à un couple que je connais très bien. J’avais les mots, j’avais l’entrain, pourtant j’ai hésité, puis fini par m’abstenir d’écrire quoi que ce soit.

Aujourd’hui que l’euphorie des amoureux de la planète est un peu retombée et que chacun se retrouve face à sa « vraie réalité », j’aimerais parler de ces 2 là, qui n’ont certes pas pu être ensemble pour la St Val, mais dont l’amour transcende le formatage commercial.

Il s’agit de mes amis Sergine et Zéphirin. Mari et femme luttant depuis quatre ans pour qu’enfin leur amour soit reconnu par les autorités canadiennes.

Le collège nous a mis sur le même chemin en 1989 pour Sergine et 1992 pour Zeph. Depuis le temps, notre amitié demeure. Elle est ma sœur, lui mon frère. J’ai été le témoin de leurs premiers émois lorsque nous étions sur les bancs de l’école. J’ai aussi fini par être le témoin privilégié de leur union, des années après que la vie les ayant séparés, décida de les réunir à nouveau pour le meilleur et le pire.

Avec Sergine et Zeph, j’ai eu l’illustration parfaite de l’adage ivoirien qui dit que:

Quand quelque chose est pour toi, tu montes, tu descends, ça sera à toi!

Il n’y a pas à dire: ces deux là sont vraiment fait l’un pour l’autre! 25 ans que nous nous connaissons, 25 ans que j’ai suivi la vie de l’un et l’autre, leurs passions, leurs ruptures, leurs nouvelles vies à parcourir de nouveaux horizons, leurs réconciliations… 25 ans de rires et de larmes… 25 ans de je t’aime oui, je t’aime mais… 25 ans de fraternité réelle…

Mais voilà que les voies de leur amour sont parsemées d’embûches qu’ils essaient bravement de surmonter malgré leur épuisement physique, psychologique et financier. Car oui, l’amour peut coûter cher lorsque des milliers de kilomètres séparent les cœurs qui s’aiment; lorsqu’il faut batailler dur pour justifier qu’on est réellement amoureux; lorsqu’il faut se résoudre à dépenser des sommes colossales en billets d’avions pour profiter quelques semaines de la chaleur de l’être aimé.

L’amour est sacrifice, et croyez-moi ces deux là en font… dans l’espoir qu’un jour enfin, tous leurs obstacles soient enfermés à jamais dans une boîte à mauvais souvenirs qui sera jetée à travers le hublot de l’avion qui conduira l’époux vers sa douce moitié.

A Sergine et Zeph dont l’amour résiste aux intempéries,

A tous les amoureux sincères qui supportent la distance,

A tous ceux qui se battent pour le regroupement de leurs familles,

A ceux que dans leurs mariages il n’y a de blanc que la pureté de leurs sentiments,

Je souhaite beaucoup de persévérance et que Dieu défasse les nœuds visibles et invisibles dans votre relation, au nom du vrai Amour!

Un jour ça va aller…

La joie de la Sergine lors de son mariage traditionnel en janvier 2010.

La joie de Sergine lors de son mariage traditionnel en janvier 2010.

 

Comment trouver l’amour après 30 ans?

Salut chers lecteurs,

« D’amour et de chocolat » est la dernière née des rubriques de ce blog. Le dernier dimanche de chaque mois, je vous inviterai, dans une ambiance détendue, à partager avec moi vos opinions sur l’amour, cette équation plus compliquée qu’elle n’y parait…

Alors, voici la question inaugurale:

Comment trouver l’amour après 30 ans?

J’entends déjà des: « à partir d’un certain âge, il ne faut pas trier », « à force d’être difficile on ne trouve personne », « l’amour ce ne sont pas les sentiments, ce sont des calculs », etc… (rires)

Bref, argumentez et surprenez-moi avec vos réponses éclairées :-).

Nb: La meilleure réponse donnera droit à 1 tablette de chocolat (réelle ou virtuelle selon votre localisation).

Vous pouvez également me proposer des sujets en m’écrivant à famchocolat@outlook.com

 

 

QUI EST PRÊT A MOURIR POUR L’AMOUR?

(Petit échange de mails avec des amis. Seuls leurs prénoms ont été modifiés.)

Message 1. Martin:

Valentin est mort pour l’amour, Roméo aussi est mort pour l’amour,
Jack dans Titanic est mort pour l’amour,
Samson dans la bible est mort pour l’amour,
les héros grecs Hercule et Achille sont aussi mort pour l’amour.
Où sont les Femmes?
Dites moi quelle femme est morte pour l’Amour ?
Bonne fête de ST Valentin en retard.

Réponse 1. Moi :

Les hommes ont tellement besoin de reconnaissance, que dès que quelque chose les touche, ils en font la pub.
Suffit d’aller une fois en cuisine et de se faire frôler par une lame de couteau, pour se prendre pour des héros nationaux !
Les femmes, sont plus humbles. Elles souffrent en silence… Meurent chaque jour pour l’amour des hommes qui leur rendent mal la dévotion qu’elles leur portent…
En fin de compte, après ceux qui ont été cités, aucun autre homme n’est mort. Les femmes dans le même cas, se compteraient par millions… Difficile donc de faire une commémoration particulière…

Après ce long discours, je te souhaite également un heureux St Valentin en retard! Loooool (on dirait que je cherchais affaire hein!!! lol)

Réponse 2 (en réaction à réponse 1). Aline :

Bien dit!
J’ajouterais que des millions de femmes meurent dans le monde entier pour l’amour des hommes qui ne le méritent parfois pas.
Mais comme ce sont eux qui racontent les histoires, ils n’en font pas cas. La mort physique est peut-être définitive, mais la mort psychique est plus grave.
Elles s’effacent, s’humilient, renient père et mère pour des hommes qui les sucent et les remplacent à la première occasion.

Même pour assurer la continuité de l’espèce humaine, elles acceptent toutes les souffrances, meurent en donnant naissance et à la fin , point de reconnaissance, ce sont les enfants des pères.

Comme il est dit dans la bible « l’amour ne compte pas , ne se vante pas ». Acceptez alors de mourir quelques fois sans le proclamer.

Comme trop d’hommes sont déjà morts pour l’amour d’une femme et toi Martin accepterais-tu de seulement vivre grâce à l’amour, pour ton amour afin d’être une exception?

CONCLUSION: Les hommes se prendront toujours pour les martyrs qu’ils ne sont pas et les femmes les attendront toujours au tournant pour leur faire admettre cette réalité! LOL!
Notre cher Martin, a mis fin au débat, en se contentant de nous dire qu’il n’avait fait que transférer un message qu’il avait lui même reçu d’un homme… Sans plus! Ah le lâche!

ET VOUS? ÊTES-VOUS PRÊTS A MOURIR POUR L’AMOUR?

AU FINAL QUI DES HOMMES ET DES FEMMES SOUFFRENT LE PLUS PAR AMOUR?

Vos avis m’intéressent…

Dernière saint Valentin

14 février 2011

Mon amour,

Quelles sont ces larmes qui ruissellent sur tes joues et frappent le sol avec autant de violence?
Je t’avais pourtant promis que cette année, de nous deux, c’est moi qui ferais le cadeau le plus mémorable… Mais une fois encore tu ne m’avais pas crue !

Plus de dix années ensembles…

Je t’avais fait le sacrifice de tout, même de mes entrailles, simplement parce que tu n’avais jamais désiré d’enfant hors mariage et cela malgré l’immensité des sentiments que tu prétendais avoir pour moi.
Je t’étais docile, comme un chien à son maitre, je buvais tes paroles comme le miel doux de korhogo. Tu avais réussi à m’infantiliser, au point que mes moindres décisions nécessitaient, au préalable, ton assentiment.
Je ne me plaignais pas. J’aimais cette candeur que tu faisais éclore en moi. Je baissais la garde au seul son de ta voix.

Que de promesses ont jalonné notre parcours, la plupart, non tenues.
Je ne devais rien lui envier à elle, vulgaire mère porteuse de cette progéniture dont tu étais pourtant si fier, ces deux héritiers qui devaient être les uniques semeurs de la lignée de tes pères.

Je t’aimais de mon amour innocent, coupable cependant de te partager avec une autre.
J’ai été, tout ce temps, la femme de l’ombre, celle sur qui tu t’épanchais pour exprimer tes moindres détresses, ta conseillère dévouée.
Ce privilège de ta confidence, renforçait en moi le sentiment que si tu avais vraiment eu le choix, ç’aurait été moi, Madame Toi.

Mais les choses étaient un peu plus complexes. Je devais donc me contenter de ces quelques moments d’intimités volés.
J’étais prisonnière volontaire de toi.

C’est avec douleur qu’à Noël j’appris que ta dame, attendait un heureux évènement. Le sacre de votre amour qu’elle croyait si parfait, une trinité à constituer pour l’harmonie de la famille. Elle priait de toute sa foi de chrétienne pieuse, que le bon Dieu, par le Saint Esprit, lui accordasse une fille cette fois…

Devais-je me sentir catastrophée, lorsque l’horrible nouvelle nous parvint ce 1er janvier, alors que nous savourions tendrement nos premiers instants d’amour de l’année?

A te voir aussi anéanti d’avoir tout perdu, je compris brusquement que les mots que tu m’avais dits jusque là n’étaient que mensonges!
A vrai dire, tu l’avais toujours préférée à moi, qui n’étais qu’un bouche-trou quand ton agenda offrait des créneaux vides.

Je ne me suis jamais réjouie de la mort brutale des deux garçons et de leur mère enceinte, dans ce terrible accident de la route… Mon cœur était rempli de compassion à ton égard, mais ce que tu voyais en moi c’était la cause de ton malheur! Le salaire de notre péché!

J’ai pourtant pleuré de mes larmes sincères, inconsolable que cet évènement vienne chambouler notre vie organisée. Je portais déjà le deuil de nos beaux jours.

J’étais devenue une pestiférée à tes yeux. Tu ne faisais que me refouler alors que mon seul souhait était de te soutenir, t’aider à alléger ta peine.

La semaine dernière, quelle ne fût ma surprise d’apprendre, de mon gynécologue, que germait en moi, depuis 2 mois, le fruit que tu ne m’avais jamais autorisé à porter.
Comment était-ce possible?
Pour toi, j’avais toujours pris mes précautions.

Jusque là, j’avais associé mes coups de fatigue et mes nausées, à la mélancolie qui grandissait en moi, depuis que tu n’étais plus toi.
Je n’ai eu aucune réaction à l’annonce du médecin.
J’avais fini par m’habituer à ce ventre creux…

Ce matin, je me suis réveillée, le cœur en paix de ma décision ferme.
Notre chemin s’arrête ici. A jamais!

Le meilleur cadeau d’adieu que je puisse te faire en ce jour, c’est le souvenir douloureux que tu porteras désormais en toi, tel le lourd fardeau de Sisyphe.
L’âme torturée que je suis devenue grâce à toi, s’en va rejoindre les tiens dans l’au-delà.
Peut-être, très vite nous rejoindras-tu?

En attendant, je te laisse savourer pleinement cette dernière Saint Valentin au goût amer.

Celle qui t’aimait!

LE CHOIX

Entre vous deux mon cœur chavirait
Mais arriva l’heure du choix à faire
De tout mon être j’errais j’hésitais
Pour ainsi dire c’était dure affaire

De ta folie douce tu as su me plaire
De lui et de sa fadeur j’ai pu me défaire
Notre aventure j’y ai cru dur comme fer
J’ignorais à ce moment là que j’vivrais l’enfer

De moi chaque jour tu disais que tu tenais
De cet amour on f’rait vraiment la paire
Pourtant entre scènes et arrières goûts amers
De cette histoire il n’y eut que des impairs

Et maintenant je me dis en vers
Que si le choix pouvait se refaire
De tes mots doux j’en douterais
De son amour je m’en contenterais…

Famchocolat aurait voulu être BARBARA

Il est de ces chanteurs(euses) qui vous marquent en plein cœur…
Il est de ces émotions qui vous pénètrent jusqu’à la moelle…
Il est de la seule que j’aurais aimé être: BARBARA!
Ces textes, sa voix, son charisme…
De son aigle noir que j’ai aimé détesté, à cette solitude qui parfois faillit me coller aux basques, en passant par cet amoureux dont le retour se fait trop long…
Pour toute cette poésie et toutes ces images dégagées par ces paroles si fortes…Aaaaah si Famchocolat avait pu être Barbara!!

Mon hommage à cette grande dame qui savait mieux que moi faire le savant mélange de l’humour et de l’ironie…
Chapeau THE ARTIST!!

« LA SOLTIUDE »

Je l’ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m’a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l’emporte!
Elle est revenue, elle est là

Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce! Elle nous ferait même
L’hiver au plein cœur de l’été.

Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T’as la mine du désespoir,
Tu n’es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l’ennui.
Je n’ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j’y suis!

Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m’en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encore dire « je t’aime »
Et vouloir mourir d’aimer.

Elle a dit : « Ouvre-moi ta porte.
Je t’avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t’ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh! bien, c’est fini, maintenant. »

Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s’est pendue à mon cou,
Elle s’est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m’attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude…

La plus belle lettre d’amour…

Le 15/04/05

Ma M.,

J’ai lu quelques lignes et j’ai tout de suite pensé à toi, alors je voulais te les faire partager:

« Votre ami est la réponse à vos besoins.
Il est votre champ que vous ensemencez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.
Il est votre table et votre foyer, car vous venez à lui avec votre faim et vous le recherchez pour la paix.

Lorsque votre ami révèle sa pensée, ne craignez pas le « non » de votre propre esprit, ni ne refusez le « oui ».
Et lorsqu’il est silencieux, votre cœur ne cesse d’écouter son cœur;
Car en amitié, toutes pensées, tous désirs, toutes attentes naissent sans paroles et se partagent dans une joie muette.

Lorsque vous vous séparez de votre ami, ne vous affligez pas;
Car ce que vous aimez le plus en lui peut être clair en son absence, de même que pour l’ascensionniste, la montagne est plus nette vue de la plaine.
Et qu’il n’y ait pas de but dans l’amitié sinon l’approfondissement de l’esprit;
Car l’amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n’est pas de l’amour mais un filet jeté: et seul l’inutile est pris.

Et que le meilleur de vous-même soit votre ami.

S’il doit connaitre le reflux de votre marée, qu’il en connaisse aussi le flux.
Car à quoi bon votre ami, si vous le cherchez afin de tuer le temps?
Cherchez-le toujours les heures vivantes.
Car il lui appartient de combler votre besoin, mais non votre vide.

Et dans la douceur de votre amitié, qu’il y ait le rire et le partage des plaisirs.
Car dans la la rosée des petites choses, le cœur trouve son matin et sa fraicheur.  »
Khalil Gibran, Le prophète

Ce texte m’a parlé et la connexion que mon esprit a fait avec toi m’a donné l’envie d’écrire ces quelques lignes…
Voilà; c’est tout! 🙂
Vive l’amitié. Je t’embrasse.

M.


EH OUI! LA PLUS BELLE LETTRE D’AMOUR QU’ON M’AIT ADRESSÉE EST…UNE MAGNIFIQUE DÉCLARATION D’AMITIÉ

VIVE L’AMITIÉ VRAIE!!!!

J’EN AI CONNU…

J’en ai connu des amours innocentes du premier coup de foudre qui traverse l’âme…
Des amours pas très catholiques, juvéniles, toutes protestantes d’adolescence.

J’en ai connu des amours farouches aussi dociles que mules en foire…
Des amours affables sans la morale de La Fontaine.

J’en ai connu des amours esclaves, enchainée volontaire… Des amours clandestines, de celles qui naviguent entre ombre et lumière.

J’en ai connu des amours enragées, trop passionnées, de celles où on en bave… Des amours assassines qui tirent où ça fait mal.

Des amours trop plates pour être toniques…
Des amours sacrifices qui t’en coutent un peu de chair…
Des amours dépassionnées, empoisonnées…
Des amours tellement mélancoliques à en donner des coliques…

Des amours puérils, pas si sages, heureuses, douloureuses, pleines de rires, recouvertes de larmes, remplies de certitudes, parsemées de doutes…
Des amours éphémères, CDD, écourtées en plein CDI…
Des amours de toutes sortes…

Et puis je t’ai connu toi…
Alors j’ai revisité mes classiques, mais n’ai rien trouvé d’égal.

Et puis je t’ai connu toi…
Et tous mes principes ont volé en éclats.

Et puis je t’ai vu en moi…
Mais j’ai voulu te donner plus que tu ne pouvais en recevoir.

Et puis je t’ai perdu toi…
Mais j’ai la vague impression que je t’M toujours…