Remonter dans le temps…

1) Avec une poudre magique, que je leur soufflerais dans les yeux, je redresserais les mentalités tordues de tous les abrutis que je croiserais sur mon chemin. Je réduirais ainsi le nombre de tonneaux vides dans le monde. Ça aiderait, par ricochet, à lutter contre les nuisances sonores…

2) Je m’appelerais Eiffel et je construirais une tour à Yopougon qui serait la capitale la plus en vue d’Afrique.
Yopougon mérite plus que l’image que les complexés veulent absolument lui coller… Yopougon c’est comme l’Afrique berceau de l’humanité: c’est la vieille mère nourricière de nombreuses personnalités de Côte d’Ivoire, c’est l’origine d’une pléthore de nouveaux riches qui la renient aujourd’hui… Mais Yopougon n’est pas rancunière. Elle est compréhensive et sait jouer la discrétion quand les moins ingrats de ses enfants se cachent la nuit pour lui rendre visite et lui faire quelques offrandes, signes de leurs réussites…

3) Sans qu’on m’appelle Jésus, j’aurais le pouvoir de ressusciter les morts, sur analyse des dossiers que leurs proches me soumettraient… J’en profiterais pour donner un nouveau souffle à mon père. Question de charité bien ordonnée…

4) Je serais née dans un village et ferais le bonheur d’un courageux paysan. Super femme au foyer, analphabète mais intelligente…

5) Je prendrais des photos en couleurs de toutes les époques pour prouver aux jeunes générations que les gens d’avant ne vivaient pas dans des mondes en noir/marron et blanc…

SI VOUS AVIEZ LE POUVOIR DE REMONTER DANS LE TEMPS, QUE CHANGERIEZ-VOUS? COMMENT LE FERIEZ-VOUS?

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Crédit photo: ADIEU ET À DEMAIN (un site que je recommande pour son humour décalé.)

RAMBO DE GARANGO…

De Garango à Bobo-dioulasso
Sawadogo faillit échouer à Abobo
Mais il posa bagage à Yopougon tout ça pour les beaux yeux d’une pehi go
Il ne savait pas que très vite elle lui tournerait le dos
La go ne faisait rien avec quiconque n’était pas groto

Il aimait les films avec beaucoup de héros
Connaissait toutes les répliques des westerns et leurs gringos
Des actions américaines surtout les prouesses de Rambo
Tellement enjaillé de lui qu’il décida de porter son pseudo

A son tour Sawadogo devint Rambo
Avec son nunchaku il pouvait mettre tous les vauriens K.O.
Rambo le gardien le plus choco
Dont le français du Faso jouait parfois à fautes de mots
Et pas besoin de preciser que ça nous faisait rire à gogo

Dans son travail fallait reconnaître que c’était un vrai pro
Rambo la star celui qui aimait les choukouyas chauds
Ensemble on a partagé beaucoup de plats d’alloco de pains bro mais jamais de dolo

Les années sont passées Rambo se fait vieillot
Resté à Yopougon il a oublié Garango.

NB : laissez-moi un p’tit commentaire si vous ne comprenez pas un mot! Je répondrai aussitôt!

Aya à Yopougon!

Pour une fan depuis le premier tome de la série de BD signée Marguerite Abouet et Clément Oubrérie, regarder la projection gratuite du film d’animation « AYA DE YOPOUGON » dans la commune de l’héroïne avait quelque chose de sacré.

Dimanche 18h45 j’arrive sur la place Figayo de yopougon. Le film est prévu pour 19h00. Bien évidemment, avec l’heure africaine je me dis qu’il faudra sûrement attendre, par chance quelques minutes, sinon une heure au moins avant de plonger dans l’univers d’Aya, de sa famille et de ses amies.

Premier constat: il y a quelques chaises en plastique réservées à certaines personnes, les autres devant se contenter d’être debout derrière les barrières de délimitation. Je fais partie de ces derniers…

A un moment, je remarque que les membres de l’organisation sont vêtus d’un t-shirt où semble être imprimée une image représentant les personnages de la BD. Collector en vue!!!

Je tente ma chance en passant de l’autre côté de la barrière pour « quémander » un T-shirt. C’est alors que je tombe par hasard sur une jeune femme très sympathique, qui promet de faire son possible pour satisfaire ma demande et me propose même de m’asseoir dans la zone réservée. Génial! AYA DE YOPOUGON T-SHIRT

Quelques minutes plus tard, la femme revient avec un t-shirt (youpi!!), accompagnée d’un homme super souriant portant des dreadlocks. Il s’agit d’Angelin alias « Couteau suisse », responsable de l’exploitation et chargé de production, qui a également participé à la fabrique du film.

Je réalise que la jeune femme n’est autre que l’actrice qui a prêté sa voix à Bintou la go choc, amie d’Aya.

La gentilleTella Kpomahou, qui a aussi passé son enfance en Côte d’Ivoire, m’explique que tous les comédiens ayant collaboré au film sont d’origine africaine, ceci pour marquer la diversité dans ce quartier populaire de yopougon dans les années 70…

19h32: coupure de courant et froid sibérien sur la grande place Figayo (j’exagère un peu mais on se les gèle vraiment!)

20h18: début de la projection. On verra voir ce que ça donnera…

A la fin je me dis:

– Le film est resté fidèle à la BD…peut-être même trop. Du coup les séquences ont défilé sous mes yeux sans que je ne sois aucunement surprise. Il manquait un peu de piment.

– L’adaptation des tomes 1 et 2 de la BD: présage d’une trilogie…

– J’ai aimé l’insertion des vieilles pubs (Bock, .BIAO, Blue Bland etc…) en images réelles.

– Les voix bien adaptées aux personnages.

– Le film « Aya de Yopougon » est certes plaisant, je maintiens ma préférence pour la version papier de l’histoire de cette jeune fille modèle.

– Je reste agréablement surprise par la gentillesse et l’humilité de Tella Kpomahou. Certains de nos personnages publics locaux, pseudo-stars, devraient en prendre de la graine…

Extraits:
« Tu as vu sa beauté? On dirait soleil de 18h! »

« Si pressée que soit la mouche, elle attend que l’excrément soit sorti. »

« Les gos infrarouges: même si tu t’enterres elles vont te retrouver! »

 

FESTIVAL DE LA BIERE, une jeunesse mise en bière…

Jeudi 29 novembre 2012. 22 heures environ. Sur insistance d’un très bon ami web-évangéliste, qui se reconnaîtra, je me retrouve devant le Complexe Sportif de Yopougon, commune dite « DE LA JOIE ».
J’y suis pour participer, pour la première fois de ma vie, au fameux « Festival de la Bière » où, si j’ai bien compris, on peut consommer deux ou trois bières pour le prix d’une.

Je souligne d’ores et déjà que je déteste la bière! Mais, entre besoin de me changer les idées et curiosité, mon choix n’a pas tarder à se faire…

Un agoraphobe se serait évanoui devant l’immensité de la foule. Dis donc, les gens aiment autant la bière? P’tit tour d’horizon et le constat est clair: il y a beaucoup de jeunes gens, la plupart certainement chômeurs à temps plein…sinon comment expliquer l’affluence à cette heure avancée de la nuit, un jeudi???

Le millier de personnes agglutinées devant l’entrée, me laisse présager que ce ne sera pas pour cette fois, mon voyage au coeur du festival… Comment faire pour pénétrer le lieu?
Un vrai casse-tête, malgré nos ruses pour nous rapprocher des portails d’entrée et de sortie surveillés par des policiers et des gendarmes.

Il faut dire qu’ils étaient féroces nos hommes en uniformes…n’hésitant pas à nous démontrer leur super-puissance, à coups de fouet pour nous éloigner des barrières de sécurité.
Terrible pour moi de vivre ces instants, où je me suis sentie comme une bête sauvage que le berger tentait de mettre au pas!
Consternant de voir le monde détaler, créant un gros cafouillis, se replier, puis revenir à la charge pour se faire fouetter à nouveau!
Tout ça pour de la bière???

Las de toutes nos tentatives infructueuses, nous sommes allés nous consoler chez un vendeur de poulet piqué (poulet mis en broche et cuit au feu de bois)… De la volaille à la place du houblon…

Je ne regrette pas de n’avoir pas pu vivre de l’intérieur l’ambiance de cet événement en l’honneur de la bière.
Mais ma présence sur les lieux m’a amenée à me poser beaucoup de questions sur le sort des jeunes ivoiriens et leurs véritables aspirations.

S’il est évident que le problème du taux de chômage élevé dans notre pays n’a pas encore trouver sa véritable solution, que faut-il penser de cette jeunesse qui préfère l’enivrement à la prise en main personnelle de son avenir?
C’est bien de dire qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Mais, n’aurait-il pas été mieux si ces personnes recherchaient elles-mêmes comment améliorer sainement leur quotidien, sans attendre forcément que l’Etat se bouge… D’ailleurs l’état c’est nous!

Je ne mets pas tous ces jeunes dans le même panier, mais avouons que beaucoup de nos jeunes, filles et garçons confondus, préfèrent les loisirs au travail. Leur manque de volonté s’accroit au fil des années et la facilité prend le dessus…

C’est un fait: un festival de la bière, un concert de nos DJ castagnette rassembleront toujours plus de monde qu’une « banale » session de formation à l’entrepeneuriat…
Allons savoir pourquoi…

En attendant, le show continu au Complexe Sportif de Yopougon jusqu’au dimanche 02 decembre 2012… Entre insouciance et coups de fouet…

La bière, nouvel opium de notre jeunesse?

Googirls dans la place

Il y a quelques jours, Abidjan recevait une délégation de 22 Googlers dans le cadre des GoogleDays.

Cinq jours avant cet évènement, je tombais par hasard sur un maquis-bar-resto de la commune de yopougon, au nom insolite de Google Life. Joli clin d’œil à cet imposant moteur de recherche, ce qui a valu que je m’y attarde dans un article.

Je ne fus donc pas surprise de savoir que quelques membres de ce groupe aient eu la curiosité d’y faire un tour.

C’est ainsi que le jeudi de l’ascension deux french Googirls (Marie & Alice), accompagnées du chef du village kpakpatoya Cyriac Gbogou et de trois autres personnes dont moi même, ont débarqué dans cet espace « Googlement » chaleureux.

Après une séance photo à rendre jaloux les collègues Googleux qui n’étaient pas présents, nous avons partagé un moment convivial autour de choucouya (viande boucanée) , poulet et poisson braisé. Ensuite nos googirls n’ont pas hésité à nous servir un ballet déjanté à la sauce DJ. Piètre danseuse que je suis, je n’aurais pas pu rivaliser avec leurs déhanchés!!! Elles décalent et coupent mieux que moi! Lool!

La seule chose que nous avons oublié de demander, c’est s’il y existait une connexion internet…

Mais au fond pas besoin de WIFI pour rechercher les bières, vins ou sucreries disponibles: faut juste faire un p’tit clic de doigt et la serveuse est là pour donner l’information.

 

Elle est pas belle la vie de Google??? Baah si!!!! On n’en avait aucun doute en quittant les lieux 😉

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