LA FIN D’UN MONDE

Le calendrier Maya aurait prédit qu’aujourd’hui 21 décembre 2012 marquerait la fin du monde. Vrai ou faux ? D’aucuns pensent que ce ne sont que pures balivernes, alors que certains y croient dur comme fer et se préparent à leur manière pour accueillir l’évènement, si on peut s’exprimer ainsi. Nous ne sommes pas à notre première attente d’une fin du monde imminente… Souvenons-nous de l’année 2000 qui s’annonçait apocalyptique et que nous avons quand même réussi à dépasser avec juste quelques légers bugs sans grande importance.

Espérons donc, cette fois encore, qu’il en soit ainsi. En tous les cas, le simple fait de lire ces lignes, atteste bien que nous sommes vivants.

Et puis, pourquoi  faire une psychose d’un fait que nous n’arriverons jamais à maitriser ? Le Bon Dieu ne nous préviendra pas le jour où il décidera de détruire son « œuvre ». Pourtant chaque jour qui passe correspond à une fin de cycle qui pourrait aussi s’apparenter à une fin du monde. Quand une personne décède, son monde à elle s’achève. L’apocalypse c’est tous les jours, à nous de faire notre vie en posant le maximum d’actes qui garantiraient notre salut lors de notre dernier jugement.

A vrai dire, je souhaite la fin d’un monde, celui dans lequel nous vivons actuellement, ce monde fait d’égoïsme et d’intolérance. Et si aujourd’hui marquait, par exemple, la fin du cycle de crise en Côte d’Ivoire ? Parce que même si tout semble repartir sur de bons rails, il y a encore, malheureusement, beaucoup à faire. De l’insécurité en passant par la salubrité et en s’attardant sur cette sérénité des cœurs qui n’existe pas encore, le chemin à parcourir est long, mais avec de la volonté, nous pourrions aboutir à cette paix qui nous nourrissait par le passé. Et si, nous ivoiriens décrétions ce 21 décembre 2012, jour du renouveau ? Le miracle n’existe certes pas, mais comme l’adage le dit : « vouloir c’est pouvoir » !

La Côte d’Ivoire doit aller de l’avant ! Et sur les réseaux sociaux, certains l’ont bien compris et tentent d’éveiller les esprits.  Depuis plus d’un mois, un groupe de webactivistes essaie d’attirer l’attention des internautes, sur le problème du non-cumul des mandats. A l’approche des municipales, le débat a été remis sur la table par Mlle Mariam Diaby, une internaute engagée.  Dans l’article « Municipales: Jeunesse ivoirienne, réveille-toi! », paru sur son blog, http://macmady.wordpress.com , Macmady, comme elle se fait appeler sur la toile, invite sa génération à se bouger pour que les choses changent ! Selon elle, le copinage électoral ne doit plus être à l’ordre du jour. Désormais, chacun est amené à être conscient de ses choix politiques, en dehors de toutes considérations ethniques ou  mangrécratiques…  Comme Macmady le dit si bien, ce sont toujours « les mêmes qui se pointent, avec des promesses datant de Mathusalem. Ils ont eu 10, 15, souvent même 20 ans pour engloutir les fonds dont ils disposaient pour le développement de leurs communes à d’autres fins. ».

Aussi, pour mettre définitivement fin à ce monde et sortir de ce système trop bien rodé, soutenons Macmady dan sa lutte et disons tous : « Partis politiques, oui, mais Personne Capable d’abord! » Avant de voter aux prochaines municipales, posons-nous les mêmes questions : « Qui garantira un pareil changement, si nous ne décidons pas de mettre aux postes de responsabilité des gens qui CONNAISSENT nos besoins et nos problèmes? Des personnes QUI ONT ENVIE de changement, et qui n’attendent pas qu’on les couvre d’or pour s’activer? »

Cette demoiselle a bien raison. La balle est dans notre camp. Et que personne ne vienne se plaindre après si les mauvais continuent d’être élus. Osons marquer la fin d’un monde et aspirons à un avenir meilleur.

 

(Paru dans L’Intelligent d’Abidjan du 21/12:2012)

Ecocitoyenneté

Le weekend est arrivé! Beaucoup d’entre nous mettront le cap sur les différents sites balnéaires que compte notre pays.
Ce sera l’occasion, pour la plupart, de se relaxer et de profiter des bienfaits de la mer, après une rude semaine de travail. Par la suite, chacun rentrera chez lui, la mine joyeuse d’avoir pu bénéficier des caresses de l’air marin, d’avoir eu le privilège de bien manger et d’avoir allègrement pataugé dans l’eau salée.

Or, derrière ce bonheur, se cache une autre réalité, pourtant flagrante : nos bordures de plages sont sales !
Comment pouvons-nous, dans ces conditions, promouvoir le tourisme, si nos visiteurs sont accueillis par des quantités énormes de déchets rejetés par la mer ? Un tel état des lieux ferait perdre de sa superbe au site le plus luxueux.

Il suffit de parcourir les plages d’Assinie, Bassam, Modeste, Mondoukou, Sans Pédro etc…pour constater que l’environnement est en danger dans ces zones !

A qui la faute ? Aux propriétaires des restaurants longeant les plages ? Aux mairies ? Aux clients trop aveuglés par leur amour de la mer, pour voir clairement la saleté qui lui sert de paillasson?
A dire vrai, chacun a sa part de responsabilité dans l’affaire !

Et si, pour résoudre le problème, nous cultivions l’écocitoyenneté ?

La nature a besoin de nous en même temps que notre survie en dépend. Pour maintenir ce lien réciproque, il faudrait que nous aussi, à quelque niveau que nous soyons, sentions en nous le devoir de protéger notre environnement. C’est de cette prise de conscience que découleront des actes simples qui se feront peu à peu naturels en nous et qui permettrons de préserver le meilleur de ce que la nature nous offre.

L’éducation étant un pilier de l’organisation humaine, il nous appartient d’initier les enfants, dès les premières classes du primaire aux valeurs de l’écocitoyenneté, en utilisant des moyens ludiques.
Ainsi, quoi de mieux que d’organiser des classes de découvertes à la mer, au cours desquelles, chaque enfant serait sensibilisé sur le respect de la nature et invité à toujours veiller à rendre son environnement propre.

En collaboration avec les communes et les hôteliers, des opérations ponctuelles « Plage Propre » pourraient être mise en place, afin que tout le monde mette la main à la patte et assainisse au maximum les portions de terre à ratisser.

Si chacun de nous développait en lui son écocitoyenneté, nos virées du weekend à la plage seraient mille fois plus bénéfiques. Pensons-y!

Pour commencer, il faudrait éviter d’être soi-même un producteur de déchets. Les bouteilles à la mer, ça va de temps en temps pour les déclarations d’amour et autres messages insolites. Toutefois, ce sont des gestes à bannir si nous voulons préserver nos fonds marins, leur faune et leur flore. Il y a aussi de la vie en dessous, n’oublions pas !

Des poubelles doivent être disponibles tout le long des plages, pour que les visiteurs sachent où déposer leurs ordures de fin de journée. Aussi, un système efficace de recyclage peut être développé, pour permettre la récupération des bouteilles en plastique, par exemple, qui serviraient plus tard aux vendeuses de jus de fruits.
A défaut de politique réelle de recyclage, utilisons le système D. Devenons des écocitoyens ingénieux.

C’est tous ensemble qu’on contribuera à l’émergence de la Côte d’Ivoire. N’attendons pas 2020 pour jeter les bases du développement environnemental. Il y a tant de beaux sites à mettre en valeur. Imposons nous la salubrité, assurons-nous que l’intérieur de notre cour soit aussi reluisante que l’extérieur.

Soyons soucieux de notre bien-être.

(Article, légèrement mis à jour, paru dans le quotidien “L’Intelligent d’Abidjan du vendredi 14 septembre 2012)