LITTERATURE ET TENSIONS

L’année dernière, précisément le mercredi 28 novembre 2012, à l’occasion du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA2012), le Ministre de la culture, monsieur Maurice Bandaman, dans son discours d’inauguration avait dit une phrase qui devrait rester gravée dans les mémoires : « Là où la culture et la littérature prospèrent, les tensions désespèrent et se taisent ».

Le même jour, au cours d’une conversation sur un réseau social avec ma consœur Yehni Djidji (Le Blog de Yehni Djidji), celle-ci avait déclaré : « Il est temps qu’on arrête de faire travailler les muscles, mais les méninges quand on n’est pas d’accord.»

C’est dire comment tous ceux qui militent pour les mots, la culture et l’intelligence d’esprit, sont en phase !

A observer les conflits qui pullulent sur notre continent, on arriverait à croire qu’un bon nombre d’entre nous préfère l’ignorance à l’ouverture d’esprit que procure la culture et particulièrement la littérature. Celui qui vit de la « litteratura » aurait-il le temps de supporter sur ses épaules des armes lourdes pour faire une quelconque guerre ? L’écriture forge l’âme et gagne bien souvent, pacifiquement de grandes batailles. Nos religions monothéistes en sont un bon exemple, qui ont pu propager leurs messages à travers les textes dit sacrés. Dans leurs cas malheureusement, certains hommes, trop délurés et dans l’ignorance du contenu intégral des Bible, Coran, Torah etc… se sont parfois battus et continuent encore de tuer pour les imposer au monde…. Des messages d’amour qui virent au pugilat ! Pourquoi diantre vouloir toujours lever le glaive à la moindre contrariété ? La situation actuelle au Mali nous interpelle une fois encore sur l’absurdité de la plupart des discordes qui minent nos pays…

Mais alors, comment faire prospérer la culture et la littérature afin de faire taire les tensions ?

En Côte d’ivoire, nous avons eu notre lots de batailles inutiles…Mais bien heureusement, nous commençons à comprendre que l’encre couchée sur une page blanche, vierge de toute impureté et juste assoiffée de ce qui constituera la mémoire de demain, vaut mille fois mieux que le sang versé qui souille les âmes et enrichie la haine.

Comme Yehni Djidji le soulignait, les méninges à elles seules devraient suffire à exprimer nos désaccords : bras de fer intellectuel au lieu de jeux de muscles…

De plus en plus, on peut remarquer en libraire la prolifération des publications d’une nouvelle génération d’auteurs ivoiriens qui ont leurs mots à dire. Chacun avec ses opinions réussit à exprimer sa vision de notre histoire et ses aspirations quant à l’avenir… Que ce soit pour évoquer des points de vue politiques divergents ou simplement partager une quelconque passion, tous sont au front de la culture et de la littérature, loin des conflits à la prose barbare…

Il y a quelques semaines, le président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Soro Guillaume, avait organisé, sur la toile, un concours de poésie sur le thème « Meilleurs vœux pour la Côte d’Ivoire ». Je crois personnellement que ce type d’initiatives est à saluer car tout porte à croire que plus notre esprit créatif sera sollicité, moins il y aura de dissensions entre nous.

Aussi, il serait appréciable que nos ministères et autres institutions favorables à un avenir meilleur pour la Côte d’Ivoire, agissent dans le même sens afin d’émuler les esprits créatifs à travers divers concours culturels…

Notre peuple a soif de stabilité et nos jeunes sont prêts à faire évoluer les choses dans le bons sens si on leur en donne les moyens.

Qu’on danse, parle, chante, écrive, crée…pour que disparaissent nos clivages à jamais !

TROUBLE-FETES

Une année de plus s’achève, avec ses perpétuels bilans qui ne nous servent que rarement pour l’avenir et ses perspectives en pointillés…

Pourtant, nous pouvons estimer que la Côte d’ivoire s’en est bien sortie en cette année 2012. Malgré quelques petites zones de turbulences, les dieux ne nous sont pas tombés sur la tête et c’est tant mieux ! La locomotive en route vers l’émergence, semble être à bonne vitesse, n’en déplaise à certains récalcitrants qui s’amusent encore au jeu des trouble-fêtes.

Entre pétards de toutes natures et armes alourdies par la haine des uns et des autres, nous, populations, pas totalement remises de notre traumatisme postélectorale ne savons pas tout à fait sur quel pied danser ! Quand tout semble aller bien, une petite attaque, ci et là, nous fait tressaillir et nous remet dans l’effroi. Mais comme les chrétiens aiment à dire, en parlant des esprits malins : « ils sont vaincus ! ». Oui, ceux qui n’ont pas pitié de nous autres qui aspirons à la tranquillité sont vaincus, et ce, au nom de tous les dieux, prophètes, saints et bossons que nous prions !

Pour mieux se comprendre, peut-être faudrait-il que nous nous parlions, un instant, terre-à-terre. On va se kouman les gbês en même temps pour rentrer dans la nouvelle année sans rancune : les môgôs aigris là, laissez-nous vivre et fêter en paix ! Pour qui vous prenez-vous-même, pour prendre nos vies en otage? A l’heure où le monde avance, c’est nous que vous voulez faire régresser? Eh bien cette fois, vous avez « joué bidé » ! Ce n’est pas parce qu’on vous regarde sans parler que vous allez croire que nous sommes bêtes hein ! Vos bang bang nous fatigue !

Les ignorants qui pensez que lorsque quelqu’un est élu président, c’est juste pour son village et les membres de son ethnie, vous aussi ressaisissez-vous vite, sinon vous allez prendre drap que la vie n’est pas aussi simple. C’est bien de crier à tous les coins de rues que c’est vous qui êtes au pouvoir, mais, nous autres, nous savons que c’est un candidat qu’on a choisi et non un représentant d’une ethnie. Si c’était pour élire des groupes de façon tribaliste, chaque village allait être un pays et puis chacun allait se gouverner dans son patelin. Mais ce n’est pas comme ça que les choses se passent, donc que chacun calme ses ardeurs pour ne pas être déçu en chemin…
Les frères de l’ouest aussi, il y a beaucoup qui sont fâchés parmi eux et qui ne jurent que par un retour glorieux, sur le trône, du chef déchu.

A cette allure, et si toutes les autres ethnies voulaient voir les choses comme ça, la présidence ici serait tournante trimestriellement. Au moins, comme ça un représentant des soixante et quelques ethnies, aurait la chance un jour d’être au pouvoir. Et tout le pays serait content.

Mais soyons réaliste, cela nous est impossible ! Aussi apprenons à faire des efforts d’acceptation pour le bien de notre terre commune, la Côte d’Ivoire.

Que chacun de nous fasse un travail personnel pour purger ses rancœurs et les laisser en 2012. Plus que jamais, l’année 2013, doit être pour la Côte d’Ivoire une année de grâce et de paix. Nous avons l’obligation de ne pas partir fâchés en 2013. Ainsi, Réconciliation et Pardon ne seront plus des mots prononcés pour faussement rassurer les uns et les autres, mais plutôt le reflet de notre renaissance.

BON DERNIER WEEKEND DE 2012 A TOUS.

LA FIN D’UN MONDE

Le calendrier Maya aurait prédit qu’aujourd’hui 21 décembre 2012 marquerait la fin du monde. Vrai ou faux ? D’aucuns pensent que ce ne sont que pures balivernes, alors que certains y croient dur comme fer et se préparent à leur manière pour accueillir l’évènement, si on peut s’exprimer ainsi. Nous ne sommes pas à notre première attente d’une fin du monde imminente… Souvenons-nous de l’année 2000 qui s’annonçait apocalyptique et que nous avons quand même réussi à dépasser avec juste quelques légers bugs sans grande importance.

Espérons donc, cette fois encore, qu’il en soit ainsi. En tous les cas, le simple fait de lire ces lignes, atteste bien que nous sommes vivants.

Et puis, pourquoi  faire une psychose d’un fait que nous n’arriverons jamais à maitriser ? Le Bon Dieu ne nous préviendra pas le jour où il décidera de détruire son « œuvre ». Pourtant chaque jour qui passe correspond à une fin de cycle qui pourrait aussi s’apparenter à une fin du monde. Quand une personne décède, son monde à elle s’achève. L’apocalypse c’est tous les jours, à nous de faire notre vie en posant le maximum d’actes qui garantiraient notre salut lors de notre dernier jugement.

A vrai dire, je souhaite la fin d’un monde, celui dans lequel nous vivons actuellement, ce monde fait d’égoïsme et d’intolérance. Et si aujourd’hui marquait, par exemple, la fin du cycle de crise en Côte d’Ivoire ? Parce que même si tout semble repartir sur de bons rails, il y a encore, malheureusement, beaucoup à faire. De l’insécurité en passant par la salubrité et en s’attardant sur cette sérénité des cœurs qui n’existe pas encore, le chemin à parcourir est long, mais avec de la volonté, nous pourrions aboutir à cette paix qui nous nourrissait par le passé. Et si, nous ivoiriens décrétions ce 21 décembre 2012, jour du renouveau ? Le miracle n’existe certes pas, mais comme l’adage le dit : « vouloir c’est pouvoir » !

La Côte d’Ivoire doit aller de l’avant ! Et sur les réseaux sociaux, certains l’ont bien compris et tentent d’éveiller les esprits.  Depuis plus d’un mois, un groupe de webactivistes essaie d’attirer l’attention des internautes, sur le problème du non-cumul des mandats. A l’approche des municipales, le débat a été remis sur la table par Mlle Mariam Diaby, une internaute engagée.  Dans l’article « Municipales: Jeunesse ivoirienne, réveille-toi! », paru sur son blog, http://macmady.wordpress.com , Macmady, comme elle se fait appeler sur la toile, invite sa génération à se bouger pour que les choses changent ! Selon elle, le copinage électoral ne doit plus être à l’ordre du jour. Désormais, chacun est amené à être conscient de ses choix politiques, en dehors de toutes considérations ethniques ou  mangrécratiques…  Comme Macmady le dit si bien, ce sont toujours « les mêmes qui se pointent, avec des promesses datant de Mathusalem. Ils ont eu 10, 15, souvent même 20 ans pour engloutir les fonds dont ils disposaient pour le développement de leurs communes à d’autres fins. ».

Aussi, pour mettre définitivement fin à ce monde et sortir de ce système trop bien rodé, soutenons Macmady dan sa lutte et disons tous : « Partis politiques, oui, mais Personne Capable d’abord! » Avant de voter aux prochaines municipales, posons-nous les mêmes questions : « Qui garantira un pareil changement, si nous ne décidons pas de mettre aux postes de responsabilité des gens qui CONNAISSENT nos besoins et nos problèmes? Des personnes QUI ONT ENVIE de changement, et qui n’attendent pas qu’on les couvre d’or pour s’activer? »

Cette demoiselle a bien raison. La balle est dans notre camp. Et que personne ne vienne se plaindre après si les mauvais continuent d’être élus. Osons marquer la fin d’un monde et aspirons à un avenir meilleur.

 

(Paru dans L’Intelligent d’Abidjan du 21/12:2012)

Le Temps de la paix

Face à certains actes qui, malheureusement, persistent dans notre chère terre d’ivoire, on aurait tendance à se décourager et se dire que la paix chez nous ne sera pas pour demain… Disons, cette paix intérieure qui manque encore à une grande partie de la population et qui empêche le désarmement des coeurs…

Cependant, cela est tout à fait compréhensible…
Toute blessure a besoin de temps pour guérir définitivement. Mal soignée, elle risque de se rouvrir au moindre choc.

Mais que faisons-nous des mots Effort et Pardon?
Les ivoiriens, ont l’obligation de faire le maximum d’efforts pour avancer, en cultivant peu à peu le pardon qui libère, et ce, dans l’intérêt commun.

Ce pays nous appartient tous, c’est dire que son avenir est entre nos mains. Il ne tient qu’à nous de prendre la bonne direction, celle de la réconciliation. Pour ce faire, un apprentissage de la tolérance s’impose…

Personnellement j’ai foi que tout ira dans le bon sens pour la Côte d’Ivoire.

Nous n’avons pas le droit de nous auto-détruire. Voyons plus loin que nos vils intérêts personnels…

Le groupe zouglou « Espoir 2000 » chantait: « Au temps de Boigny, il y avait la paix! Au temps de Boigny, il y avait la joie… »

J’espère que dans un proche avenir, la Côte d’Ivoire aura plus à démontrer au monde, mieux même qu’au temps de Feu Felix Houphouet Boigny…

Et comme la Bible l’évoque dans son L’Ecclésiaste: « Il y a un temps pour tout, un temps pour pleurer, un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser. »

COTE D’IVOIRE LE TEMPS EST VENU POUR TOI DE FAIRE LA PAIX, SECHE TES LARMES ET RECONSTRUIS TOI…

Devenons de bons « PRO »

Le dernier des nombreux sms alarmants que j’ai reçu m’a vivement mise en garde: « Attention, attention ! Des individus très futés passent de cour en cour pour proposer des journaux à la vente. Veuillez ne pas en acheter. Cette opération leur permet de cibler les gens par rapport à leur bord politique. Information à large diffusion ».

Ça se voit que la confiance règne dans le pays ! Cible, bord politique qu’est-ce à dire ? La paranoïa gagne du terrain et c’est plutôt cela qui doit faire tirer la sonnette d’alarme !

Je me suis demandée de quel bord pouvaient être issues les personnes qui n’achètent que des journaux people, d’humour et autre presse généraliste. Des « Pro-amusement » ou des « Pro-divers » ?

Voilà que notre préfixe préféré retentit : PRO ! Depuis que les ivoiriens ont pris l’habitude de se faire constamment des procès les uns contre les autres, nous sommes devenus adeptes des « Pro-Noms ». Tel acte a été perpétré par des Pro-Pierre, à moins que ce ne soit les Pro-Paul qui en sont à l’origine. Tout en sachant que des Pro-Jacques guettent, avides comme des charognes, leur moment d’entrer en scène. De partout ces Pro-noms sont distillés en veux-tu en voilà.

Pourtant, pendant que les accusations mutuelles entre « Pro-de-tous-noms » perdurent, une autre frange de la population observe désabusée, inquiète mais surtout agacée, la situation en branle du pays. Ces personnes, souhaiteraient simplement que leur soit reconnu un statut de Pro-Paix ! Toutes leurs aspirations convergent vers cet idéal : la paix pour tous les citoyens de ce pays, peu important leurs Pro-Noms !

Nous devons prendre conscience qu’il existe aussi des Pro-Personne qui de Pierre, Paul ou Jacques n’en n’ont cure, leur seul désir étant de vivre paisiblement dans ce pays !

Il est temps, grand temps pour chaque ivoirien, de mettre du sien dans le processus de désarmement des cœurs et d’apaisement général.
Pour ce faire, pourquoi ne pas chercher à intégrer en nous des « Pro-mots » plus positifs ?
– Promouvoir et Propager la paix dans les villes et hameaux.
– Proposer des solutions utiles pour favoriser l’union, la fraternité et la solidarité
– Se Protéger les uns les autres sans aucune distinction.
– Se Projeter dans l’avenir ensemble pour le développement de notre pays etc…

Marc Bloch disait que « l’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. »
Or, les livres d’histoire ne nous ont que trop enseigné que les guerres mondiales ont cessé lorsque les belligérants ont compris que le seul moyen de préserver leurs intérêts personnels était de garantir leurs intérêts communs.
Qu’on en prenne de la graine !

Si nous voulons que notre musique soit harmonieuse, il est indispensable que chacun de nous joue sa partition afin que la paix règne en maître dans notre chère Côte d’Ivoire.
Tout est une question de bonne volonté. Cessons d’être égoïstes et prenons le pari personnel de devenir simplement de «Bons Pro » !

Paix dans notre pays !

Bon weekend

(Paru dans le quotidien “L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 24 août 2012.)

TROP DE BRUITS!!!

Au moment où j’écris ces lignes, des funérailles battent leur plein, à coup de chansons de terroir et grands jeux d’orchestre. Il est 5h30 du matin, le dimanche 05 août, et cette grande messe mortuaire dure depuis la veille 19h.

J’ai une migraine pas possible, et tout ce bruit est la dernière chose que j’aurais pu me souhaiter.
Je ne connais pas le défunt et n’ai nullement été informée de l’évènement. Je suis quand même obligée de participer à distance à son dernier hommage et ce, jusqu’à l’aube. Solidarité africaine me dira-t-on ? Contrainte quotidienne répondrais-je.
Relais incessants de veillées funèbres et rassemblements religieux…

5h46. Pendant que les endeuillés font une courte pause, un autre bruit extérieur, plus proche celui-là, m’interpelle. Je jette un coup d’œil par la fenêtre, et j’aperçois la « folle du quartier » entrain de détruire les étals en bois des vendeurs du coin. Rien d’anormal ! Cette femme, qui s’exprime très bien, se cache sous ses haillons et sa tignasse figée pour détruire tout sur son passage (feux tricolores, pots de fleurs, clôtures etc…). Cela fait plusieurs mois qu’on s’accommode de ses agressions verbales et autres actes qui troublent l’ordre public, sans que personne ne s’en plaigne.
Le groupe Garba 50 a déjà donné la raison : « Ici on pisse sur les murs mais ça ne va pas quelque part… »

6h02. La fanfare des gbakas et wôrôs wôrôs, s’est ajoutée à la joyeuse, mais agaçante fête sonore.

Vraiment dur de vivre dans un quartier populaire ! Trop de bruits!

Au moment où je ressens ce ras-le-bol, j’ignore encore que quelque part dans la ville, plus grave se produit, bruits plus mortels s’entendent, bruits d’armes…

Nous sommes à quelques heures de fêter dignement le 52ème anniversaire de notre terre d’ivoire et le désordre veut se faire maître de la situation.
Ma rage déborde, trop de bruits dans la cité ! Cacophonie d’un pays éclopé !

Le silence et la quiétude sont, de plus en plus, denrées rares par chez nous!
Alors comment trouver la concentration dans tout ce brouhaha ?

Un jour que je flânais dans une libraire, j’ai surpris une conversation entre deux hommes devant des présentoirs dédiés aux romans des doyens Isaïe Biton Coulibaly et Régina Yaou. L’un disait à l’autre :
– « ceux là ils ont l’argent, ils habitent dans des grandes villas, au calme, c’est pourquoi ils arrivent à bien se concentrer et écrivent beaucoup. S’ils vivaient dans le bruit comme nous autres, où ils allaient trouver l’inspiration pour tout ça? »

J’ai souris en me disant que ce monsieur n’avait pas totalement tort.

J’ai alors pensé à la citation du chirugien Victor Pauchet : « La concentration est la faculté qui crée les as, les surhommes. »
Pour que nous, ivoiriens arrivions à atteindre ce seuil, il va falloir y mettre du notre. Notre pays a grand besoin d’apaisement. Le tohu-bohu n’a jamais fait avancer.

Trop de bruits en désordre, qui risquent de nous rendre tous fous!
Trop de bruits qui courent, qui veulent nous faire prendre nos jambes à nos cous !
Faisons une grande pause, apprenons à limiter le vacarme, reprenons notre souffle et reconstruisons notre pays dans le calme.

Hymne nationale de Côte d’ivoire (intégral)

(A l’occasion de notre fête nationale, il serait bien de relire et revivre le message des pères de l’indépendance, pour reforger notre vision de la patrie)

Complet 1
Salut ô terre d’espérance, Pays de l’hospitalité,
Tes légions remplies de vaillance ont relevé ta dignité!
Tes fils, chère Côte d’Ivoire, fiers artisans de ta grandeur,
Tous rassemblés et pour ta gloire, te bâtiront dans le bonheur.

Refrain
Fiers ivoiriens, le pays nous appelle
Si nous avons dans la paix, ramené la liberté,
Notre devoir sera d’être un modèle
De l’espérance promise à l’humanité
En forgeant unis dans la foi nouvelle
La patrie de la vraie fraternité!

Couplet 2
A toi noble Côte d’Ivoire, ô grand pays des bonnes gens
Nous apportons dans ta victoire, l’hommage de nos cœurs ardents.
Dans l’amitié des peuples frères, Dieu guide-nous vers l’idéal,
Soumis à la devise chère: UNION DISCIPLINE TRAVAIL

Couplet 3
Et que ton drapeau nous unisse, que ton amour nous fortifie,
Car pour toi seul nous voulons vivre, et pour toi combattre et mourir
Et vous fière et noble jeunesse, de tous les horizons connus,
Suivez toujours cette sagesse de nos ainés qui ne sont plus!

Couplet 4
A tous nos compagnons de route, à l’aube de ce jour tombé,
Pour que ne règne plus le doute, mais la foi, la fraternité.
A tous nos bataillons d’élite, dans la tombe aujourd’hui couchés,
O peuple tout entier redite: AMOUR HONNEUR FIDÉLITÉ.

Couplet 5
A nous qu’anime l’espérance, en ton avenir lumineux,
Redonne toujours l’assurance, de nous conduire en peuple heureux.
Et nous irons de par le monde, semer ton nom et tes bienfaits,
En clamant sur toutes les ondes que sur ton sol règne LA PAIX.

Drapeau de Côte d'ivoire

UNION DISCIPLINE TRAVAIL