Littérature « kleenex » vous avez dit?

Aujourd’hui vendredi 11 octobre 2013, plongée dans la lecture du quotidien ivoirien Fraternité Matin, je tombe sur un article fort intéressant (pages 5 à 6) dans la tribune littéraire:  « Anzata et Biton, deux auteurs boudés mais debout. »

J’ai souri d’impatience avant de dévorer ces lignes écrites par monsieur Alex Kipré.
Il faut dire que mon avis sur Biton, beaucoup le connaissent: je respecte l’homme, mais je n’adhère pas à son écriture. Je le disais déjà dans mon article ET SI BITON AVAIT TORT?

J’ai beaucoup aimé le travail de monsieur Alex Kipré qui a su exposer les différents avis (positifs et négatifs) sur les productions des deux auteurs et la parole qu’il leur a donné en fin d’article pour qu’ils puissent se défendre.

L’oeuvre prolifique de Biton et le marathon à coups de Tomes de madame Anzata, sont considérés par certains comme de la littérature « Kleenex ». Ok.
Il m’est moi-même arrivé de dire que c’était de la soupe populaire. Soit!

Cependant, est-il normal d’autant s’acharner sur ces auteurs, qui n’ont rien à envier à tous ces soit-disant intellos de chez nous, en manque de notoriété et à l’écriture tellement hermétique qu’un peu de paracétamol à portée est indispensable quand on s’oblige à les lire??
JE PENSE QUE NON!

Perso, je n’aime pas l’écriture de monsieur Biton, comme je n’aime pas le piment… Question de goût donc (et parfois d’opinions divergentes) et non pas une affaire de « snobinardisme d’intello ».
Les histoires de madame Anzata, en toute franchise, je ne les ai pas essayés en livre, mais j’ai eu à découvrir quelques unes de celles qui paraissaient dans le magazine féminin GO MAG, que je lis peu d’ailleurs…

Revenons à nos Kleenex…
Ce que d’aucuns oublient avec les mouchoirs, c’est que le plus important n’est pas le fait qu’on les jette après utilisation, mais plutôt LEUR EXTRÊME NÉCESSITÉ! Sans mouchoirs, ça craint quand on est enrhumé! Pareil lorsque les grosses chaleurs arrivent et qu’il faille s’éponger un peu quand la sueur dégouline….

La littérature, qu’elle soit « kleenex » ou ultra académique, répond à un besoin!
Que ceux qui n’aiment pas lire Biton et Anzata ne le fassent pas, mais arrêtons de cracher dans leur soupe qui demeure très nourrissante pour une grande majorité des lecteurs ivoiriens.

Et que ceux qui aiment ces auteurs, continuent d’assumer leurs préférences. Il faut bien de tout pour faire le monde de la littérature.

Et puis, à ce que je sache, depuis 1901 qu’il existe, aucun auteur ivoirien n’a encore eu le prix nobel de la littérature. Donc arrêtons avec la suffisance littéraire…
Les librairies sont pleines de livres de tous genres…
Le buffet est vaste, il n’y a qu’à choisir la combinaison qui nous convient!

Finalement, j’avoue être au moins d’accord avec monsieur Biton sur une chose: la simplicité en littérature… Rien ne sert de prouver qu’on maitrise les mots, alors qu’on est incapable de transmettre des émotions.

Et si je cherchais à rencontrer monsieur Biton, pour qu’on rigole un peu de nos divergences?
Et si…?