Du Domaine Des Murmures

Du Domaine des murmures est un roman écrit par Carole Martinez.

J’ai eu la chance de le recevoir le 19 mai dernier, au moment du « Book Blind Date », à l’occasion de la seconde édition de la rencontre littéraire LIVRESQUE.

Du domaine des Murmures

L’histoire:

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui »: elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui es entré avec elle dans sa tombe…

Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entrainera jusqu’en terre sainte.

En général, je n’aime pas me jeter sur les livres qui ont « la facilité » de recevoir des prix, raison pour laquelle j’ai pris mon temps avant de sérieusement me pencher sur ce roman. Je n’ai malheureusement pas encore terminé ma lecture, mais j’avoue avoir été emportée dès les premières lignes, par la poésie qui se dégage des mots de Carole Martinez. Du coup, je suis certaine que la suite ne me décevra pas.

Un passage qui m’a interpellée en tout début (page 20):

Mais de mon désir, nul se souciait.

Qui se serait égaré à questionner une jeune femme, fût-elle princesse, sur son vouloir?

Paroles de femme n’étaient alors que babillages. Désirs de femme, dangereux caprices à balayer d’un mot, d’un coup de verge.

 

Les temps ont-ils vraiment changés??

Autre citation prise au hasard page 166:

Alors, pour que le temps passât plus vite, j’ai joué avec ces pécheurs inconnus, j’ai trituré des âmes et, à défaut de croire en Dieu, j’ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l’incroyable pouvoir et je me suis servie de ma position comme jamais je n’aurais songé à en user auparavant…

 

Du domaine des Murmures un roman que je recommande…

 

Yehni Djidji ou l’ivresse des lettres

J’ai entendu parler de cette fille en 2011 alors qu’elle venait de recevoir le prix de la meilleure blogueuse ivoirienne.Par curiosité, j’ai commencé à suivre son blog sur blogspot et j’ai compris l’engouement autour de sa personne. Les sujets étaient bien traités et touchaient facilement la plupart des ivoiriens.

Nos rapports (inexistants) en sont restés là jusqu’au 14 signé Yehni qui disait:

Coucou, ce serait bien d’ajouter ton adresse mail pour ceux qui veulent te joindre, comme moi !

Oups je n’avais laissé aucun contact sur mon blog. Chose à laquelle j’ai aussitôt remédié. Elle m’a alors embarquée dans son projet « 225nouvelles », un site qui regrouperait les écrits de jeunes auteurs ivoiriens.

En me joignant à cette aventure, j’ai pu constater l’immense amour de cette blogueuse pour la littérature.

Mais pourquoi dédier un article à cette jeune dame? Simplement parce que Yehni Djidji c’est un peu moi quelques années en arrière, avec moins de goût du risque… Or, seule la foi peut déplacer les montagnes! Et avec sa grande volonté et ses énormes efforts, elle met tout en œuvre pour partager sa passion de l’écriture et du livre et réaliser ses rêves littéraires. On ne peut qu’en être admiratif…

Ne surtout pas se fier à son air fragile! C’est une vraie battante qui se cache derrière cette apparence, une louve qui est prête à se saigner pour faire vivre ses bébés, tous ces projets qui se bousculent dans sa tête et qu’elle a bien l’intention de concrétiser.

Yehni Djidji c’est bien entendu un blog, c’est aussi un roman « Une passion interrompue« , sans oublier ce regroupement de nouvellistes 225nouvelles, mais c’est surtout LIVRESQUE, cette rencontre bimestrielle autour du livre. La seconde édition qui a eu lieu le 19 mai 2013 (encore meilleure que la première deux mois auparavant) laisse présager que cet évènement deviendra incontournable dans l’univers littéraire ivoirien.

Pour pérenniser ce merveilleux rendez-vous, qui draine de plus en plus d’amoureux des lettres, Yehni Djidji a besoin du soutien de tout un chacun, qu’il soit moral, matériel et/ou financier. Sa famille qui s’implique énormément pour le bon déroulement de l’évènement est aussi à saluer! Mention spéciale à la maman de Yehni toujours au four et au moulin avec sa bonne humeur communicative…

LIVRESQUE3 étant prévue pour le mois de juillet, pour toutes informations ou aides concrètes, merci d’envoyer un mail à yehnidjidji@yahoo.fr.

Personnellement, j’ai la certitude que dans 10 ans on parlera encore de LIVRESQUE

Bravo Yehni Djidji & tous mes encouragements pour la suite!

Yehni Djidji

 

 

 

« Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, poète, auteur-compositeur, interprète et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir ! »