Labyrinthe d’un coeur

Je m’étais promise en amour
De toujours rester à bonne distance
De coups de folie ou de raisonnables détours
En accord avec tout pour faire résistance

J’en avais exploré des terres bien arides
Avec des veines solides enguirlandées de rides
D’espérances en expériences je n’en fus point satisfaite
Autant les jours passaient qu’il me fallait ployer le faix

J’ai donc décidé de voir ailleurs
Des territoires aux herbes plus vertes
Gage de joyeuses découvertes
Parsemer surement de fraiches leurres

J’ai souvent eu le goût de paris délires
Qui s’amusaient fièrement à frôler le pire
Mais quand l’amour fatalement se distend
Sans cesse il faut lui redonner sa chance

Je demeure à la quête d’un juste milieu
Entre contrée proche et corps à mille lieux
Avec cette soif de m’enivrer d’extase
Pour succomber sans regret un jour d’une épectase!